dimanche 9 août 2026

Une nuit au cayolar d'Harluzea

 A l'invitation (une peu sollicitée) de Teja, ma belle-sœur, je décide de monter la rejoindre au cayolar d'Harluzea où elle effectue sa garde mensuelle avec son compagnon Jean-Pierre.

Mais c'est quoi un cayolar ? C'est le nom que l'on donne, au pays basque, à ces bergeries d'estive où les bergers viennent garder leurs brebis en été. Celle-ci est un peu améliorée puisqu'on peut y habiter avec un minimum de confort : eau et électricité. Elle appartient à une communauté de 7 éleveurs qui se partagent la garde 3 jours toutes le 3 semaines.

Donc je me rends à Alos, près de Tardets, où j'enfourche mon vélo vers 9h30. Il fait grand beau et doux, 18°C. J'envisage de faire un large détour avant d'aborder la rude montée finale : la D117 au départ d'Alcay est une route que j'ai faite en voiture il y a 40 ans, et je m'étais promis d'y retourner à vélo, tant la balade m'avait plu.

J'arrive rapidement à Alcay, où je rejoins la D117, à pied d'œuvre pour grimper mon premier col, Arangaits, 7km et 8,2%. Celui-ci me fait pénétrer dans la magnifique et sauvage vallée suspendue de Ibarnaba, parcourue par des troupeaux de chevaux (lourds) et de vaches. Elle s'élève doucement vers la Fontaine d'Ahusquy par le col éponyme (ou Ibarburia).

Direction plein sud maintenant, sur une crête qui sépare la vallée de l'Aphura à l'est de la vallée du Laurhibar à l'ouest. Je glane en descente le col de Burdin Olatze. Cette crête va me mener, par des côtes parfois sévères et par le col d'Arhansus au fameux col de Bagargui. Un peu plus de monde dans ce secteur réputé de la forêt d'Iraty.

du côté du col d'Arhansus

Je plonge plein est maintenant sur la route des cols basques, en passant par le col d'Orgambidesca. 10km de descente rapide à 9% avant une remontée sévère à Larrau (2km à 8%). Le joli village de Larrau, niché au pied du col éponyme que je ne gravirai pas cette fois. Il est midi, et une pose casse-croute s'impose. Un banc en bordure de ruisseau m'attend.

Je repars pour 4 km de descente vers Logibar, point de départ très fréquenté de la randonnée vers la célèbre passerelle d'Holzarte. Je quitte la route peu après pour une piste discrète qui débute la montée vers mon but final. Un panneau à l'entrée indiquant une pente de 30% m'inquiète un peu... La petite route monte très dur et rapidement, je vois son nom sur Strava, mur de Magnoula 2.2km 14.5%. Mon vélo à calé une fois tellement la pente était dure. Il faut dire que j'ai 10 kg dans mes sacoches! Et arrivé à 1km de la piste du cayolar, une barrière m'empêche de passer. Je dois redescendre cette galère durement gagnée. 300m de dénivelé montés pour rien!

Je retrouve la bonne piste quelques kilomètres plus loin. Je l'ai montée il y a 2 ans, une rude ascension, la montée d'Otxogorria, de 10km à presque 9% de moyenne. J'en suis déjà à 2000m de dénivelé positif.

Je prend mon mal en patience et je mouline régulièrement. Je sollicite un peu plus mon assistance par endroits, les jambes comment à fatiguer. Je rencontre Jos à mi-pente : elle descend du Cayolar où elle est montée ce matin à VTT. J'arrive enfin à la partie la moins pentue, 4km à peu près plat jusqu'au col Olhazareko avant une dernière côte de 2km. Puis c'est la plongée sur le cayolar, niché sur son replat en contrebas. Ca c'est fait!

Je suis assez content de moi, je viens d'avaler 67km, c'est peu, mais 2840m de dénivelé positif, c'est un record pour moi. Malgré mes 80 ans passés, les jambes répondent bien, moins fortes mais encore très endurantes, et le cœur est au top. Pourvu que ça dure!



Je retrouve avec plaisir Teja qui m'attend avec Corinne, une amie randonneuse et JP qui sort de la sieste. Fatigué le berger, son troupeau et celui du cayolar voisin (3km) se sont mélangés, et c'est la course (en montagne) pour récupérer son bien. Demain matin nous avons rendez-vous au Cayolar de Buruxieta avec la bergère Melissa pour trier les brebis de son troupeau, avant de faire la même chose chez nous. Lever prévu à 5h30, heureusement je suis toujours réveillé à cette heure matinale.

Deux couples d'amis randonneurs arrivent en fin d'après-midi, Véronique et Jean-luc, Martine et ??. On sort toutes les provisions pour un apéro dinatoire géant, qui se termine en chanson et guitare. Soirée très sympa. On s'entasse dans le dortoir et dodo jusqu'à 4h30 où le réveil de JP sonne par erreur. La nuit est finie pour moi.

A 5h30 il fait nuit, peu d'étoiles car la lune est brillante. Orion se lève à l'horizon SE. Un vent soutenu nous rafraichit à peine. 6h30 départ avec JP pour Buruxieta pendant que les autres se chargent de regrouper les brebis dans le corral. Elles ont l'habitude de coucher au col de Borotxubeltzeko et de descendre au matin. Les brebis de Melissa sont déjà regroupées dans le corral et nous nous attelons à isoler la dizaine de nos brebis. On les reconnait à la tache de peinture qu'elles ont toutes sur le dos (chaque éleveur a sa marque et sa couleur). Le soleil en profite pour se lever et nous gratifier d'un début de journée somptueux.




Il faut maintenant redescendre à pied les 10 brebis vers notre cayolar, et c'est pas gagné. On y parvient avec l'aide de Melissa et de nos chiens. 

A Harluzea les brebis sont toutes regroupées dans le corral. Il faut en extraire la cinquantaine de fugitives. Gros boulot, très physique. Les plus jeunes d'entre nous se démènent, les autres aident suivant leur moyens...

A 9h tout est terminé. JP a l'impression qu'il lui manque quelques brebis. Il nous propose de monter vers les hauteurs, nous en profiterons pour regarder le passage du Muga Trail, une course de 42km et 3100m de D+ entre Ste Engrace et Larrau, par les crêtes en suivant la frontière Espagnole et jusqu'au pic d'Orhi.


Encore une petite balade de 2km avec 260m de D+. La descente est fatigante.

Je termine mon séjour par un repas convivial avec mes compagnons, et vers 14h, retour à la voiture par Ste Engrace, une longue descente de 20km assez escarpée.

Quelques vidéos, pour l'ambiance : 





mardi 28 juillet 2026

Spandelles-Soulor depuis Gez

 Ca faisait un bon moment que les Miélanais (et assimilés) ne s'étaient retrouvés pour une journée montagne. Tout le monde a pris un coup de vieux, sauf Solange qui ne change pas et Milou qui rajeunit grâce au vélo. Et tout le monde a retrouvé ses jambes d'antan grâce à l'assistance électrique, sauf Milou qui est encore trop jeune.

Nous retrouvons à 8h à Gez, au-dessus d'Argelès, sous un grand soleil et avec une température agréable de 16°C. Il y a Milou, Solange, J-Pierre, Bernard, Jackie et Jeff. Pourquoi Gez ? Nous n'avons plus de problème de jambes mais on a hérité à la place de problème de batteries, et donc d'autonomie. En partant de là, la montée est un peu moins longue, et conviendra mieux à ceux qui sont un peu limite. Solange quant à elle, préfère monter seulement le Soulor avec Milou qui manque encore un peu d'entrainement.

Départ 8h15, après 300m virage à gauche et c'est le début de la montée. c'est raide sur les 3 premiers kilomètres, rien de tel pour s'échauffer. La suite, qui parcoure les pâturages et les bosquets est une succession de marches d'escalier, avec de rudes montées (8-9%) et des replats qui permettent de souffler. Le paysage est superbe, nous suivons la vallée du Bergons, dominée au nord par la crête du Prat du Rey.


Ce profil nous amène au pied du refuge du Haugarou qui fut célèbre pour ses tartes aux myrtilles (peut-être l'est-il encore ?). A partir de là, les 2 derniers kilomètres sont raides, 10% de moyenne. Nous les avalons sans faiblir et découvrons le panorama du col de Spandelles, dominant de très haut la vallée encaissée de l'Ouzom, fermé à l'ouest par la crête de l'Aubisque.


Nous constatons tous avec satisfaction que notre assistance nous a permis de grimper ce col avec plus d'aisance qu'avant. On a rajeuni de quelques années...

La descente vers Ferrières est longue sur un revêtement de bonne qualité. Le paysage est somptueux, et ça dure 10km.

Petite pause bidons avant d'entamer la montée du Soulor. 12km avec une pente moyenne de 8%. Ils ne faisaient pas plus dur sur le Tour !! Mais finalement ça se monte assez bien, à travers bois d'abord, puis naviguant au milieu des pâturages. Joli col. La fin pèse un peu sur les jambes, mais la vue nous fait oublier la fatigue : nous voilà au pied du cirque du Litor. On aperçois, accrochée sur ses flancs, la route suspendue du col d'Aubisque.


Solange et Milou nous attendent au col devant un snack paysan où nous allons pouvoir nous restaurer. Nous passons un bon moment à deviser sur le plaisir qu'il y a d'être là et à boire un bon café.


La descente nous attend. Ca n'est pas le plus ennuyeux, d'autant que le revêtement est excellent. Une petite pause traditionnelle à la fontaine d'Arrens et ça repart vers Argelès. Comme toujours, un vent soutenu nous freine dans le faux-plat descendant. Aux abords de la ville, la chaleur, que l'on avait pas ressentie jusque là, nous saisit brutalement : 31°C !

Nous remontons 1,5km vers Gez pour retrouver nos voitures dans la fournaise. Nous décidons qu'il faut renouveler cette superbe journée le plus tôt possible.

Merci à tous pour votre compagnie, et à bientôt sur les routes de montagne.

Les chiffres : 56km et 1759m de D+



mardi 23 juin 2026

A vélo vers St Jacques de Compostelle

Ci-dessous le compte-rendu rédigé par notre compagnon de route Rico, qui n'a rien à envier à son prédécesseur dans un style un peu différent.


Samedi 13 juin 2026.

1ere Etape. MIRANDE-OLORON( 116KM et 1658 de dénivelé +). C'est de la place de l'Astarac que les Bleuets Mirandais s'élancent cette année dans leur aventure qui les mènera à Saint Jacques de Compostelle. 8h30, interview du président par la presse locale, photo de groupe, les dernier au revoir et c'est parti pour 9 journées de bicyclette. Des adhérents du club accompagnent lors de la première étape nos champions. Certains sur une partie du parcours, d'autres profitent du week-end pour faire toute l'étape et le retour le lendemain.
La chaleur est de mise aujourd'hui. Nos athlètes profitent de deux véhicules suiveurs, qui permettent des ravitaillements fort appréciés.
Le parcours est escarpé, des groupes se forment naturellement.
Certains se sont écartés de la trace du parcours.
Morlaas, ville choisie pour la pause repas, permet de rassembler le groupe, de changer de conducteur et c'est parti pour la fin de cette étape éprouvante pour une arrivée à Oloron à 15h30.
Les chambres du central hôtel bar sont distribuées, les vélos rangés, la bonne douche de rigueur puis direction le restaurant réservé par Patoche " le loft".

La journée déjà fini, il est temps de se reposer pour l'étape de dimanche avec le redoutable col du Somport.

Le groupe des Bleuets Mirandais au départ vers St Jacque de Compostelle

La cathédrale de Mirande

pause fraicheur à Oloron

Dimanche 14 juin 2026

2ème étape. OLORON-JACA (86 km et 1813 m de dénivelé +) 8h15 Les accompagnants de la première journée quittent le groupe pour un retour vers Mirande. Les Kerveillant à vélo et Guillaume en blablacar.
Les pèlerins mirandais continuent leur route vers Jaca. 86 km et 1813 m de dénivelé positif. Le col du Somport au menu. Une formalité pour les Bleuets.
Les 20km d'ascension offrent des paysages magnifiques sous un soleil rayonnant. Heureusement la végétation propose de large parties ombragées. Nos sportifs font une pause au col pour se restaurer. Fromage, jambon, et du cake au citron que nous a ramené Patrick, notre chauffeur associé. Une discussion sur l'arrivée du col s'engage. Le président affirme qu'il reste 4km de montée pour achever le Somport, d'autres prétendent que l'on y est. Des paris s'engagent. L'apéro est en jeu. Après la reprise de la route, la descente commence immédiatement, la descente terminée, Pascal reconnaît sa défaite. La fin du parcours se termine à grande vitesse après la visite rapide de la gare de Canfranc Estation. Arrivée à l'hôtel "gran hotel" , direction "les chinois " pour l'apéro. Bebert et Rico prolongent le plaisir jusqu'au repas qui a lieu au même endroit. Repas qui dure également. La partie convivialité prend autant de temps que la partie vélo. Et ce n'est que bien tard dans la nuit que nos loulous regagnent leurs chambres.
dans la vallée d'Aspe
Jeff en version randonneur
Rico, notre scribe
le randonneur arrive au col


pique-nique au col du Somport
on est sur le chemin !
la gare rénovée en hôtel de luxe de Canfranc


Lundi 15 juin 2026.

Aujourd'hui c'est la 3ème étape du séjour. JACA -PUENTE DE LA RENA GARES. 122 km et 1228 mètres de dénivelé positif. Un parcours sans grosse difficulté. La seule question est de savoir comment les Bleuets vont digérer la soirée d'hier soir.
Le petit déjeuner est pris à 7h. La préparation des sportifs se fait comme à l'habitude. Et c'est parti vers 8h30. La première partie se fait en longeant le Yesa jusqu'à son barrage. Son grand lac offre des couleurs magnifiques de l'eau. Le revêtement des routes est parfait comme depuis le début du séjour. Combiné au dénivelé négatif, sur ce passage la moyenne dépasse aisément les 30km/h. La pause se fait sur une aire de repos qui regorge de différentes essences de végétation. Des milliers de papillons 🦋 enchantent ce lieu. Ce moment serait magique si le président n'avait pas cassé son vélo. Le moteur a rendu l'âme. Fin de journée pour Pascal. Il fera la quarantaine de kilomètres qu'il reste dans le fourgon. Arrivé à l'hôtel, expédition à Pampelune pour louer un vélo à notre malheureux du jour. Occasion rêvé pour nos sportifs pour visiter cette jolie ville et de tester les rafraîchissements des bars de la ciudad.
Après la récupération du nouveau vélo, le retour se fait pour le dîner à l'hôtel. Michel nous a réservé "le menu du pèlerin."
Après s'être régalé ( buffet d'entrées à volonté, poulet, poisson, porc en plat, et rafale de dessert au buffet pour finir. Super pour P.Y et Patoche 😉)
Les Bleuets se retirent dans leurs appartements pour clôturer cette belle journée.




Berdun
Pampelune

L'Encierro


Mardi 16 juin. 4ème étape

Aujourd'hui le réveil est tôt, l'étape du jour longue de 126 km avec un dénivelé positif de 1655m promet de longues heures sur la selle. Aussi préférant privilégier les heures fraîches de la matinée, nos champions partent à l'aurore. Ouverture du petit déjeuner à 6h pour un départ vers 7h30. Pascal inaugure son nouveau jouet, il est très excité. Le groupe se divise rapidement après les premières côtes. Ce qui rend la tâche plus difficile aux conducteurs pour les ravitaillements. Le trajet propose de grandes lignes droites interminables et également une partie en piste cyclable. la rencontre de pèlerins est de plus en plus fréquente. Les encouragements sont réciproques. C'est finalement au km 90 de l'étape que le groupe se recompose. Et pour cause, le repas se fera là au milieu des hautes herbes de la "steppe " espagnole. Le moment est très apprécié tant le petit déjeuner est déjà un lointain souvenir.
Une fois les ventres remplis, un deuxième départ est lancé. Des groupes se reforment. Ça roule fort. Et l'arrivée à Santo Domingo se fait rapidement. Un charmant village impressionnant par son architecture. Le chemin de Saint Jacques de Compostelle passe devant l'hôtel, une ancienne abbaye dont le mobilier et le bâtiment témoignent de l'histoire ancienne des lieux. Le repas sera pris en terrasse dans un petit restaurant du centre avant de regagner l'hôtel pour la diffusion du match de l'équipe de France contre le Sénégal.
Puis arrive enfin le temps de dormir afin de récupérer d'une bien belle journée.






Notre hôtel à Sto Domingo, un parador national


Claude et Patoche

Mercredi 17 juin 2026.

Aujourd'hui c'est la bascule, la 5ème étape du séjour entre Santo Domingo et Castrojeriz. 117km de bonheur pour 1183 mètres de dénivelé positif.
[ ] 6h30 les mirandais sont déjà au pied de l'hôtel avec leurs valises. Après avoir charger la remorque, ils prendront aujourd'hui le petit déjeuner à 200m de l'hôtel à la cafétéria de l'espalon. 7h00 c'est le départ. Dès le début de l'étape, des travaux se sont installés sur le parcours qui obligent nos champions à pratiquer du gravel sur quelques kilomètres. Après avoir regagné la trace d'origine , la progression reprend avec la traversée de Belorado, Villafranca, Burgos.... Peu avant l'arrivée Rico, malgré le fait qu'il soit monté en tubless est victime d'une crevaison de l'avant. La solidarité des Bleuets est incroyable. Tout le monde s'arrête, réparation éclair et tout le monde repart. Bravo et merci 🙏
[ ] Puis enfin arrive Castillo de Castrojeriz avec 130 km au total avec le détour des travaux. L'hébergement du jour est une petite auberge très sympathique malgré des chambres de 4 un peu petite. L'église voisine est somptueuse. Le soir, le repas fait maison sera du poulet avec du riz et des légumes. Un petit verre de l'amitié dans le bar voisin avant de retrouver les bras de morphé pour se revigorer avant la longue journée de jeudi.





le palais des cigognes


Réunion à l'auberge de la Rinconada (Castrojeriz)


Jeudi 18 juin 2026.

Aujourd'hui c'est la 6ème étape et la plus longue du séjour. 142 km de Castrojeriz à Léon pour seulement 859 mètres de d+. Le départ est encore très tôt aujourd'hui.
- Réveil vers 5h30. Préparation des vélos, des caisses et valises à 6h
- Petit déjeuner à 6h30 dans un bar à 200m de l'hôtel et départ à l’issu.
De grandes lignes droites, du plat, et des paysages typiques de la province de Léon. Denis et Pierre Yves s'échappent devant pour de gros relais. Chacun trouvant son rythme. Pascal, profitant du tour de conduite de Luis, essaye une nouvelle monture. Une erreur de parcours mets 2 Bleuets en dehors du chemin mais en fin de parcours ils finissent par retrouver leurs partenaires lors de la pause déjeuner sur une aire de station service. Luis ramena un auto-stoppeur, pèlerin Galois blessé, qui partage le déjeuner avec nous avant d'être déposé à Léon.
La fin du parcours se fait en groupe pour une arrivée compliquée avec les véhicules dans le centre ville de Léon. L'hôtel situé dans une petite ruelle complique la chose. L'accueil du personnel pas très respectueux fait réagir Denis et d'autres Bleuets. Finalement tout rentre dans l'ordre, les chambres individuelles sont confortables et nos camarades sont très bien installés. Le repas se fait dans le restaurant 'El Topo' près de l'impressionnante cathédrale de Léon. Une fois rassasié, nos cyclistes regagnent leurs hôtel car demain le réveil sera encore une fois de bonne heure.


Départ nocturne
source à Castrojeriz
Le Camino longe souvent notre route(ou l'inverse)
Jolie église et sa cigogne
Place centrale de Léon
Cathédrale de Léon, Denis en 1er plan

Vendredi 19 juin 2026

7ème Étape. Leon-Ponferrada 110 km 1033m de d+
Levé très tôt encore aujourd'hui pour charger les véhicules à 6h et quitter l'hôtel. Les traits sont tirés, la fatigue commence à se faire sentir. Direction le pdj à 300m de là dans un troquet du quartier. Il fait frais ce matin: 14°c loin des 33°c prévu dans l'après-midi. nos cyclistes se couvrent avant le départ qui est donné à 7h 00 précise. Avant même la sortie de la ville, le groupe se disloque, nos Bleuets roulant à différentes allures. Le parcours étant assez roulant, l'objectif est de finir le parcours avant le déjeuner qui sera pris à l'hébergement. Sur le parcours on peut apercevoir le relief se rapprocher et qui proposera des dénivelés bien différents samedi et dimanche.
Auparavant, le paysage rappelle le séjour au Portugal de l'année dernière avec de belles cigognes et leurs larges nids perchés. Les km défilent et la journée semble être une de ces journées tranquilles d'été, mais il n'en sera rien. Pierre Yves s'arrête faire le plein du véhicule. Des policiers espagnols le contrôlent. Une partie des Bleuets viennent en renfort mais rien n'y changera. Résultat 2 contraventions ( 1 pour plaque illisible et l'autre pour un défaut de signalisation du porte a faux de la remorque). 140€ !!! Les policiers repartent en précisant de ne pas emprunter l'autoroute pour les cyclistes. Bien sûr, évidemment, soyez en sûr répondirent nos pèlerins.
Pendant ce temps, Bernard et Jeff se trompent de route et finissent....sur l'autoroute. La calme journée ne se termine pas ainsi. Les premiers arrivent à l'hébergement peu avant midi et préparent la table du repas. Le reste vers 12h15 et nos 2 intrépides vers 14h15 après un périple de 155km. Mais pendant ce temps, le contact avec les propriétaires ne se passe pas très bien. En effet, ils nous informent qu'ils sont fermés. La journée galère continue. Recherche d'un autre lieu, repérage et finalement une auberge peut accueillir toute la troupe. 5km de plus à vélo 🚲 et ça y est nos athlètes peuvent afin se doucher et s'installer. 19h la réunion quotidienne avant le repas où Patrick nous fait la surprise d'offrir un petit cadeau humoristique personnalisé à chaque Bleuets. Le repas à l'auberge est englouti et chacun peut regagner son coin nuit. Patoche et Jeff partagent une chambre de 8 avec des argentins. Bernard, Michel, Claude, Pierre Yves, Bebert et Rico sont dans une chambre de 6. Denis et Patrick partagent une chambre de 6 avec 4 étrangers et Pascal et Luis sont dans une autre aile du bâtiment Espérons que la nuit sera bonne.






Samedi 20 juin 2026.

Étape 8. Ponferrada- Portomarin : 134km et 1894 mètres de d+.
Ce matin c'est déjà l'avant dernier jour du séjour. Et aujourd'hui retour du relief à plus de 1100m d'altitude. Pour gagner du temps, il est décidé de prendre les petits déjeuners à emporter et de manger sur la route. La nuit n'a pas été très récupératrice pour tout le monde. La chaleur étouffante ou le froid de la climatisation, les ronfleurs, la rue bruyante et le va-et-vient des gens dans l'auberge étaient de la partie cette nuit. 6h30 Claude et Patrick vont chercher les véhicules garés un peu plus loin de l'auberge. A leurs retour chargement et départ vers 7h. Le rythme est plutôt lent. Jusqu'à Villafranca del bierzo, c'est un paysage plutôt urbain. Ensuite la nature reprend ses droits. Longeant le chemin de Saint Jacques de Compostelle, la rencontre de pèlerins est continuelle. Les petites auberges et bars accueillent ses courageux comme a Trabadelo. Puis les cols arrivent. La pause repas se fera au sommet du deuxième, profitant des panoramas incroyables. La reprise avec la descente rapproche l'arrivée à Portomarin qui se ferra vers les 14h pour les premiers. L'hôtel Ferramenteiro accueille nos Bleuets. Les chambres de 3 sont spacieuses et confortables. Le restaurant voisin recevra nos sportifs pour le dîner en compagnie de groupes de jeunes scolaires bien bruyants. Les consignes diffusées pour le lendemain, nos valeureux gersois se retirent dans leurs appartements pour se reposer pour la dernière journée de demain.

rendez-vous des pélerins
on attaque le 2eme col
on est bien sur le chemin
Notre hôtel



Samedi 20 juin 2026.

Dernière étape aujourd'hui, qui doit nous mener de Portomarin à St Jacques de Compostelle. 100km et 1554m de dénivelé au menu. L'étape devrait être rude car très bosselée, on se croirait dans le Gers.
Une floppée de jeunes pèlerins en vacances prend le départ en même temps que nous, ça grouille partout.
Après un solide petit déjeuner, nous abordons une longue côte de 8km qui constitue le début de notre itinéraire: un brouillard épais nous accompagne, il ne fait pas très chaud. Cette entame disperse rapidement les cyclistes, chacun gérant à sa main et avec ses moyens la difficulté. 
Le chemin longe souvent la route et une litanie de pèlerins nous accompagne. Un séchoir à maïs typique de la Galice attire mon attention sur le bord de la route. Le brouillard ne me permet pas de le photographier dans de bonnes conditions

                                                                              illustration
Le parcours alterne les montées et les descentes, je les aborde seul. Tantôt je rejoins un de mes compagnons, tantôt l'un d'eux me double. Les véhicules d'accompagnement nous attendent régulièrement pour nous rafraichir, les brouillard s'est levé et il commence à faire chaud.
Le paysage a radicalement changé depuis deux jours : beaucoup d'arbres, des bois d'eucalyptus en quantité, des prairies très vertes et des ondoiements qui rappellent le pays Basque.
On traverse des petites villes qui n'ont pas le charme des villages perchés de la Castille et Léon.

A 30 km de Santiago c'est la pause pique-nique : certains sont là depuis un moment, quelques autres ne sont pas encore arrivés. Le lieu est charmant, vert et ombragé, sur le chemin de St Jacques où les pèlerins défilent sans discontinuer. Un musicien avec un cornemuse galicienne nous étourdit avec ses airs répétitifs : à chaque fois qu'un pèlerin s'arrête pour l'écouter, il repart pour un air.
Notre ami Bernard a encore des problèmes avec son tricycle couché, mais il tient à finir le voyage au mollet.
Nous repartons plus ou moins groupés pour terminer le voyage. Il reste encore quelques belles côtes, pas difficiles mais usantes. L'approche de Santiago de Compostela est fastidieuse, chaleur dans la ville, circulation... Les derniers kilomètres s'effectuent sur une piste cyclable bienvenue.
Nous arrivons à l'hôtel après six heures de route.
Après avoir pris possession de nos chambres et déposé nos bagages, nous partons en tenue pour la photo au pied de la cathédrale - qui ne se laisse pas approcher facilement. (JFR)

Le but du voyage: au bout du camino, c'est la merveille de la Galice. Bravo les Bleuets

 


L'autel de la cathédrale