vendredi 28 mai 2021

Vendredi est poussé dans ses limites...

 J'accompagne les Bleuets pour un nouveau raid d'entrainement pour leur GTA. Au programme, 100km et 2500m de dénivelé. Je ne pense pas faire le tour entier, la batterie (500w) n'y sera pas suffisante. On avisera sur place.

Départ vers 9h de Sarrancolin, un violent vent de face (comme d'habitude) nous accueille dans la vallée de la Neste et jusqu'à Arreau : on laisse travailler les costauds.

A Arreau, petite route confidentielle vers Bareilles, relativement pentue. Elle nous amène au pied du col de Ris que nous rejoignons en traversant une belle forêt de hêtres. L'horizon s'éclaire au col et nous propose une somptueuse vue sur les Pyrénées.


La descente est courte, raide, mais magnifique. Elle nous dépose à Bordères-Louron où nous entamons l'ascension du col de Lançon. Belle montée, très pentue, très ombragée, qui s'ouvre sur le dernier kilomètre sur une vue magnifique des environs.


La longue descente nous ramène au bord de la Neste que nous traversons à Grezian. Nous voici à Ancizan, au pied de la Hourquette éponyme. La traversée du village est un mur impressionnant, j'ai relevé du 14 et 16%. 10km d'ascension nous attendent, difficiles pour les 5 premiers, puis plus abordables sur la fin. La vue sur la vallée est somptueuse quand on passe au pied des barres qui surplombent Ancizan.
L'arrivée au col est bienvenue; soucieux d'économiser l'énergie de la batterie, nous avons dû donner de notre personne pour grimper.


Nous nous retrouvons pour le pique-nique à Payolle. Michel C et moi quittons le groupe pour nous raccourcir un peu, nos batteries étant sérieusement entamées. Il nous reste à peine 30% pour rentrer.
J'envisageais de rentrer par le col de Beyrède, mais peu sûr de notre autonomie et de la qualité du chemin, j'opte pour le col d'Aspin, plus roulant.
A deux kilomètres du sommet, la traversée vers Beyrède se présente à nous : il nous reste assez d'autonomie pour rejoindre le col par cette piste que je connais, peu pentue et assez praticable.
Nous arrivons au col de Beyrède, bucolique à souhait, à bout de notre autonomie. Mon compteur affiche 1 barre et 3km d'autonomie restante...


Nous profitons un moment de la vue superbe et de la tranquillité du lieu. Et nous entamons la descente assez raide qui nous conduira à Sarrancolin.

Ce fut une très belle journée, grand beau temps, douceur de l'air, 23°C, et paysages somptueux.
Nous avons parcouru 71km et 2030m de dénivelé positif. Les VAE sont arrivés à leur limite en montagne.






jeudi 20 mai 2021

Baptême de Vendredi avec 7 cols

 J'accompagne les Bleuets Mirandais pour une escapade en montagne, préparatoire à leur Grande Traversée des Alpes prévue le mois prochain. 

Le compte-rendu de cette partie est LA

Je quitte le groupe au col du Soulor car je n'ai pas la forme pour entamer ce troisième col. Et plutôt que de rentrer par la route, je décide de faire la traversée vers le col de Couraduque par les crêtes, sur la piste de ski de fond du val d'Azun. 

Mais je vous dois quelques explications ... Vendredi, c'est mon nouveau vélo, et aujourd'hui, c'est son baptême en montagne. C'est un VAE bien sûr comme il fallait s'y attendre, j'ai sauté le pas et je ne regrette rien. Comme il est chaussé en 42, je peux me permettre de sortir de l'enrobé, et je ne vais pas m'en priver. Il me reste 60% d'autonomie après les cols de Bordères et du Soulor, je vais donc pouvoir musarder. La faible consommation du moteur s'explique par le fait qu'il n'est pas seul à travailler, j'utilise un minimum d'assistance pour me permettre de monter à l'aise (9-10km/h dans le Soulor) et sauvegarder de l'autonomie.

Donc me voilà parti sur la piste, plus ou moins roulante, il faut viser entre les cailloux. Ca monte, ça descend, le paysage est superbe.

Je passe successivement les cols de Soum, de Cantau, et une longue montée pas très sévère m'amène au col de Bazes.

col de Bazes                                   col de Cantau
et le pic éponyme 
A partir de là ça descend jusqu'au col de Couraduque. Je franchis au passage le col de Serre.
J'avais envisagé de rejoindre les copains en gagnant le Spandelles par le refuge de Haugarou, malheureusement la piste était barrée par des travaux d'exploitation forestière.

Vue sur le val d'Azun du col de Couraduque

Il me reste à descendre la très bonne route vers Aucun, puis la route du Soulor vers Argeles.

Un vent violent m'accompagne de face pendant toute la descente, ce qui n'est pas trop gênant. Je le retrouve sur la voie verte le long du gave de Gavarnie, et là sur le plat, il est franchement gênant. Les copains vont s'amuser au retour...

Je retrouve le parking de la gare au bout de 71km, avec 1750m de dénivelé. La journée fut excellente, température idéale de 23°C. Le vélo s'est bien comporté, le bonhomme aussi. Je suis ravi de pouvoir continuer à faire ce que j'aime  avec cette assistance électrique.

Le vélo à consommé 60% de la batterie.









 












lundi 19 avril 2021

Balade gravel avec Mr Moustache, en toute légalité

 "Dura lex, sed lex". Pas plus de 10km qu'il a dit le chef !

Je me suis donc concocté un petit circuit bien dans les clous, sans jamais dépasser la limite prescrite autour de Villecomtal. J'ai aperçu le coronavirus qui me guettais à la frontière de mon espace autorisé.

Et comme mes jambes réclament de plus en plus pitié, au retour de mes balades, j'ai loué un VAE à la Comcom pour me les soulager. Je retrouve mon ami "Vendredi" de chez Moustache, vélo que j'avais déjà utilisé à Noel pour grimper le col d'Azet (archives décembre 2020). Je lui réserve cette fois un parcours moins montagneux mais tout aussi physique, nos coteaux ne se donnent pas à n'importe qui.

Départ vers Haget, pour un échauffement sur le plat de 15km. C'est un plaisir de rouler avec le mode "Eco", 1er mode d'assistance proposé. Les jambes travaillent, mais le moteur nous fournit le petit plus qui fait oublier le poids du vélo. Je profite du profil pour couper l'assistance, ça roule parfaitement, surtout en début de balade...

La côte de St Justin est raisonnable, 1km à 7%, j'éprouve le besoin d'augmenter légèrement l'assistance; le 2eme mode, le mode "tour" se fait sentir immédiatement et me donne un sérieux coup de main. La crête qui suit est un régal pour les yeux, les Pyrénées en toile de fond : je la quitte pour plonger vers Ricourt.

Fini le goudron, mon circuit me propose de remonter sur le prochain coteau par la piste bien pentue (15%) dite de la Sablière. Rude pente, peu roulante, mais agréable. Mes pneus sont trop gonflés et la roue avant dérape sur le sable : je dois poser pied à terre . Je termine les 40 derniers mètres en poussant le vélo : affreux comme il est lourd !

Je poursuis la balade vers Troncens puis j'aborde la côte de Monlezun, 18%. Je l'ai montée une seule fois avec mes jambes, elles s'en souviennent. En mode "tour" il faut appuyer sur les pédales, et bien mouliner pour grimper à l'aise : j'ai mis tout à gauche bien entendu (pas de double plateau).

Le magnifique chemin de crête me conduit à Aux-Aussat (km 31) puis sur la N21 qui me remonte à Miélan. La route de Trie est plate jusqu'à Castex, où je plonge vers les bords du Boues, avant de remonter en pente douce vers Antin et son joli lac. Il me reste deux coteaux à franchir pour rejoindre la vallée de l'Arros : celui de Bouilh-Devant, très pentu, mais superbe, et celui de Jacque (km 60), près de Laméac, plus facile et plus court. Les jambes commencent à se faire sentir...

Bouilh-Devant

La petite route de Mansan, qui me ramène à mon point de départ est bucolique à souhait, je la prend souvent et elle me plait.

Après 71 km et 970m de dénivelé positif , j'ai ma dose. Ceux qui croient qu'un VAE est un solex se trompent. Bien sûr on peut l'utiliser comme cela, mais ce n'est pas ce qui convient à un cyclotouriste. En ce qui me concerne, je roule comme sur mon vélo musculaire, et demande juste le petit plus qui m'aidera dans les situations difficiles.

Les chiffres vont vous le montrer : au départ l'ordinateur m'affiche une charge de 100% et une autonomie de 150km. A l'arrivée, après 71km, il m'affiche une charge de 65% et une autonomie restante de 119km.

Je suis rentré pas trop fatigué, les articulations commençaient à se plaindre... Je crois que je suis mûr pour ce type de vélo !

vendredi 19 février 2021

La Croix Blanche

 Encore un évènement qui va relever de la tradition : j'ai pris l'habitude depuis quelques années d'inviter les copains à fêter mon anniversaire en montant le col de la Croix Blanche, dans le piémont Bigourdan.

La journée s'annonce magnifique, tempête de ciel bleu et température en rapport : la météo annonce 18°C dans l'après-midi. Nous nous retrouvons à 6 au départ de Bénac, les habitués, André et Eliane, J-Pierre et Solange, Bernard et moi.

La vallée de l'Echez est bucolique à souhait : prairie bien verte qui sentent déjà le printemps, la rivière qui serpente entre les haies, la montagne enneigée en toile de fond. Nous obliquons vers Paréac au niveau d' Orincles et nous atteindrons bientôt la première partie du menu du jour : la rude montée vers le village de Bourréac. Y a du 13%...

La récompense est en haut, belle perspective sur la vallée de Lézignan et les abords de Lourdes. Nous plongeons dans la vallée et rejoignons la cité mariale par des petits chemins ruraux qui auraient besoin d'un bonne rénovation.

Traversée de Lourdes par la coulée verte jusqu'à la gare de Lugagnan. Nous entrons dans la superbe vallée de Castelloubon que j'adore. C'est beau, calme, bucolique. A Juncalas commencent les première rampes qui nous conduiront au col de Lingous (575m).

Nous voici au début de cette longue et belle petite route qui se hisse doucement (4-5%) jusqu'à Neuilh. J'adore ! Nous la quittons à Arrodets-ez-Angles. La transition est brutale : la pente s'accentue à 11% . Le cheminement jusqu'à la Croix Blanche (830m) est jalonné de murs assassins, pas très longs mais bien relevés.

Enfin c'est le col, superbe belvédère sur la montagne et  balcon incontournable sur la bigorre.



Nous profitons longuement de l'instant, mais le couvre-feu de 18h nous incite à nous presser de redescendre. Nous plongeons littéralement vers Neuilh, puis le préventorium d'Astugues, Trébons.

A Montgaillard nous obliquons vers Visker, dernière côte avant de rejoindre Bénac, notre point de départ.

Des crêpes nous y attendent pour clôturer cette belle après -midi, avec un bon verre de cidre. Grand merci à mes compagnons pour leur amitié et ce bon moment partagé.

 Les chiffres : 51km, 820m de dénivelé, 19°C, le tour en 3h10 (sans compter la pause au col).

mardi 22 décembre 2020

Noël au col d'Azet

 Une fois de plus, la tradition est respectée : à une petite différence toutefois, ce n'est pas l'Aspin de noël, mais c'est l'Azet.

Autre différence non négligeable, pendant cette année 2020 de merde, à cause de ce connard de virus, mon entrainement cyclo a été plus ou moins sacrifié au profit d'un confinement assez discutable. J'ai donc décidé d'accomplir mon pèlerinage hivernal annuel à l'aide d'un VAE, vélo à assistance électrique.

Rassurez-vous, je n'ai pas encore viré ma cuti, j'estime ne pas être encore prêt à la motorisation électrique. Tant que mes jambes pourront me hisser aux sommets, je reste fidèle à mon vélo musculaire.

On est mardi, le temps s'annonce doux et ensoleillé, c'est la journée idéale pour faire un col, et ce sera la seule avant la fin de l'année. Faut vite en profiter. La communauté de commune de Villecomtal a eu la bonne idée de mettre des VAE à la disposition des amateurs. Elle me propose un gravel de la marque réputée et française "Moustache". 

Sarah, la responsable du site, me le met à disposition à midi, grand merci à elle. On le charge dans la voiture et c'est parti pour Vielle-Aure, à côté de St Lary.

A 13h15 je suis sur le vélo. Il y a 4 modes de puissance, je reste pour les premiers kilomètres de plat sur le mode éco. Ca compense le poids du vélo... et l'échauffement est facile, on sent très nettement que quelqu'un pousse légèrement le vélo.

Les premières pentes, en direction de Sailhan, sont à l'ombre, il ne fait pas très chaud. Je resterai sur le modes éco tant que les pourcentages ne dépasseront pas 5-6%. Le jambes tournent bien, la sensation est agréable, comme quand on est en forme.

Au pied d'Estansan, un kilomètre à 9%, j'augmente un peu la puissance, 2eme mode, mode tour. Je monte à 14km/h sans peiner. En fait, plus on appuie sur les pédales, plus le moteur nous aide : super. La sensation est grande dans les lacets, on appuie un peu plus pour les passer à la corde et le moteur vous pousse très nettement.


Passé Estansan, la pente ne descend pas en dessous de 8% : je monte tranquillement à 12km/h, sans forcer mais en envoyant quand même. Une petite pause pour boire (pas de porte-bidon sur ce modèle, je dois m'arrêter) j'en profite pour faire cette photo : Estansan et au fond, l'Arbizon enneigé.

L'arrivée au village d'Azet, c'est du 10% sur un kilomètre. La machine avale ça facilement, avec l'aide du pilote évidemment. Il me reste 5 kilomètres, assez réguliers, 8-9%. Mes jambes faiblissent un peu et le moteur est donc moins généreux : je monte à 11km/h. Habituellement je suis plutôt à 8km/h !

Je prend plaisir à profiter du paysage somptueux, la nature, les moutons, deux chevreuils qui me coupent la route à 10m.

Et voila le sommet. Aucune fatigue. J'ai consommé 30% de la batterie. Nous échangeons nos impressions avec un couples de cyclos qui ont monté en VTT électrique (Moustache aussi). Photos, détente, je profite de l'instant.


La vallée d'Aure, la montée vers Soulan, au fond le col de Portet

J'amorce la descente, en roue libre le vélo se comporte bien. Un peu désorienté par son équilibre, il faudra s'y habituer. Le freinage à disque est efficace, mais manque de souplesse et de précision : pas terrible.

Je suis rapidement en bas, et comme j'ai un peu de temps devant moi, je décide de monter vers le plat d'Adet. A Vignec, on entre dans le vif du sujet : c'est du 10%, et ça le restera jusqu'à Soulan. Je veux voir ce que cette machine a dans le ventre et je passe en mode 3, mode sport. (il en reste encore un). Ca monte facile, les jambes travaillent mais le vélo avance bien, je monte à 10-11km/h. A Soulan, le soleil disparait et je ne suis pas équipé pour affronter la température qui baisse à vue d'œil. Je fait demi-tour, mais j'aurais pu monter les 5 derniers kilomètres sans problème. Il me reste 36% d'autonomie batterie.

Le plat d'Adet juste au-dessus

La descente est rapide, il me reste 5 kilomètres de plat pour rejoindre ma voiture. Je trouve que le moteur ne m'aide plus beaucoup, bizarre. Je jette un coup d'œil sur le compteur, je roule à 29! plus d'assistance à partir de 25km/h. Je n'ai pas senti la transition.

Belle expérience, belle journée, superbe balade. Je ne suis pas mûr pour le VAE, mais je sais qu'il existe et je n'hésiterai pas quand le besoin s'en fera sentir.

Les chiffres : 15°C, 38km, 1300m de D+, prix de la location 10€ pour 5h, 16€ pour la journée.

jeudi 29 octobre 2020

Les Baronnies 2020

 Je profite de la dernière journée de liberté avant confinement pour rendre visite à mes chères Baronnies. Grand soleil, température douce, les couleurs de la nature semblent à point, c'est le moment.

Départ de Lutilhous, sur la route de Capvern. Je me dirige plein sud, vers le piémont, pour aborder les Baronnies par la longue et esthétique descente de Molère.

Le bien nommé "Montaigu" domine la région

Petite déception, les couleurs, loin d'être flamboyantes, sont un peu terne : trop tôt ou trop tard...
La longue descente me permet d'admirer le paysage, quasiment jusqu'aux rives de l'Arros, au moulin des Baronnies.
Je suis la route de fond de vallée sur quelques kilomètres avant de remonter sur Batsère. Un beau plateau me conduit à Bulan, pied du col du Couret d'Asque. J'ai grimpé ce petit col de multiples fois, facile, esthétique, belle vue au sommet.
La descente est longue et douce, le panorama est somptueux sur la vallée d'Asque.


La descente se termine au moulin de l'Esqueda, perdu au fond de la vallée.


C'est le début d'une très longue remontée sur la D26 qui me conduira au col du Cot à proximité de Bettes.
A partir de là, on domine toute la région des Baronnies, et je vais circuler longuement sur les crêtes et les toboggans, jusqu'à plonger vers Bonnemazon.


Après quelques kilomètres au fond de la jolie vallée de l'Arros, je rejoins la commune de Gourgue, point de départ de ma remontée vers Capvern. J'emprunte la jolie petite route de la Serre de Ricaud: le nom est déjà évocateur...Et je ne suis pas déçu ! ça monte sur plus d'un kilomètre à plus de 11% de moyenne, parsemé de quelques coups de cul à 15%.
Mais la vue là-haut est splendide.

Capvern les bains

Le chateau de Mauvezin sur fond de Pic du Midi de Bigorre

Ca continue à monter encore un bon moment, plus doucement, et je retrouve la rampe de Capvern, presqu'au sommet heureusement.
Le retour à Lutilhous n'est plus qu'une formalité.
Cette balade restera un bon souvenir, mais pas un bon cru. Les paysages ont été au rendez-vous, mais les couleurs m'ont un peu déçues. M'a manquée également la compagnie de mes copains habitués...

Les chiffres : 19°C, 52km, 950m de dénivelé positif.

dimanche 27 septembre 2020

Séjour à Cambrils avec les Bleuets Mirandais

 Je retourne en Espagne avec les bleuets pour un séjour d'une semaine sur la Costa Dorada.

Je commence à connaitre les habitudes de ces séjours organisés par la famille Laubie, qui pratiquent plus le vélo sportif que touristique. Heureusement un groupe "cool" est constitué, qui me permettra de rouler plus à mon rythme dans cette magnifique région.

Jour 1 - Col de Jou - Les randonnées commencent toujours par une traversée de la plaine littorale, un peu fastidieuse sur les grands routes mais très pittoresque sur les petits chemins agricoles : nous longeons les étendues d'oliviers, les nombreux maraichages.

La plaine est légèrement inclinée vers la mer, et c'est donc un long faux plat montant qui nous conduit vers la montagne. La montée commence à Mont-Roig del Camp : longue pente de 12km, peu accentuée, de l'ordre de 6%. Très joli paysage, beaucoup de cultures de noisetiers, des éoliennes nombreuses nous attendent au sommet. Exceptionnellement j'arrive en tête au col de Jou (col Roig sur la carte), sans trop forcer : l'endurance paye.

La descente vers Torre de Fontaubella est plaisante, elle précède la remontée vers Pradell puis le col éponyme. Nous enchainons sur la crête les cols de Pigat et de la Teixeta, sans trop nous fatiguer, avant de plonger dans la longue et superbe descente vers Riudecanyes et son grand lac de barrage.

Le retour dans la plaine à Montbrio del Camp, puis vers Cambrils est assez rapide, faux plat descendant, vent dans le dos. Les VAE ont du mal à suivre...  63km 850m D+

Jour 2 - Ermitage de la Roca - Nous repassons par Mont-Roig, que nous rallions par des chemins différents, très plaisants à travers la campagne. La montée à l'ermitage est d'abord peu pentue, elle se termine par un raidillon de 600m à 15-20%. L'effort en valait la peine, c'est un magnifique balcon qui nous accueille : superbe vue sur la plaine.

Nous rejoignons Pratdip, joli petit village lové en fond de vallée, par un petit col escarpé, le col del Guix, et celui plus abordable de la Llena. La descente est superbe -elle a fait chuté notre ami Jean-Claude dans un autre groupe. Nous apprendrons au retour la gravité de sa chute, 5 côtes cassées, et son transfert aux urgences. Les vacances sont terminées pour lui.

Retour sympa par la piste cyclable des plages.  51km 590m D+

Jour 3 - Col de la Teixeta - Les touristes se rebiffent ! Notre groupe de 8 cyclos "cools" trouve que 50km c'est peu, on aimerait faire un peu plus. Notre capitaine de route, André, accepte de nous accompagner sur le même circuit que les autres, mais à allure cool. Nous partons donc escalader le col de la Teixeta par la route que nous avons descendu il y a deux jours. Très belle et longue montée, peu pentue, 11km à 5-6%.

Nous redescendons vers Porrera, petit centre viticole, et remontons le rude col éponyme au milieu des vignes en terrasse, et avec des pentes à 9% sur 3km. Une belle descente nous permet d'admirer l'impressionnante Sierra de Montsant et nous amène au pied du col d'Alforja : 5km avec une pente raisonnable. Chacun l'avale avec les moyens qui lui restent...

Une longue descente de 26km nous ramène à la maison. Notre capitaine mène bon train pour nous ramener à l'heure au déjeuner. 71km 1075m D+

Jour 4 - Jour de repos - Balade touristique sur la côte, vers Salou et La Pineda. Nous empruntons la piste cyclable côtière jusqu'à Salou, la belle rambla de Salou, la corniche de Cap Salou, jusqu'à la belle cité de la Pineda. Retour à Cambrils par les terres, en particulier par le joli chemin du Mas d'en Bosc. Notre guide, Gérard, s'est montré très précieux. 32km 153m D+

Mas d'en Bosc

Jour 5 - Col de la Mussara - Approche usante de 23km, en faux plat montant de 400m de dénivelé. Joli col très roulant de 11km et 6% de moyenne, avec des secteurs jusqu'à 9%. Le plateau de la Mussara est typique, une lande d'altitude 1000m. Nous le parcourons sur quelques kilomètres casse-pattes, avant de plonger vers Alforja. Nous glanons au passage les cols de les Llebres, de la Negra, de Les Puntes del Paisan et d'Alforja...  77km et 1200m D+


en montant la Mussara

Jour 6 - Petite balade dans la tempête - Il fait grand beau mais la météo prévoit un fort vent pour la matinée. On part quand même, le vent nous attaque dès la sortie de la ville. Notre itinéraire nous mène vers le nord-ouest, face au vent. Nous nous abritons sommairement en empruntant des chemins creux fréquents dans la plaine agricole. Les faux plats montant sont un vrai supplice pour les cyclos, qui se cachent à l'abri des VAE : ça n'avance pas vite et c'est crevant. A Botarell nous prenons le vent de côté, ça va déjà mieux. Mais des bourrasques soudaines ont vite fait de nous déstabiliser.


A Vilanova d'Escornalbou nous décidons d'abréger la balade, le vent devient dangereux. La traversée de Mont-Roig est périlleuse, des rafales projettent des objets sur nous. Nous évitons la grand route et rentrons par les chemins agricoles, vent dans le dos. On roule à 30km/h sans pédaler.

Nous atteignons notre base sans ennuis, mais contents de sortir de cet enfer... 41km 520m D+

J'étais déjà venu pour rouler dans la région  avec mes copains de Miélan, mais une vilaine gastro m'avais contraint à conduire la voiture balai. Cette fois j'ai profité du vélo sur les magnifiques routes de la région, avec des compagnons et un capitaine de route sympa. Ca restera donc un très bon souvenir.

Quelques mots sur l'intendance - Nous sommes logés dans un hôtel du centre ville, Port Eugeni. Hébergement très correct dans des appartements (chambre, cuisine,SdB) pas neufs mais en bon état. Du fait de l'épidémie de coronavirus, le masque est obligatoire dans les parties communes. Les repas sont pris dans la cafétéria au rez de chaussée. Là aussi, masque obligatoire sauf à table, et gants jetables (trop petits pour les hommes) pour se servir au buffet. Les menus sont satisfaisant dans l'ensemble, il y en a pour tous les goûts. Les entrées sont variées mais toujours les mêmes, les plats principaux sont très bien, le fromage unique insipide, les desserts, des pâtisseries pas terribles et des fruits variés.

Nous roulons le matin, départ 9h (trop tard) et jusqu'à 13h30-14h. Nous avons eu beau temps, température douce, 22 à 24°C. L'après-midi, quartier libre, shopping, plage ou visite suivant les goûts.

Toutes les photos sont là