lundi 8 juin 2015

Séjour à Navacelles

Lundi 1er Juin : La Couvertoirade

Tout le groupe s'est donné rendez-vous à Vissec, lieu de notre hébergement, pour un pique-nique d'entrée en matière. L'aire d'accueil qui nous réunit est superbe, ombragée, déserte, les campeurs y seront à l'aise.
Après le repas, nous prenons possession de notre gîte d'étape, rénové, confortable, avant de nous équiper pour la première randonnée, préparée par Eliane et supervisée par André.
La remontée des gorges de la Vis, jusqu'à Alzon, est sauvage et encaissée. Le soleil s'est malheureusement voilé de nuages et l'atmosphère est assez sombre. Petite incursion dans le village, désert, sans intérêt particulier.
Une longue et douce montée nous conduit au col de la barrière (808m), nous permettant d'admirer au passage le magnifique viaduc ferroviaire construit en pierre, qui ne sert plus qu'aux randonneurs et aux amateurs de saut à l'élastique.
Après Sauclières, nous retrouvons le Causse désertique et minéral, et découvrons la cité surprenante de la Couvertoirade : une enceinte de remparts très bien conservée, assez inattendue à cet endroit, datant de l'époque des Templiers.


Le village est minuscule et nous en faisons le tour à pied.
Nous roulons plein sud vers Caylar puis direction St Pierre de la Fage. La traversée du Causse est désertique, on se croirait sur la route 66 aux USA.


Un petit arrêt grignotage au moulin de St Pierre nous permet de récupérer un peu avant d'aborder le retour.
Les jambes commencent à tirer, le dénivelé positif à s'accumuler.


Dernière lignes droites, dernières bosses, et nous plongeons dans le cirque de Vissec, inondé de la lumière rasante du soleil.


Nous avons parcouru 73km avec un dénivelé de 900m sous une température voisine des 30°C.


Mardi 2 juin : Navacelles

Une fois n'est pas coutume, notre gîte est situé dans le fond d'une vallée : on ne monte pas pour rentrer au bercail, mais on monte pour partir le matin ! Et pas n'importe quelle côte puisqu'elle nous permet de sortir du cirque de Vissec en 3.5km avec une pente moyenne de 7%. On décide d'un commun accord de rejoindre Blandas, en haut du cirque, avec les fourgons, et d'y déjeuner avec le pain frais que nous prépare la sympathique Virginie, patronne de l'auberge du Causse.

p'tit déj à Blandas

Aujourd'hui, c'est le grand jour : le temps est magnifique, idéal pour faire de belles photos du cirque de Navacelles.
Nous nous approchons de la gigantesque faille formée depuis de millénaires par la petite rivière de la Vis, pour admirer le site si particulier de Navacelles.


Fabuleux ! Nous nous régalerons tout au long des 7km de descente vers le village, de la vue exceptionnelle qui s'offre à nos yeux. Le fond du cirque, bien qu'intéressant, est presque décevant...
Mais il faut penser à remonter, et ces 300m de dénivelé qui nous attendent nous font un peu peur : à raison d'ailleurs, car la remontée vers le belvédère de la Baume Auriol est sévère, souvent 8% avec des passages à 12.
Nous nous regroupons au sommet de la muraille pour une pause méritée, les photos et un pot bienvenu.



Après la montée, la descente : elle est interminable et nous permet d'admirer tranquillement le paysage, méditerranéen, minéral et verdoyant. Beaucoup de fleurs sur les bas côtés, en particulier la vesce violette et des plantes sauvages roses.
Madières : nous sommes au fond de la gorge de la Vis. Beau village, nous prenons le temps d'admirer et de nous restaurer : il fait chaud, il fait soif, et la remontée des 330m qui nous attend nous incite à la paresse.

C'est reparti pour une belle côte, chacun l'aborde à sa main, et nous nous retrouvons au sommet pour un pic-nic ombragé ainsi qu'une sieste réparatrice.

Le cagnard nous agresse dès la reprise du vélo, heureusement une portion plate nous attend sur au moins 5km jusqu'à Montdardier et son château. Eliane nous a concocté une petite boucle sympa vers Pommiers, bosselée, boisée, et bordée d'un cerisier accueillant...


Nous retrouvons Avèze, son vieux pont, et la longue, longue remontée vers Mondardier : très roulante mais usante après une journée bien remplie. 370m à rattraper sur 7km.
Blandas n'est plus très loin, et après quelques bosses, avalées à l'énergie, nous retrouvons avec bonheur le "bar des nazes" bien connu des habitués.
Nous totalisons 70km et 1300m de dénivelé positif, température 32°C.

Mercredi 3 juin Ganges-Le Vigan

Direction les Cevennes, via les gorges de la Vis à Mandières et Ganges. Une vingtaine de kilomètres d'un tapis super roulant dans un environnement agréable.
A Ganges, nous obliquons vers le nord pour nous enfoncer dans le massif cévennol. La vallée du Rieutord est superbe, verdoyante, peu habitée : un petit paradis. Nous la remontons en pente douce jusqu'à Sumène puis St Martial, pour atteindre le point culminant de la journée au col de la Tribale (612m).


Nous redescendons un peu pour un arrêt pic-nic au col des Cabones, où l'ombre est bienfaisante.
L'étape est longue, nous ne nous éternisons pas. Il fait très chaud, mais l'air circule bien et rafraîchit les organismes.



Le paysage est magnifique, très boisé, mais peu de vues lointaines. Nous traversons le fleuve Hérault à Peyregrosse avant de remonter par une route étroite en lacets vers St André de Majencoules. Le profil de la route épouse ensuite longuement les courbes de niveau, dans une longue traversée qui nous conduit à Mandagout.

Rafraîchissement à Mandagout

Un dernier petit col, le col des Mourèzes, et c'est la rapide plongée vers Le Vigan où un pot rafraîchissant est bien accueilli. Nous ne sommes pas trop pressés de rejoindre Avèze et sa fameuse côte que nous devons grimper pour rejoindre Montbardier. Elle a laissé des souvenirs désagréables la veille.
Tout le monde finit péniblement cette dernière difficulté sérieuse. Nous avons parcouru 107km avec un dénivelé de 1462m. Température 32°C.

Jeudi 4 juin : Les gorges de la Dourbie

Nous sommes un peu inquiets, au départ de cette dernière randonnée du matin : Eliane nous a habitués à des estimations de distances un peu fantaisistes, et les dénivelés à l'avenant.... On craint le pire pour cette sortie de 39km et 1200m de dénivelé : aie, aie...
On rejoint en voiture le départ de la balade, à Sauclières. Ça commence par une courte et facile montée, suivie d'une descente de 5km avec des pourcentages conséquents : on appréhende le retour..
St Jean du Bruel, début des gorges :  on entame une interminable montée de 18km, entrecoupée de quelques courtes descentes. On imaginait suivre la rivière, on le fait, mais à 250m au-dessus !
Ceci dit, le paysage est superbe, peu ouvert mais très agréable.

 les gorges de la Dourbie

On traverse la Dourbie à Dourbie, pour remonter sur les hauteurs vers le col de la Pierre Plantée : route roulante, pente peu accentuée. Nous franchissons d'abord le col des Rhodes (922m) puis celui de la Pierre Plantée (867m). La vue sur ces hauts plateaux est somptueuse, surtout vers le nord et l'est, en direction de l'Aigoual.
La descente est rapide sur St jean du Bruel où nous attend la côte redoutée qui clôturera notre randonnée.
Nous aurons parcouru 47km avec un dénivelé de 890m (bravo pour les prévisions !).

Notre séjour se termine, comme chez les gaulois, par un convivial pic-nic où tous les restes sont utilisés.

C'est l'heure du départ, chacun dans sa direction. On gardera le souvenir d'un moment formidable, de parcours somptueux, de copains supers : à quand la prochaine édition ?
Un grand merci à Eliane et André pour leur préparation, à Solange pour la logistique petit-dej, et à tous les autres pour leur bonne humeur.

JFR


D'autres photos, dans notre ALBUM

lundi 25 mai 2015

Vélos et chevaux dans le Comminges

Dimanche 24 mai : Barbazan-Thèbe, 27km, dénivelé + 650m

Cécile n'est pas une adepte de l'attelage. Pour nous accompagner, elle utilise le vélo, et pour l'accompagner, j'ai proposé de prendre mon VTT et de confier les 4 pounces à Christine.
Grande journée aujourd'hui : itinéraire touristique, itinéraire montagneux. Au menu tourisme, la basilique de St Just de Valcabrère, la mal connue, la cathédrale de St Bertrand de Comminges et la foule du dimanche. Côté montagne, une première pour Cécile, un col : son premier... Elle flippe un peu mais n'en montre rien, bien décidée à réussir le challenge.

Départ des VTTs vers 10h30, après la manip camions. Thomas, 14 ans, nous accompagne, prêt à en découdre, peu regardant sur sa dépense énergétique.
On plonge vers la vallée de la Garonne par le sympathique chemin de St Jacques. La traversée du fleuve à Loures-Barousse est l'occasion d'une première pause, avant de remonter doucement sur le coteau couvert de vergers. La belle voie verte de la Garonne nous amène d'abord à la superbe basilique romane de St Just. Moins connue que sa voisine qui la domine orgueilleusement à quelques pas de là, elle a pourtant tout pour séduire.


Nous nous contenterons d'en faire le tour et d'admirer cette magnifique architecture.
La voie verte continue vers St Bertrand. La cathédrale est somptueuse mais il faut se la gagner...Perchée à 50m au-dessus de la plaine, une belle côte permet d'y accéder : Thomas l'avale au train, Cécile à l'endurance, et moi je prends le temps de faire des photos.


les attelages arrivent à St Bertrand

Nous traversons le village médiéval perché par les étroites ruelles et débouchons sur le parvis de la cathédrale. Beaucoup de monde, touristes, pèlerins, groupe folklorique. Nous nous contenterons de cette vision, il faudra revenir à pied un de ces jours.
Les attelages traversent la place et font le spectacle, surtout les poneys à Philippe... A moins que ce ne soit la groomette ?


La descente du mont est délicate, au milieu des voitures et des attelages. Nous nous séparons pour prendre un itinéraire plus adapté à nos deux roues.
Après une rude remontée vers le hameau bien nommé de Le Mont, nous empruntons le GR78 vers St Martin. Joli chemin, parsemé de rochers qui ne font pas le bonheur de Cécile. Elle et son VTC apprécient modérément le hors-piste...


Nous abandonnons le sentier pour regagner des lieux plus fréquentables à St Martin, où une petite route nous conduit sur les lieux du pique-nique, la maison des chasseurs.
Nous terminons le repas avec le traditionnel "trésor" que chacun (ou presque) se fait fort d'amener : aujourd'hui c'est Christine qui régale d'une délicieuse tourte, ainsi que Benoit et son inoubliable gâteau aveyronnais aux noix (mais oui, Christine, le tien non plus on ne l'oubliera pas !).

Mon "bichon" et son "trésor"

Cécile est pressée d'en découdre, elle zappe la sieste et enfourche sa monture pour se mesurer à la montagne. Ça ne va pas traîner puisque la montée commence à 500m. Au menu, une grimpette de 5km à 7% de pente moyenne : et ça commence fort avec un raidillon peu roulant. Dans l'ensemble la piste est roulante, mais il faut surveiller la trajectoire avec attention. Allez, on se retrouve en haut.
Thomas, fringant au départ, ralentit à mi-parcours, puis termine le dernier kilomètre moins facilement. Nous arrivons au col de Mortis ensemble, Cécile nous rejoint peu après. Bravo, Mamie ! Opiniâtre et courageuse Cécile...

 arrivée au col de Mortis

Bon, ça c'est fait

Nous attendons les attelages qui ont, eux aussi, géré la grimpette avec brio, merci aux chevaux, et repartons dans une descente somptueuse vers la vallée. Superbe paysage que viennent égayer quelques rayons de soleil.



Sacoué, Bramevaque, jolis petits villages, quelques petites bosses à négocier, encore une belle côte, puis c'est Thèbe, le village qui nous accueille pour la nuit.
Belle journée, belle balade, belle compagnie, allez, 20/20, bravo aux organisateurs.

Ils l'on bien mérité

Lundi 25 mai : Thèbe-Mauléon-Thèbe, 21km, dénivelé + 500m

Pas de manip camions aujourd'hui, au programme une boucle autour de Thèbes. Malheureusement le temps est incertain, il crachine un peu. Claire consulte son téléphone, il  nous annonce une amélioration à partir de 10h : miracle ! ça marche...
Après avoir réglé (difficilement) les comptes, démonté les tentes, ressemelé Voice, rangé nos affaires et garni les chevaux, on est prêts pour le départ. Direction Mauléon-Barousse, via Cazarilh et un petit chemin sympa.


Mauléon-Barousse

Nous rejoignons ensuite le cimetière de Ferrere, orné de deux immenses séquoias avant d'amorcer le retour par les bois et Esbareich : l'itinéraire est très beau, le terrain un peu moins. Je suis à vélo avec Cécile, elle est gâtée pour ses débuts en tout-terrain : beaucoup de pente, sol glissant après la pluie du matin. Mais elle ne se plaint pas et avance courageusement.
La descente est rapide, elle nous ramène à Mauléon où nous rejoignons nos attelages à la maison des sources, lieu du pique-nique.



Geoffroy me propose un chemin sympa pour le retour à Thèbe, je m'y élance seul, Cécile n'étant pas suffisamment aguerrie pour ce genre d'improvisation.
C'est donc par un superbe sentier accroché au pied de la falaise que je rejoint le château de Bramevaque.
Retour par Mauléon et Cazarilh.

Bilan du séjour : que du bon ! On ne s'est pas mouillé en route, ça a manqué un peu de soleil, mais le plaisir fut toujours là.
Malgré les avances insistantes de Benoit, j'ai apprécié chaque instant de ces randonnées, que ce soit sur la calèche ou sur le vélo.
Un grand merci aux organisateurs, et plus particulièrement au "chasseur levretteur" notre logisticien, à la meneuse de feu, préparatrice en chef, et à Jacques notre meneur en chef. Sans oublier tous les participants pour leur bonne humeur et leur implication.

Jeff

Vous trouverez plus de photos ICI
Et notre itinéraire LA

mardi 21 avril 2015

Crêtes et toboggans en Astarac

André nous emmène une fois de plus pour parcourir ce magnifique circuit sur les crêtes de l'Astarac.
Le temps est magnifique, grand soleil et douceur sont au rendez-vous.
Départ de Mouchès . Nous filons vers l'Isle de Noé, joli village posé au confluent des 2 Baïses, pour aborder la première difficulté du jour, la côte du Chapitre: 3 kilomètres d'une belle pente, qui nous conduit sur les crêtes et nous offre un superbe paysage sur les vallonnements gersois, les Pyrénées encore blanches en toile de fond.
St Jean le Comtal : nous poursuivons notre cheminement sur les hauteurs et enchaînons les bosses sur un magnifique toboggan, où le jeu consiste à descendre le plus vite possible pour remonter la côte suivante en roue libre. Nous redescendons finalement dans la vallée de l'Auloue, puis empruntons la mauvaise petite route qui nous conduit au joli hameau de Berdoulet : belle restauration.


Elle remonte doucement sur  la crête, que nous suivrons jusqu'à Ordan-Larroque.
Ce village, réputé dans la région pour son investissement dans les plantes et fleurs, nous régale de ses vielles pierres et de ses plantations florales. Nous prenons le temps de déguster.


Nous redescendons dans la plaine de l'Auloue, très verte grâce à ses champs de céréales. Nous la quittons du côté d'Antras, pour rejoindre la vallée de l'Arranchelan et entamer le retour de notre périple.
L'esthétique village de Biran nous offre l'opportunité d'une pause touristique: sa tour de guet, reste du château féodal, nous attire irrésistiblement. Nous l'approchons à pied et admirons en contrebas la structure du village-rue, posé sur son éperon rocheux.



La remontée vers le chemin de l’Archevêque est longue mais la récompense est en haut : la vue s'étend à 360°. Nous suivons cette nouvelle crête, découvrons au passage la ferme du Hitton, ses savons au lait d’ânesses (on n'a pas vu les baudets!) et sa culture de lavande bio.
Elle nous amène au superbe hameau de Monbert où un arrêt s'impose. Il a été restauré par l'association Siloë et nombre de bénévoles et peut ainsi loger des déshérités. Des gîtes sont également  loués aux particuliers. Très belle restauration. Lieu magique, calme et reposant : on s'imagine bien rester là...




Retour par la rive gauche de la Baïse, avec une pause pour admirer le magnifique pont-digue du moulin de Mazères.
L'écurie n'est pas loin, nos montures s'affolent un peu et nous avons du mal à les maîtriser. Heureusement la petite route est plane et les difficultés sont derrière nous.
Nous rejoignons notre point de départ, après avoir parcouru 66km et grimpé 650m.

Très très joli souvenir, tous les ingrédients étaient réunis pour une belle après-midi. Merci André!

JFR

Le circuit :

jeudi 19 février 2015

La Chapelle de Theux

Quoi de plus simple pour réussir une belle balade : un soleil généreux, une température printanière, un itinéraire agréable et un groupe d'amis.
Toutes ces conditions étaient réunies cette après-midi, et la balade fut une réussite.

Le vent, léger, est à l'autan, nous partons donc vers l'est. On se propose de rejoindre la crête de Sauviac, pour profiter de la vue magnifique sur les Pyrénées étincelantes. Il faut d'abord escalader deux coteaux, Ste Dode et St Michel, on transpire assez vite mais la récompense est en haut.

Direction plein sud, vue étendue à droite sur la plaine de la Grande Baïse, à gauche sur celle de la petite, et en toile de fond, la montagne enneigée.


Nous faisons une pause au premier point de vue pour admirer le paysage, avant de gagner la magnifique chapelle de Theux. La tempête de juillet dernier a eu la bonne idée d'élaguer l'énorme chêne (8,36m de circonférence et 300 ans) qui en masquait la vue, on peut maintenant en profiter pleinement.




La rando se poursuit sur la superbe crête d'une quinzaine de kilomètre : un balcon somptueux que nous dégustons.

Nous redescendons sur terre pour rejoindre la digue du lac de Puydarrieux où un arrêt s'impose : la grande étendue d'eau, lovée au pied de la montagne, nous offre un spectacle  magnifique.


Pourquoi ne pas cheminer vers la queue du lac, pour profiter de la présence des oiseaux, nombreux dans cette zone Natura 2000 ? Nous nous y rendons par de petits chemins discrets et aux allures de toboggans.

Les oiseaux nous y attendent, nous passons un moment devant ce cadeau de la nature: des grues cendrées commencent à palabrer pour préparer leur prochaine migration...


Nous remontons au village de Puydarrieux par une petite route inhabituelle (on comprends pourquoi au pied de l'église) : encore un superbe belvédère, où nous prenons le temps de reconnaître au loin tous les clochers que nous découvront : Campuzan, Vieuzos, Libaros...

Le retour est presque classique, une petite variante par Lapeyre, puis Cestias et Castex.

On se souviendra de cette belle après-midi où nous avons roulé 62km avec un dénivelé de 680m.

JFR


jeudi 12 février 2015

Randonnée Madirannaise

Le soleil a enfin consenti à apparaître et la température à monter, après une rude période de froid et de neige. Les jambes commençaient à nous démanger et la première incitation à la balade a été suivie par les rescapés de la grippe.
Nous nous regroupons à Maubourguet pour un départ inhabituel et un circuit dépaysant : changement d'herbage réjouit les veaux !

Le soleil, généreux ce matin, s'est voilé, voire même caché derrière un vilain film gris : dommage. Sans doute la poisse que nous a portée Bernard...

L'église de Maubourguet

Direction la route de Pau, pour éviter la rude côte de Sombrun. Celle qui nous conduit à Lahitte-Toupière n'est pas mal non plus, plus longue, plus douce et plus roulante. Comme d'ailleurs la descente qui suit, et qui nous dépose à Vidouze, dans la large vallée du Louet. Nous la suivons vers le nord jusqu'à Lascazères, belle église et château du moyen-âge, complètement renové au XVIIIeme.
La plaine à maïs nous gave, nous grimpons sur la crête d'Hagedet où le paysage est plus varié. Nous traversons bientôt le terroir du Madiran, chaque coteau est couvert des magnifiques alignements de vigne, envahis par les tailleurs : comme dit Jacky, toujours pragmatique, ça doit être la bonne lune !
La petite route est bosselée et usante, mais quelle vue, nous surplombons la vallée du Bergons où se niche le village de Madiran.
Castelnau-Rivière Basse se profile au loin, nous y ferons halte pour admirer le paysage somptueux de la vallée de l'Adour qui s'étale sous nos pieds.

Le balcon de Castelnau

Direction NO, vers St Lannes, toujours sur le magnifique coteau, au milieu du vignoble de Cannet. Nous atteignons la pointe nord de  notre itinéraire, il est temps de revenir vers le sud. Nous plongeons dans la vallée du Bergons pour mieux remonter sur le coteau d'en face, siège du vignoble de Maumusson-Laguian et de tous les grands noms du Madiran.
Le coteau est superbe, un rayon de soleil a la bonne idée d'égayer le paysage. La montagne Pyrénéenne s'offre à nos regards, au loin, poudrée de neige toute fraîche.
Du côté d'Aydie, notre route se transforme en chemin non revêtu : il semble praticable. Un coup d’œil à la carte nous informe qu'il n'est pas trop long, nous parcourrons quand même plus d'un kilomètre dessus : pas de crevaison.
La crête nous mène, après de long errements vallonnés, au pied du château de Crouseilles et de la coopérative viticole du même nom. Haut lieu de la traditionnelle Randonnée Fédérale Madiranaise.
Nous poursuivons sur les hauteurs jusqu'au village perdu de Monpezat. Pourtant célèbre ce village puisqu'il est le fief de Henri de Monpezat, alias Prince Henri de Danemark et maintenant époux de la Reine du Danemark... Ouahh!
Allez, encore une belle et dernière côte pour rejoindre Lascazeres et la plaine de l'Adour : j'ai plus de jambes, et je ne suis pas le seul...
Les 10 derniers kilomètres sont tout plats, un peu monotones, et nous permettent de retrouver nos voitures sans trop forcer (quoique, hein J-Pierre).

Belle balade, malheureusement un peu grise et fraîche. On y reviendra avec le soleil. Avec mes compagnons Eliane, André, Jacky, J-Pierre, nous avons parcouru 67km avec un dénivelé confortable de 792m.

JFR
le circuit

lundi 29 décembre 2014

Incontournable Aspin de Noël

Nous attendions une météo favorable, la semaine de Noël a été belle et douce, tout du moins à son début.
Les jours du reveillon et de la nativité étant tabous, c'est le lendemain de la fête que nous programmons notre ascension.

Il ne fait pas très chaud, à notre départ de Sarrancolin : 5°C et un vent de face, habituel dans la vallée des Nestes, soleil voilé. Les inconditionnels sont là : Eliane, André, Fred et Jeff. On ne manquerait pour rien au monde ce traditionnel rendez-vous, occasion de monter l'Aspin tranquillement, rien que pour le plaisir...

Le trajet jusqu'à Arreau est plat, ou presque, nous l'avalons sans mollir, histoire de s'échauffer les jambes. Le pied du col est là.
-Km11, 11km avant le sommet.
Les 2 premiers kilomètres sont à l'ombre, nous attendons le retour à la lumière pour nous découvrir un peu.
-Km9, petite pause pour se mettre à l'aise : on aura vite chaud au soleil, pas besoin de transpirer.  Ca ne monte pas encore beaucoup, le vent a disparu. Nous admirons le paysage qui commence à se dérouler sous nos yeux.



-Km8, les trois kilomètres à venir sont faciles, 5 à 6%, on gère tranquillement. La vue est magnifique vers le sud, nous pouvons nous régaler à la vue des sommets enneigés. La Hourquette d'Ancizan est à un jet de pierre, ça sera pour une autre fois. Un arrêt photo s'impose au dessus du village d'Aspin-Aure, englouti au fond de son étroite vallée, surplombé par le col éponyme : superbe point de vue.


-Km5, le début de la véritable ascension : un kilomètre à 9,5%, les 4 suivants à 8%. Le premier est rude, la route est droite, on n'en voit pas la fin. Les suivants sont moins raides, mais les jambes commencent à peiner. Heureusement le paysage distrait l'esprit et lui évite de penser à la fatigue. Le col est là, devant nous, si près mais encore bien loin...
-Km2, avant-dernier lacet, la vue se dirige maintenant vers le col de Peyresourde et les sommets du Luchonnais. Magnifique !
-Km1, le moral remonte à toute allure, et le cycliste accélère : c'est comme si on était arrivé. Il est vite avalé, et c'est enfin la récompense : André est déjà là, Fred arrive en même temps que moi ( mais par l'autre versant : il a eu le temps  de redescendre à Payolle et de remonter le col ), Eliane me suit de près.
C'est un balcon magique : où que l'on se tourne, la vue est somptueuse, et nous en profitons longuement.
La température est basse mais pas de vent, l’atmosphère est agréable. On se change, les sous vêtements sont trempés, et on sacrifie aux traditionnelles photos.

Noël au balcon! Les couleurs chinoises portées bien haut..

Il faut penser au retour : la descente est rapide, avec des vêtements secs  il ne fait pas froid. Un vautour nous survole, élégant et puissant, il se pose près d’une bergerie et se laisse photographier sans crainte : l’appât de la charogne endort la méfiance…



Retour dans la vallée des Nestes, c’est d’un bon train que le benjamin de la troupe nous ramène aux voitures.
Encore un excellent souvenir à ranger dans la musette.


JFR

Les chiffres : 38km, 870m de D+, 5°C au départ, 7°C au col.
Toutes les photos .