mardi 3 septembre 2019

Drôme Provençale- Rémuzat-3

Le Rocher du Caire
Encore une journée rando pédestre pour soulager mes petites fesses.
Nous projetons avec les filles une randonnée vers ce Rocher du Caire qui nous nargue 300m au-dessus de notre hôtel.

Le Rocher du Caire, une belle prise de vue de Françoise

On se documente, on apprend que c'est réservé à des randonneurs avertis car il y a des passages aériens, équipés de mains-courantes et d'échelles. Françoise et moi sommes partant, Claudine flippe un peu mais finit par se décider.
Le chemin du départ, le long de l'Oule puis de l'Eygues est dégradé par des éboulements, c'est la première difficulté que nous franchissons sans problème (mais avec un peu d'appréhension...)
Nous sommes au pied d'un imposante falaise qu'il va falloir grimper, on se demande bien par où. Le sentier bifurque vers la falaise et s'élève brusquement, petite trace au-dessus du vide. Y en a qui serrent les fesses - enfin j'imagine. C'est ensuite une courte échelle qui nous permet de franchir un ressaut très aérien. Puis un câble scellé dans le rocher et des crochets métalliques nous aident à progresser vers le haut. Une vire suspendue sous un énorme rocher nous permet de franchir un passage délicat. Très impressionnant tout ça !


Nous franchissons ces difficultés successives, pour atteindre une combe très pentue qu'il faut escalader petit à petit sur des rochers, des éboulis et du sentier peu marqué. Le balisage de peinture jaunes nous aide à trouver le cheminement.
Enfin, nous sommes sur le plateau sommital, la vue commence à se préciser, et la difficulté est derrière nous. Ça respire mieux derrière moi ...
La croix du Rocher du Caire est devant nous, encore éloignée il faudra monter pour l'atteindre. La vue est époustouflante, nous marchons au ras du vide et aucun obstacle ne la gêne.




Le village de Rémuzat est sous nos pieds, 300m plus bas. Nous aimerions être comme ces vautours qui gravitent autour de nous, et planer au-dessus du vide. Nous sommes à presque 800m d'altitude.

Nous longeons le bord de l'abîme pendant deux longs kilomètres, la vue est sans cesse renouvelée. Peu de vautours, ce n'est sans doute pas trop la saison de nourrissage des petits.
Voici le sommet de notre randonnée, le Dévès, à 1048m. Nous voyons au loin, vers l'est, les hauts sommets des Alpes. Nous profitons de cette situation élevée pour nous restaurer et nous gaver d'un panorama exceptionnel.
Certaine appréhende un peu la descente, j'essaye de la rassurer et lui lisant le descriptif de la fiche technique.
Après une raide descente vers le col de St May, occupé par des champs de lavande, nous contournons la falaise sur un sentier pentu mais très praticable. La descente se poursuit longuement, très longuement, en suivant le pied de la falaise. Une succession de descentes et de petites remontées use les jambes des randonneurs. Une dernière difficulté, la plongée vers la vallée, au droit du village de Rémuzat: le sentier recouvert d'éboulis est glissant, il faut assurer chaque pas.
C'est devant une glace et une boisson fraîche que nous terminons notre randonnée, après 6h de marche. Nous avons parcouru une dizaine de kilomètres, et grimpé un dénivelé de 720m.
Grand merci à mes compagnes et bravo à Claudine, qui a su vaincre ses craintes.

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