André nous emmène une fois de plus pour parcourir ce magnifique circuit sur les crêtes de l'Astarac.
Le temps est magnifique, grand soleil et douceur sont au rendez-vous.
Départ de Mouchès . Nous filons vers l'Isle de Noé, joli village posé au confluent des 2 Baïses, pour aborder la première difficulté du jour, la côte du Chapitre: 3 kilomètres d'une belle pente, qui nous conduit sur les crêtes et nous offre un superbe paysage sur les vallonnements gersois, les Pyrénées encore blanches en toile de fond.
St Jean le Comtal : nous poursuivons notre cheminement sur les hauteurs et enchaînons les bosses sur un magnifique toboggan, où le jeu consiste à descendre le plus vite possible pour remonter la côte suivante en roue libre. Nous redescendons finalement dans la vallée de l'Auloue, puis empruntons la mauvaise petite route qui nous conduit au joli hameau de Berdoulet : belle restauration.
Elle remonte doucement sur la crête, que nous suivrons jusqu'à Ordan-Larroque.
Ce village, réputé dans la région pour son investissement dans les plantes et fleurs, nous régale de ses vielles pierres et de ses plantations florales. Nous prenons le temps de déguster.
Nous redescendons dans la plaine de l'Auloue, très verte grâce à ses champs de céréales. Nous la quittons du côté d'Antras, pour rejoindre la vallée de l'Arranchelan et entamer le retour de notre périple.
L'esthétique village de Biran nous offre l'opportunité d'une pause touristique: sa tour de guet, reste du château féodal, nous attire irrésistiblement. Nous l'approchons à pied et admirons en contrebas la structure du village-rue, posé sur son éperon rocheux.
La remontée vers le chemin de l’Archevêque est longue mais la récompense est en haut : la vue s'étend à 360°. Nous suivons cette nouvelle crête, découvrons au passage la ferme du Hitton, ses savons au lait d’ânesses (on n'a pas vu les baudets!) et sa culture de lavande bio.
Elle nous amène au superbe hameau de Monbert où un arrêt s'impose. Il a été restauré par l'association Siloë et nombre de bénévoles et peut ainsi loger des déshérités. Des gîtes sont également loués aux particuliers. Très belle restauration. Lieu magique, calme et reposant : on s'imagine bien rester là...
Retour par la rive gauche de la Baïse, avec une pause pour admirer le magnifique pont-digue du moulin de Mazères.
L'écurie n'est pas loin, nos montures s'affolent un peu et nous avons du mal à les maîtriser. Heureusement la petite route est plane et les difficultés sont derrière nous.
Nous rejoignons notre point de départ, après avoir parcouru 66km et grimpé 650m.
Très très joli souvenir, tous les ingrédients étaient réunis pour une belle après-midi. Merci André!
JFR
Le circuit :
mardi 21 avril 2015
jeudi 19 février 2015
La Chapelle de Theux
Quoi de plus simple pour réussir une belle balade : un soleil généreux, une température printanière, un itinéraire agréable et un groupe d'amis.
Toutes ces conditions étaient réunies cette après-midi, et la balade fut une réussite.
Le vent, léger, est à l'autan, nous partons donc vers l'est. On se propose de rejoindre la crête de Sauviac, pour profiter de la vue magnifique sur les Pyrénées étincelantes. Il faut d'abord escalader deux coteaux, Ste Dode et St Michel, on transpire assez vite mais la récompense est en haut.
Direction plein sud, vue étendue à droite sur la plaine de la Grande Baïse, à gauche sur celle de la petite, et en toile de fond, la montagne enneigée.
Nous faisons une pause au premier point de vue pour admirer le paysage, avant de gagner la magnifique chapelle de Theux. La tempête de juillet dernier a eu la bonne idée d'élaguer l'énorme chêne (8,36m de circonférence et 300 ans) qui en masquait la vue, on peut maintenant en profiter pleinement.
La rando se poursuit sur la superbe crête d'une quinzaine de kilomètre : un balcon somptueux que nous dégustons.
Nous redescendons sur terre pour rejoindre la digue du lac de Puydarrieux où un arrêt s'impose : la grande étendue d'eau, lovée au pied de la montagne, nous offre un spectacle magnifique.
Pourquoi ne pas cheminer vers la queue du lac, pour profiter de la présence des oiseaux, nombreux dans cette zone Natura 2000 ? Nous nous y rendons par de petits chemins discrets et aux allures de toboggans.
Les oiseaux nous y attendent, nous passons un moment devant ce cadeau de la nature: des grues cendrées commencent à palabrer pour préparer leur prochaine migration...
Nous remontons au village de Puydarrieux par une petite route inhabituelle (on comprends pourquoi au pied de l'église) : encore un superbe belvédère, où nous prenons le temps de reconnaître au loin tous les clochers que nous découvront : Campuzan, Vieuzos, Libaros...
Le retour est presque classique, une petite variante par Lapeyre, puis Cestias et Castex.
On se souviendra de cette belle après-midi où nous avons roulé 62km avec un dénivelé de 680m.
JFR
Toutes ces conditions étaient réunies cette après-midi, et la balade fut une réussite.
Le vent, léger, est à l'autan, nous partons donc vers l'est. On se propose de rejoindre la crête de Sauviac, pour profiter de la vue magnifique sur les Pyrénées étincelantes. Il faut d'abord escalader deux coteaux, Ste Dode et St Michel, on transpire assez vite mais la récompense est en haut.
Direction plein sud, vue étendue à droite sur la plaine de la Grande Baïse, à gauche sur celle de la petite, et en toile de fond, la montagne enneigée.
Nous faisons une pause au premier point de vue pour admirer le paysage, avant de gagner la magnifique chapelle de Theux. La tempête de juillet dernier a eu la bonne idée d'élaguer l'énorme chêne (8,36m de circonférence et 300 ans) qui en masquait la vue, on peut maintenant en profiter pleinement.
La rando se poursuit sur la superbe crête d'une quinzaine de kilomètre : un balcon somptueux que nous dégustons.
Nous redescendons sur terre pour rejoindre la digue du lac de Puydarrieux où un arrêt s'impose : la grande étendue d'eau, lovée au pied de la montagne, nous offre un spectacle magnifique.
Pourquoi ne pas cheminer vers la queue du lac, pour profiter de la présence des oiseaux, nombreux dans cette zone Natura 2000 ? Nous nous y rendons par de petits chemins discrets et aux allures de toboggans.
Les oiseaux nous y attendent, nous passons un moment devant ce cadeau de la nature: des grues cendrées commencent à palabrer pour préparer leur prochaine migration...
Nous remontons au village de Puydarrieux par une petite route inhabituelle (on comprends pourquoi au pied de l'église) : encore un superbe belvédère, où nous prenons le temps de reconnaître au loin tous les clochers que nous découvront : Campuzan, Vieuzos, Libaros...
Le retour est presque classique, une petite variante par Lapeyre, puis Cestias et Castex.
On se souviendra de cette belle après-midi où nous avons roulé 62km avec un dénivelé de 680m.
JFR
jeudi 12 février 2015
Randonnée Madirannaise
Le soleil a enfin consenti à apparaître et la température à monter, après une rude période de froid et de neige. Les jambes commençaient à nous démanger et la première incitation à la balade a été suivie par les rescapés de la grippe.
Nous nous regroupons à Maubourguet pour un départ inhabituel et un circuit dépaysant : changement d'herbage réjouit les veaux !
Le soleil, généreux ce matin, s'est voilé, voire même caché derrière un vilain film gris : dommage. Sans doute la poisse que nous a portée Bernard...
Direction la route de Pau, pour éviter la rude côte de Sombrun. Celle qui nous conduit à Lahitte-Toupière n'est pas mal non plus, plus longue, plus douce et plus roulante. Comme d'ailleurs la descente qui suit, et qui nous dépose à Vidouze, dans la large vallée du Louet. Nous la suivons vers le nord jusqu'à Lascazères, belle église et château du moyen-âge, complètement renové au XVIIIeme.
La plaine à maïs nous gave, nous grimpons sur la crête d'Hagedet où le paysage est plus varié. Nous traversons bientôt le terroir du Madiran, chaque coteau est couvert des magnifiques alignements de vigne, envahis par les tailleurs : comme dit Jacky, toujours pragmatique, ça doit être la bonne lune !
La petite route est bosselée et usante, mais quelle vue, nous surplombons la vallée du Bergons où se niche le village de Madiran.
Castelnau-Rivière Basse se profile au loin, nous y ferons halte pour admirer le paysage somptueux de la vallée de l'Adour qui s'étale sous nos pieds.
Direction NO, vers St Lannes, toujours sur le magnifique coteau, au milieu du vignoble de Cannet. Nous atteignons la pointe nord de notre itinéraire, il est temps de revenir vers le sud. Nous plongeons dans la vallée du Bergons pour mieux remonter sur le coteau d'en face, siège du vignoble de Maumusson-Laguian et de tous les grands noms du Madiran.
Le coteau est superbe, un rayon de soleil a la bonne idée d'égayer le paysage. La montagne Pyrénéenne s'offre à nos regards, au loin, poudrée de neige toute fraîche.
Du côté d'Aydie, notre route se transforme en chemin non revêtu : il semble praticable. Un coup d’œil à la carte nous informe qu'il n'est pas trop long, nous parcourrons quand même plus d'un kilomètre dessus : pas de crevaison.
La crête nous mène, après de long errements vallonnés, au pied du château de Crouseilles et de la coopérative viticole du même nom. Haut lieu de la traditionnelle Randonnée Fédérale Madiranaise.
Nous poursuivons sur les hauteurs jusqu'au village perdu de Monpezat. Pourtant célèbre ce village puisqu'il est le fief de Henri de Monpezat, alias Prince Henri de Danemark et maintenant époux de la Reine du Danemark... Ouahh!
Allez, encore une belle et dernière côte pour rejoindre Lascazeres et la plaine de l'Adour : j'ai plus de jambes, et je ne suis pas le seul...
Les 10 derniers kilomètres sont tout plats, un peu monotones, et nous permettent de retrouver nos voitures sans trop forcer (quoique, hein J-Pierre).
Belle balade, malheureusement un peu grise et fraîche. On y reviendra avec le soleil. Avec mes compagnons Eliane, André, Jacky, J-Pierre, nous avons parcouru 67km avec un dénivelé confortable de 792m.
JFR
Nous nous regroupons à Maubourguet pour un départ inhabituel et un circuit dépaysant : changement d'herbage réjouit les veaux !
Le soleil, généreux ce matin, s'est voilé, voire même caché derrière un vilain film gris : dommage. Sans doute la poisse que nous a portée Bernard...
L'église de Maubourguet
La plaine à maïs nous gave, nous grimpons sur la crête d'Hagedet où le paysage est plus varié. Nous traversons bientôt le terroir du Madiran, chaque coteau est couvert des magnifiques alignements de vigne, envahis par les tailleurs : comme dit Jacky, toujours pragmatique, ça doit être la bonne lune !
La petite route est bosselée et usante, mais quelle vue, nous surplombons la vallée du Bergons où se niche le village de Madiran.
Castelnau-Rivière Basse se profile au loin, nous y ferons halte pour admirer le paysage somptueux de la vallée de l'Adour qui s'étale sous nos pieds.
Le balcon de Castelnau
Le coteau est superbe, un rayon de soleil a la bonne idée d'égayer le paysage. La montagne Pyrénéenne s'offre à nos regards, au loin, poudrée de neige toute fraîche.
Du côté d'Aydie, notre route se transforme en chemin non revêtu : il semble praticable. Un coup d’œil à la carte nous informe qu'il n'est pas trop long, nous parcourrons quand même plus d'un kilomètre dessus : pas de crevaison.
La crête nous mène, après de long errements vallonnés, au pied du château de Crouseilles et de la coopérative viticole du même nom. Haut lieu de la traditionnelle Randonnée Fédérale Madiranaise.
Nous poursuivons sur les hauteurs jusqu'au village perdu de Monpezat. Pourtant célèbre ce village puisqu'il est le fief de Henri de Monpezat, alias Prince Henri de Danemark et maintenant époux de la Reine du Danemark... Ouahh!
Allez, encore une belle et dernière côte pour rejoindre Lascazeres et la plaine de l'Adour : j'ai plus de jambes, et je ne suis pas le seul...
Les 10 derniers kilomètres sont tout plats, un peu monotones, et nous permettent de retrouver nos voitures sans trop forcer (quoique, hein J-Pierre).
Belle balade, malheureusement un peu grise et fraîche. On y reviendra avec le soleil. Avec mes compagnons Eliane, André, Jacky, J-Pierre, nous avons parcouru 67km avec un dénivelé confortable de 792m.
JFR
le circuit
lundi 29 décembre 2014
Incontournable Aspin de Noël
Nous
attendions une météo favorable, la semaine de Noël a été belle et douce, tout
du moins à son début.
Les jours
du reveillon et de la nativité étant tabous, c'est le lendemain de la fête que
nous programmons notre ascension.
Il ne
fait pas très chaud, à notre départ de Sarrancolin : 5°C et un vent de face,
habituel dans la vallée des Nestes, soleil voilé. Les inconditionnels sont là :
Eliane, André, Fred et Jeff. On ne manquerait pour rien au monde ce
traditionnel rendez-vous, occasion de monter l'Aspin tranquillement, rien que
pour le plaisir...
Le trajet
jusqu'à Arreau est plat, ou presque, nous l'avalons sans mollir, histoire de
s'échauffer les jambes. Le pied du col est là.
-Km11,
11km avant le sommet.
Les 2
premiers kilomètres sont à l'ombre, nous attendons le retour à la lumière pour
nous découvrir un peu.
-Km9,
petite pause pour se mettre à l'aise : on aura vite chaud au soleil, pas besoin
de transpirer. Ca ne monte pas encore
beaucoup, le vent a disparu. Nous admirons le paysage qui commence à se
dérouler sous nos yeux.
-Km8, les
trois kilomètres à venir sont faciles, 5 à 6%, on gère tranquillement. La vue
est magnifique vers le sud, nous pouvons nous régaler à la vue des sommets
enneigés. La Hourquette d'Ancizan est à un jet de pierre, ça sera pour une
autre fois. Un arrêt photo s'impose au dessus du village d'Aspin-Aure, englouti
au fond de son étroite vallée, surplombé par le col éponyme : superbe point de
vue.
-Km5, le
début de la véritable ascension : un kilomètre à 9,5%, les 4 suivants à 8%. Le
premier est rude, la route est droite, on n'en voit pas la fin. Les suivants
sont moins raides, mais les jambes commencent à peiner. Heureusement le paysage
distrait l'esprit et lui évite de penser à la fatigue. Le col est là, devant
nous, si près mais encore bien loin...
-Km2,
avant-dernier lacet, la vue se dirige maintenant vers le col de Peyresourde et
les sommets du Luchonnais. Magnifique !
-Km1, le
moral remonte à toute allure, et le cycliste accélère : c'est comme si on était
arrivé. Il est vite avalé, et c'est enfin la récompense : André est déjà là,
Fred arrive en même temps que moi ( mais par l'autre versant : il a eu le
temps de redescendre à Payolle et de
remonter le col ), Eliane me suit de près.
C'est un
balcon magique : où que l'on se tourne, la vue est somptueuse, et nous en
profitons longuement.
La
température est basse mais pas de vent, l’atmosphère est agréable. On se
change, les sous vêtements sont trempés, et on sacrifie aux traditionnelles
photos.
Noël au balcon! Les couleurs chinoises portées bien haut..
Il faut
penser au retour : la descente est rapide, avec des vêtements secs il ne
fait pas froid. Un vautour nous survole, élégant et puissant, il se pose près
d’une bergerie et se laisse photographier sans crainte : l’appât de la
charogne endort la méfiance…
Retour
dans la vallée des Nestes, c’est d’un bon train que le benjamin de la troupe nous ramène
aux voitures.
Encore un
excellent souvenir à ranger dans la musette.
samedi 22 novembre 2014
Flamboyantes Baronnies
Allez, une petite dernière ! Une belle journée s'annonce, le feuillage commence à prendre ses quartiers d'automne, il est temps d'une dernière virée dans les Baronnies.
Les initiateurs étant indisponibles ce samedi, nous nous retrouvons vendredi avec tous les inconditionnels, André et Eliane, bien sûr, J-Pierre et Solange évidemment, plus étonnant pour un jour de semaine, Anne est là, et Jeff immanquablement.
On part de Trie (240m) à 9h45 avec10°C, on arrive à Avezac (660m) avec 17°C : incroyable... On regrette nos tenues d'été.
Grand ciel bleu, douceur, arbres multicolores, tous les ingrédients sont réunis pour une super balade.
André a décidé de passer en revue tous les plus beaux paysages des Baronnies.
On commence par le belvédère de la route de Labastide, avec le pic du Midi en toile de fond.
cliquez sur les photos pour zoomer
A Prat, petit village typique, nous bifurquons vers l'incontournable balcon de Lahitte. La vue est magnifique,les couleurs éclatantes, un régal pour les yeux dont nous ne nous lassons pas.
L'heure du pique-nique approche, le relief a aiguisé l'appétit. Le col du Couret d'Asque est l'endroit idéal pour s'arrêter.
Nous paressons pendant une bonne heure, heureux d'être ensemble et de profiter de la sublime salle à manger.
Il faut penser au retour, et nous musarderons sur ces routes bien connues mais délicieuses, du côté de Lomné et Laborde. Sans oublier les nombreux arrêts pour admirer, partager et photographier.
La rude remontée de Lomné à Prat réveille nos jambes, mais le spectacle de la nature environnante fait oublier la douleur.
Nous traversons Avezac, magnifique bourgade dominée par sa tour, avant de plonger vers l'Avezaguet pour mieux remonter et retrouver nos voitures.
Encore une magnifique journée dans ces somptueuses Baronnies au summum de leurs couleurs.
On a parcouru 42km avec un dénivelé positif de 850m
JFR
L'itinéraire et d'autres photos, ICI
Les initiateurs étant indisponibles ce samedi, nous nous retrouvons vendredi avec tous les inconditionnels, André et Eliane, bien sûr, J-Pierre et Solange évidemment, plus étonnant pour un jour de semaine, Anne est là, et Jeff immanquablement.
On part de Trie (240m) à 9h45 avec10°C, on arrive à Avezac (660m) avec 17°C : incroyable... On regrette nos tenues d'été.
Grand ciel bleu, douceur, arbres multicolores, tous les ingrédients sont réunis pour une super balade.
André a décidé de passer en revue tous les plus beaux paysages des Baronnies.
On commence par le belvédère de la route de Labastide, avec le pic du Midi en toile de fond.
cliquez sur les photos pour zoomer
A Prat, petit village typique, nous bifurquons vers l'incontournable balcon de Lahitte. La vue est magnifique,les couleurs éclatantes, un régal pour les yeux dont nous ne nous lassons pas.
L'heure du pique-nique approche, le relief a aiguisé l'appétit. Le col du Couret d'Asque est l'endroit idéal pour s'arrêter.
Nous paressons pendant une bonne heure, heureux d'être ensemble et de profiter de la sublime salle à manger.
Il faut penser au retour, et nous musarderons sur ces routes bien connues mais délicieuses, du côté de Lomné et Laborde. Sans oublier les nombreux arrêts pour admirer, partager et photographier.
La rude remontée de Lomné à Prat réveille nos jambes, mais le spectacle de la nature environnante fait oublier la douleur.
Encore une magnifique journée dans ces somptueuses Baronnies au summum de leurs couleurs.
On a parcouru 42km avec un dénivelé positif de 850m
JFR
L'itinéraire et d'autres photos, ICI
lundi 17 novembre 2014
Séjour cyclotouriste à Pékin
Jeudi 6 novembre 2014, 4h15
Rendez-vous à Cazères,
près de Toulouse, pour le départ d'un long voyage en car de 10h qui
nous conduira à l'aéroport de Genève, où nous attend l'avion pour
Pékin.
Cette première partie du
voyage se passe bien : le bus est confortable, nous faisons
connaissance avec les autres participants de l'aventure. Tous des
inconditionnels de la fédé, ligue des Pyrénées. Beaucoup se
connaissent déjà, issus de club actifs de la région : l'Union,
Montauban, Montrabé, etc... Beaucoup de gens avec des responsabilités dans leurs
clubs, apparemment. Je me sens un peu comme le petit bleu de la
troupe, ça fait drôle.
Arrivée à
Genève-Cointrain vers 15h, une longue attente commence, l"avion
ne décollant qu'à 19h20.
Elle est mise à profit
pour régler toutes les formalités d'usage, et pour regrouper les
autres participants qui nous rejoignent, venant des ligues voisines
de Franche-Comté, Bourgogne et Rhône-Alpes. Au total, un joli
groupe d'environ 130 personnes, la plupart en tant que cyclo.
Le décollage a lieu à
l'heure prévue, dans un A330-200 qui nous a paru un peu hors d'âge...On
verra bien.
Pratiquement 10h d'avion
nous attendent : on s'installe comme on peut aux places prévues,
nous en changeront rapidement en constatant que l'appareil n'est pas
plein et que nous avons la possibilité d'accaparer deux places. Autant de gagné pour le
confort !
Le vol se passe, ponctué
de repas et collations bienvenues, d'excellente qualité : Air China
est nettement au-dessus d'Air France dans ce domaine..
A la fin d'une nuit agitée
et inconfortable, nous ouvrons les stores des hublots sur un paysage
époustouflant de montagnes désertiques et enneigées, éclairées
par la lumière rasante du soleil levant, qui semblent peu élevées
: nous sommes au dessus de la Mongolie.
Nous survolons ensuite un
long désert de sable, avant d'approcher de Pékin, couverte d'une grisaille peu épaisse.
Vendredi 7/11, 12h : L'aéroport de Pékin
est immense : nous accostons au terminal n°3, construit à
l'occasion des JO de 2008. Architecture intérieure
étonnante et belle, qui fait penser à un panier renversé. Les
formalités de sortie, interminables comme il se doit, nous
permettront de l'admirer à loisir.
Notre guide, Mr Wang, nous
accueille à la sortie, somptueusement, avec une immense banderole de
bienvenue. Il parle un français irréprochable et nous présente dans le bus qui nous conduit à l'hôtel, les
grandes lignes de notre séjour ainsi que le mode de vie à Pékin.
clic sur les photos pour agrandir
Le Loong Palace Hotel, situé très au nord de la capitale, nous accueille somptueusement. Un vrai palace où nous nous installons pour la soirée
17h : réception des vélos
. Imaginez une centaine de personnes et autant de vélos, alignés
pour faire connaissance Les montures qui nous ont été préparées
sont neuves, des VTTs dernier cri, cadre alu, équipement Shimano,
fourche télescopique et frein à disque : marque Flying Pigeon
China. Chacun prend son destrier, on règle les selles et quelques
autres détails. Demain, première prise en jambes..
18h : dîner en ville, à
pied à 10mn de l'hôtel . Resto Chinois bien sûr ! Les tables sont
rondes, un grand plateau rotatif occupe le centre, il est garni de
tous les plats et chacun se sert à volonté . Excellente nourriture,
surtout des légumes, très croquants, délicieux : on goûtera ainsi
les pousses de lotus, on reconnaîtra du concombre, céleri, et plein
de préparations exotiques délicieuses. Peu de viande, du porc au
caramel. Pas de fromage, pas de dessert, pas de vin. De la bière, du
thé...Et bien sûr, pas de couverts : on s'initie au maniement des baguettes.
20h : Dodo, il faut
récupérer du décalage horaire.
Samedi 8 novembre, 9h, Randonnée des "longs
nez" dans la morne plaine (80km 180m D+)
(extrait de l'article du blog du club http://cyclotourisme-mielan.blogspot.fr )
Exceptionnellement, le
rendez-vous est fixé à 9h sur la place, nous avons décidé de
rouler toute la journée.
Exceptionnellement encore,
nous nous retrouvons à ... 88 cyclos, sur l'immense esplanade, au
pied de notre hôtel, dans la banlieue de ... Pékin. Il fait 6°C
mais le soleil matinal nous réchauffe un peu la couenne. Et les
« longs nez », c'est nous : c'est ainsi que les
chinois appellent les blancs, on devine pourquoi.
88 vélos donc, tous
identiques, rouges ou blancs, VTTs d'excellente facture.
Nous partons en direction
de Pinggu, une "petite" ville de la banlieue de Pékin, à
80 km tout de même. Tout est démesuré ici, les places, les routes,
les voies cyclables que nous utiliserons quasiment pendant tout le
parcours. La circulation dans la ville est facile pour les cyclos,
sauf dans les carrefours où tout le monde se retrouve sur la même
voie.
Les routes principales
sont constituées d'une chaussée à double voie de circulation pour
les voitures, encadrée de deux routes pour les deux roues (4m de
large chacune). Revêtement parfait.
La route est bordée de
chaque côté par une large bande réservée au commerce, avec ses
pancartes et calicots, et toute l'agitation afférente. Derrière
cette façade, les habitations, je suppose.
Nous ne verrons pas de
campagne pendant tout le trajet : soit des commerces, soit de
nombreuses plantations d'arbres, surtout peuplier, parfois ce qui
ressemble à des pépinières. Des champs, que tchi !
On va doubler ou croiser
toute une faune cycliste étonnante, toute équipée de moteurs
électriques - je suppose que les moteurs thermiques ont été
interdits de circulation pendant la durée du conseil de l'APEC
(réunion internationale des pays du Pacifique).
Que retenir de cette
longue traversée de la morne plaine du district de Pékin ?
La propreté de façade
sur les grands axes et dans la capitale (l'effet APEC?)
La circulation, importante
mais pas trop : la circulation alternée a été décrétée
cette semaine
Beaucoup de deux roues,
mais on est loin de la foison des pays asiatiques voisins.
Les marchés de pleine
rue, fréquents et colorés. Ils empiètent généralement sur la
voie cyclable.
L'immense variété de
fruits et de légumes présents sur les étals, la plupart
manifestement cultivés localement.
La dimension
impressionnante des petites villes : le district de Pékin
compte 23 millions d'habitants.
La poussière qui recouvre
tout : la région est très sèche actuellement.
La saleté de la cuisine
du restaurant musulman où nous nous arrêtons pour déjeuner :
plat unique délicieux, pâtes au bœuf, qui nous permettra
d'expérimenter les baguettes (pas de couverts en Chine).
Un peu frustré par
l'omniprésence du tissu urbain en bordure des grands axes, je me
permets de m'écarter de l'itinéraire pour aller voir l'envers du
décor et rouler dans la campagne : et là, je vois des cultures, des
villages, plutôt sales et désordonnés, la vraie vie, quoi.
Nous arrivons à Pinggu
vers 16h, il est temps, le soleil est presque couché. Le froid tombe
très vite.
Dimanche 9/11, Pinggu-Huangyaguan (46km 390m D+)
Lever 6h pour rejoindre
Huangyaguan avant 10h. L'hôtel, à peine terminé, n'a pas anticipé le petit dej et
c'est la course pour arriver à manger un morceau.
7h30, les vélos piaffent
d'impatience, le départ est proche : il fait -2°C ! ça pique...
Chacun se couvre du mieux
qu'il peut, moi je sors la cagoule.
La traversée de Pinggu
dans la circulation est parfois scabreuse, mais en principe, nous
avons une large bande cyclable à notre disposition. Beaucoup de
conducteurs semblent l'oublier. Des gens travaillent, d'autres font
du sport sur les places, une grande agitation règne dans la ville.
Nous atteignons rapidement
les faubourgs, le train est rapide, nos guides veulent arriver à
l'heure à la cérémonie qui nous attend au pied de la muraille de
Chine. A l'occasion du 50eme anniversaire des relations
franco-chinoises, a lieu une grande manifestation de cyclotouristes
des deux pays.
La route est large mais
bordée d'une importante bande cyclable comme d'habitude : nous
sommes en sécurité. Nous abordons bientôt les premières côtes,
pas trop pentu, puis nous longeons un très grand lac de barrage, Jinhai Lake, légèrement embrumé, la photo s'impose.
Nous partageons maintenant
la route avec les voitures, la cohabitation se passe bien, même si
les conducteurs sont un peu indisciplinés. Ils sont surtout très
prolixes avec le klaxon.
Nous sommes en montagne,
les descentes succèdent aux montées. On franchit deux petits cols,
avec des passages à 8%. Nous longeons un deuxième grand lac très
esthétique, du côté de Xiayingzhen. Nous resterons dans le fond de
la vallée, très peuplée, couverte de plantations fruitières,
noix, kakis, châtaignes et pommes. La spécialité du pays semble
être le séchage de petites pommes rouges, coupées en rondelles et
étalées au soleil sur des claies rectangulaires. (En fait, il semble qu'il s'agisse plutôt de fruits d'aubépinier)
La troupe, qui s'était
disséminée tout le long du parcours, se regroupe à Huangyaguan, où
nous attendent une nuée de cyclotouristes Chinois, ainsi que l'autre
groupe français d'Ile de France qui était parti un peu avant nous
du pays.
S'ensuit une cérémonie
impressionnante, colorée, bruyante, succession de discours
protocolaire des huiles locales ou nationales des deux pays, dont
notre président fédéral, Dominique Lamouller. Puis c'est le moment
des signatures des actes de jumelages entre différents clubs,
re-discours des deux côtés.
la délégation Gersoise au complet
La fin de la cérémonie
est un joyeux mélange des 700 cyclos présents, pour des photos de groupes, de tous
et de chacun. Très sympathique ambiance...Je rencontre des étudiants
chinois francophiles avec qui je sympathise et que j'invite à la
maison lors de leur prochain séjour en France.
Nous prenons possession de notre hôtel, qui se trouve être une ancienne garnison attachée à la défense de la grande muraille : elle a gardé sa rusticité, pas d'eau chaude, des chambres froides quasiment sans chauffage.
Impossible de venir ici sans aller gambader sur la grande muraille : je devrais plutôt dire escalader, car le site n'est pas plat !
Des marches de parfois 50cm de haut vous usent les genoux... On a gravi 250m de dénivelé en moins de 2km ! Mais quel spectacle !
Lundi 10/11, Huangyaguan-Xinlong (61km 860m D+)
Matin . Une petite randonnée autour du site de la grande muraille est prévue ce matin : les routes étant souvent petites, nous serons accompagnés d'une voiture de police. A moins qu'il y ait d'autres raisons...
Nous nous dirigeons vers deux petits villages perchés dans la montagne. Nous aurons pour la première fois l'occasion de rouler sur des petites routes confidentielles, de voir le vrai pays rural, la vie des paysans.
Nous admirons au passage l'entrée très coquette du village de Guojiagou, puis nous grimpons le petit col de Qingshanling (atchoum!). La traversée du village éponyme nous permet d'observer l'architecture d'anciennes maisons chinoises.
Le village de Chedaoyu que nous rejoignons ensuite semble abriter de nombreuses résidences de grand standing, des "pieds à terre" pour apparatchiks sans doute. Il est entouré de cultures en terrasse, essentiellement fruitières, en particulier des châtaigniers, mais aussi abricots, pêches, kakis.
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Nous n'avons pas vu un seul tracteur, travaillent-ils la terre à la main ? Pas plus de bêtes de somme... Les seuls engins motorisés visibles sont des tripoteurs pétaradants, souvent chargés à déborder. Le maïs, cultivé sur de petites parcelles, est très présent, élancé, plus haut que chez nous, avec de beaux épis. Les pieds séchés sont stockés en faisceaux de gerbes.
Après-midi . Nous quittons le site de la muraille pour Xinlong : étape de petite montagne. La route est large et roulante, elle s'élève petit à petit vers le col qui nous attend à mi-parcours. Des tunnels récents, non éclairés nous font flipper un peu, et pour éviter le plus long nous empruntons l'ancienne route, pas toujours enrobée, qui nous conduit au col de Qinghuiling.
La descente du col est sauvage, les villages sont typiques, mais on n'aperçoit pas grand monde.
Nous retrouvons rapidement la civilisation aux abords de Xilong, grande ville de 100000 habitants, nettement moins belle que les précédentes.
Mardi 11/11, Xinlong-Mijun (68km 227m D+)
De loin la journée la moins passionnante : est-ce à cause de la grisaille et du froid?
Il fait plus doux que les jours précédents, mais l'absence de soleil et un vent pénétrant nous glacent littéralement. Le profil de l'étape est descendant, nous passons de 600m d'altitude à moins de 100.
Nous changeons de district et un poste de police en atteste : surprenant.
On nous avait annoncé la traversée d'un grand vignoble, nous y sommes : la vigne en feuilles pas encore en couleurs d'automne, a pris un sérieux coup de gel qui a grillé la végétation. Nous arrivons à la "Wine Avenue" et sacrifions à la visite du grand château Changyu : on se croirait dans le Bordelais...
Arrivée à Mijun, encore une grande métropole. Nous visitons un magasin de cycles Merida, presque aussi chers que chez nous, avant de déjeuner.
L'hôtel est proche, il conserve de beaux restes mais fait son âge : l'équipement intérieur le trahit. Nous nous y installons avant d'aller musarder dans la ville : il fait nuit, une foule grouillante et bruyante s'y presse. Chaque magasin fait sa pub par haut parleur, ce qui augmente encore la cacophonie.
Mercredi 12/11 , Mijun-Pékin (81km 250m D+)
Grand beau temps, mais du vent froid : 2°C mais un ressenti nettement inférieur.
La route est à 90% urbaine, comme la première étape près de Pékin. Mais ça roule bien, quasiment toujours sur des pistes cyclables spacieuses.
Les carrefours sont parfois difficiles à négocier, ils occasionnent des arrêts intempestifs. Notre vétérante Josette en fait l'amère expérience et chute, heureusement sans gravité; il lui reste un coquard qui lui va très bien au teint...
Midi nous surprend à la périphérie de la capitale, nous nous arrêtons pour un resto bienvenu.
La traversée de Pékin dans l'après-midi est une expérience à vivre : je n'aime pas trop rouler en ville mais là, chapeau !
Les avenues sont spacieuses, il y a de la place pour les deux-roues, nous sommes bien encadrés par des cyclos Pékinois venus à la rescousse, et ce qui ne gâte rien, la ville est belle, aérée. Somptueux !
Un petit détour dans le quartier des ambassades nous permet une halte symbolique devant le lycée Français, mais nous ne verrons pas l'ambassade de France.
Nos guides nous mènent au pied des anciennes fortifications de la cité Ming, où une halte nous incite à sacrifier à la traditionnelle photo de groupe.
Nous rejoignons notre "Rainbow Hotel" où nous abandonnerons les vélos : c'en est fini de la partie cyclotouriste du séjour, il nous reste deux jours pour visiter Pékin, à pied.
Jeudi 13/11, Le temple du ciel
Le temple et les monuments qui lui sont associés, est bâti dans un immense parc de 270ha, que nous traverserons à pied.
"Cet autel sacrificiel impérial a été fondé dans la première moitié du XVe siècle, il forme un ensemble majestueux de bâtiments dédiés au culte, situés dans des jardins et entourés de pinèdes historiques. Son agencement global, comme celui de chaque édifice, symbolise la relation entre le ciel et la terre – le monde humain et le monde divin – essence de la cosmogonie chinoise, ainsi que le rôle particulier des empereurs dans cette relation." (document Unesco)
Nous traverserons ainsi successivement l'autel circulaire, le mur de l'écho et la voûte céleste impériale, pour finir au temple des prières pour de bonnes moissons. Ensemble architectural vraiment impressionnant.
Les lieux sont très appréciés des chinois qui viennent y pratiquer leurs activités préférées, le Tai chi et la calligraphie.
La journée s'annonce chargée : impossible de venir à Pékin sans visiter une fabrique de soie naturelle. Disons plus simplement qu'on nous dirige vers un magasin spécialisé dans l'accueil des touristes et qui nous montre succinctement comment on dévide les cocons de soie et comment on fabrique les couettes : intéressant.
Pour sortir du magasin, faut écumer les rayons : c'est joli, coloré, par ici les yuans.
Un détour vers la vieille ville de Pékin nous permet de voir les utongs (les ruelles), habitat ancien caractéristique mais en voie de démolition : place à la modernité !
Il est bientôt 17h, l'heure du thé. Nous le dégustons dans une maison de thé prestigieuse, avec tout le cérémonial qui s'impose, avant de nous égayer dans le magasin associé.
La journée se termine sur une note culturelle, on nous annonce un spectacle de Kung Fu . On s'attend un peu au pire mais on est agréablement surpris : le spectacle, intitulé "la légende du Kungfu", retrace l'histoire d'un tout jeune moine qui arrive au monastère pour y étudier le Zen et le Kungfu. Il devient un homme et un maître du Kungfu.
Très belle interprétation, de touchantes scènes de danse, quelques combats, des effets spéciaux impressionnants. Excellente soirée.
Vendredi 14/11, La cité interdite
Visite incontournable, la place Tian'anmen et la Cité Interdite. Nous y sommes de bonne heure, la place est déjà bien encombrée de visiteurs. A notre droite, le mausolée de Mao et l'inévitable queue qui s'étire pour voir la dépouille du grand timonier.
Immense, la "place de la porte de la paix céleste" (Tian'anmen) s'étend sur 900m du nord au sud avec une largeur de 500m. Beau et impressionnant. Elle est bordée à l'ouest du palais de l'Assemblée du peuple Chinois, à l'ouest du Museum National, et au nord de la porte de la paix céleste, entrée de la cité interdite. Au centre s'élève le monument aux héros du peuple.
Elle est parcourue par une nuée de touristes, comme nous, en petits groupes avec leur guide et son petit drapeau de ralliement.
Beaucoup de militaires également, en petites unités, jeunes dans l'ensemble, masculins ou féminins, qui paradent fièrement et se regroupent pour d'inoubliables photos...
Nous la traversons chacun à notre gré, le guide nous ayant donné quartier libre.
Les aménagements floraux sont magnifiques, soignés et très colorés. C'est d'autant plus surprenant que les températures nocturnes avoisinent les 0°C.
Nous nous dirigeons vers la porte de la paix céleste, entrée sud de la cité interdite où s'affiche le portrait de Mao, étonnant contraste entre les époques modernes et passées.
Nous entrons dans ce vaste complexe historique de 70ha et qui regroupe les trésors impériaux de la civilisation chinoise, dynasties Ming et Qing. Nous traversons une succession de cours et de portes qui rivalisent de grandeur et de beauté.
Toutes les photos que j'ai pu voir sont très loin de représenter la magnificence des lieux, et j'en reste sans voix!
Porte de la suprême harmonie
Cour extérieure et palais de l'harmonie suprême
Palais de l'harmonie du mileu et de l'harmonie préservée
Le jardin Impérial
Nous terminons la visite par le jardin impérial, magnifique ensemble de rocailles et de végétations diverses, parsemé de pagodes élégantes.
Il nous reste un peu de temps pour une dernière visite : la fabrique de perles d'eau douce.
Sur le chemin, le bus nous fait traverser le site olympique où nous pouvons voir d'un peu plus près (mais pas trop, c'est interdit en ce moment) le porte-flamme dressé vers le ciel, le cube d'eau qui abrite la piscine des JO ainsi que le fameux stade appelé "le nid d'oiseau".
A la fabrique de perles, on nous explique en bon français, vidéo à l'appui, le procédé d'élaboration des perles dans les huîtres d'eau douce : intéressant. La visite se termine par un passage obligé dans le magasin associé où les dames ne savent plus où donner de la tête : j'essaie en vain de contenir la fièvre acheteuse de Christiane...
La soirée de clôture à l’hôtel est l'occasion de prestations improvisées, les magnifiques imitations de notre plus discret et timide compagnon, suivies d'un sketch tonitruant de Raymond, le toy de la troupe.
Les Pyrénéens ne pouvaient pas terminer la soirée sans entonner le chant des montagnards qui laissa les Alpins et les Jurassiens sans voix...
Samedi 15/11, le retour
8h00 : Nos valises sont chargées, direction l'aéroport. On ne devrait pas être en retard...
Pékin commence à afficher un aspect plus conforme à ce qu'on connait : la brume descend doucement sur la mégapole. Après la pause de l'APEC, la pollution revient à la charge.
Les différentes étapes de la sortie du territoire chinois nous occupent un bon moment, nous nous retrouvons finalement dans l'avion pour 10h de vol.
Arrivée à Genève sous la pluie, on avait oublié. Encore 10h de bus pour rallier Toulouse, avec une pause bienvenue en cours de route pour avaler, qui un sandwich, qui une assiette de frites. Ah, c'est bon le retour au pays...
Mes impressions
Un séjour inoubliable, fait de rencontres avec de vrais cyclotouristes, de dépaysement et de découverte d'un pays surprenant par bien des aspects.
Un peu de frustration aussi, d'avoir manqué beaucoup de choses : on n'a vu qu'une toute petite partie d'une partie de la Chine, on n'a vu que le vernis. J'aurais bien aimé aller voir derrière la façade. Difficile sans doute de faire mieux avec un tel groupe à gérer.
J'ai aimé les gens, j'ai aimé les paysages somptueux quoique un peu ternes (peu de verdure), j'ai aimé Pékin, j'ai aimé la cuisine Chinoise.
Et j'ai aimé être avec vous tous, mes compagnons de voyage.
A quand la prochaine virée en Chine !
JFR
Allez voir plus de photos dans mon album
Les itinéraires : Beijing-Pinggu
Pinggu-Huangyaguan
Huangyaguan-Xinglong
Xinglong-Mijun
Mijun-Beijing Choisissez votre fond de carte en cliquant sur
Après-midi . Nous quittons le site de la muraille pour Xinlong : étape de petite montagne. La route est large et roulante, elle s'élève petit à petit vers le col qui nous attend à mi-parcours. Des tunnels récents, non éclairés nous font flipper un peu, et pour éviter le plus long nous empruntons l'ancienne route, pas toujours enrobée, qui nous conduit au col de Qinghuiling.
La descente du col est sauvage, les villages sont typiques, mais on n'aperçoit pas grand monde.
Nous retrouvons rapidement la civilisation aux abords de Xilong, grande ville de 100000 habitants, nettement moins belle que les précédentes.
Mardi 11/11, Xinlong-Mijun (68km 227m D+)
De loin la journée la moins passionnante : est-ce à cause de la grisaille et du froid?
Il fait plus doux que les jours précédents, mais l'absence de soleil et un vent pénétrant nous glacent littéralement. Le profil de l'étape est descendant, nous passons de 600m d'altitude à moins de 100.
Nous changeons de district et un poste de police en atteste : surprenant.
On nous avait annoncé la traversée d'un grand vignoble, nous y sommes : la vigne en feuilles pas encore en couleurs d'automne, a pris un sérieux coup de gel qui a grillé la végétation. Nous arrivons à la "Wine Avenue" et sacrifions à la visite du grand château Changyu : on se croirait dans le Bordelais...
Arrivée à Mijun, encore une grande métropole. Nous visitons un magasin de cycles Merida, presque aussi chers que chez nous, avant de déjeuner.
L'hôtel est proche, il conserve de beaux restes mais fait son âge : l'équipement intérieur le trahit. Nous nous y installons avant d'aller musarder dans la ville : il fait nuit, une foule grouillante et bruyante s'y presse. Chaque magasin fait sa pub par haut parleur, ce qui augmente encore la cacophonie.
Mercredi 12/11 , Mijun-Pékin (81km 250m D+)
Grand beau temps, mais du vent froid : 2°C mais un ressenti nettement inférieur.
La route est à 90% urbaine, comme la première étape près de Pékin. Mais ça roule bien, quasiment toujours sur des pistes cyclables spacieuses.
Les carrefours sont parfois difficiles à négocier, ils occasionnent des arrêts intempestifs. Notre vétérante Josette en fait l'amère expérience et chute, heureusement sans gravité; il lui reste un coquard qui lui va très bien au teint...
Midi nous surprend à la périphérie de la capitale, nous nous arrêtons pour un resto bienvenu.
La traversée de Pékin dans l'après-midi est une expérience à vivre : je n'aime pas trop rouler en ville mais là, chapeau !
Les avenues sont spacieuses, il y a de la place pour les deux-roues, nous sommes bien encadrés par des cyclos Pékinois venus à la rescousse, et ce qui ne gâte rien, la ville est belle, aérée. Somptueux !
Un petit détour dans le quartier des ambassades nous permet une halte symbolique devant le lycée Français, mais nous ne verrons pas l'ambassade de France.
Nos guides nous mènent au pied des anciennes fortifications de la cité Ming, où une halte nous incite à sacrifier à la traditionnelle photo de groupe.
Nous rejoignons notre "Rainbow Hotel" où nous abandonnerons les vélos : c'en est fini de la partie cyclotouriste du séjour, il nous reste deux jours pour visiter Pékin, à pied.
Jeudi 13/11, Le temple du ciel
Le temple et les monuments qui lui sont associés, est bâti dans un immense parc de 270ha, que nous traverserons à pied.
"Cet autel sacrificiel impérial a été fondé dans la première moitié du XVe siècle, il forme un ensemble majestueux de bâtiments dédiés au culte, situés dans des jardins et entourés de pinèdes historiques. Son agencement global, comme celui de chaque édifice, symbolise la relation entre le ciel et la terre – le monde humain et le monde divin – essence de la cosmogonie chinoise, ainsi que le rôle particulier des empereurs dans cette relation." (document Unesco)
Nous traverserons ainsi successivement l'autel circulaire, le mur de l'écho et la voûte céleste impériale, pour finir au temple des prières pour de bonnes moissons. Ensemble architectural vraiment impressionnant.
le temple des prières pour de belles moissons
Les lieux sont très appréciés des chinois qui viennent y pratiquer leurs activités préférées, le Tai chi et la calligraphie.
La journée s'annonce chargée : impossible de venir à Pékin sans visiter une fabrique de soie naturelle. Disons plus simplement qu'on nous dirige vers un magasin spécialisé dans l'accueil des touristes et qui nous montre succinctement comment on dévide les cocons de soie et comment on fabrique les couettes : intéressant.
Pour sortir du magasin, faut écumer les rayons : c'est joli, coloré, par ici les yuans.
Un détour vers la vieille ville de Pékin nous permet de voir les utongs (les ruelles), habitat ancien caractéristique mais en voie de démolition : place à la modernité !
Il est bientôt 17h, l'heure du thé. Nous le dégustons dans une maison de thé prestigieuse, avec tout le cérémonial qui s'impose, avant de nous égayer dans le magasin associé.
La journée se termine sur une note culturelle, on nous annonce un spectacle de Kung Fu . On s'attend un peu au pire mais on est agréablement surpris : le spectacle, intitulé "la légende du Kungfu", retrace l'histoire d'un tout jeune moine qui arrive au monastère pour y étudier le Zen et le Kungfu. Il devient un homme et un maître du Kungfu.
Très belle interprétation, de touchantes scènes de danse, quelques combats, des effets spéciaux impressionnants. Excellente soirée.
Vendredi 14/11, La cité interdite
Visite incontournable, la place Tian'anmen et la Cité Interdite. Nous y sommes de bonne heure, la place est déjà bien encombrée de visiteurs. A notre droite, le mausolée de Mao et l'inévitable queue qui s'étire pour voir la dépouille du grand timonier.
Immense, la "place de la porte de la paix céleste" (Tian'anmen) s'étend sur 900m du nord au sud avec une largeur de 500m. Beau et impressionnant. Elle est bordée à l'ouest du palais de l'Assemblée du peuple Chinois, à l'ouest du Museum National, et au nord de la porte de la paix céleste, entrée de la cité interdite. Au centre s'élève le monument aux héros du peuple.
Elle est parcourue par une nuée de touristes, comme nous, en petits groupes avec leur guide et son petit drapeau de ralliement.
Beaucoup de militaires également, en petites unités, jeunes dans l'ensemble, masculins ou féminins, qui paradent fièrement et se regroupent pour d'inoubliables photos...
Nous la traversons chacun à notre gré, le guide nous ayant donné quartier libre.
Les aménagements floraux sont magnifiques, soignés et très colorés. C'est d'autant plus surprenant que les températures nocturnes avoisinent les 0°C.
Nous nous dirigeons vers la porte de la paix céleste, entrée sud de la cité interdite où s'affiche le portrait de Mao, étonnant contraste entre les époques modernes et passées.
Nous entrons dans ce vaste complexe historique de 70ha et qui regroupe les trésors impériaux de la civilisation chinoise, dynasties Ming et Qing. Nous traversons une succession de cours et de portes qui rivalisent de grandeur et de beauté.
Toutes les photos que j'ai pu voir sont très loin de représenter la magnificence des lieux, et j'en reste sans voix!
Porte de la suprême harmonie
Cour extérieure et palais de l'harmonie suprême
Palais de l'harmonie du mileu et de l'harmonie préservée
Le jardin Impérial
Nous terminons la visite par le jardin impérial, magnifique ensemble de rocailles et de végétations diverses, parsemé de pagodes élégantes.
Il nous reste un peu de temps pour une dernière visite : la fabrique de perles d'eau douce.
Sur le chemin, le bus nous fait traverser le site olympique où nous pouvons voir d'un peu plus près (mais pas trop, c'est interdit en ce moment) le porte-flamme dressé vers le ciel, le cube d'eau qui abrite la piscine des JO ainsi que le fameux stade appelé "le nid d'oiseau".
A la fabrique de perles, on nous explique en bon français, vidéo à l'appui, le procédé d'élaboration des perles dans les huîtres d'eau douce : intéressant. La visite se termine par un passage obligé dans le magasin associé où les dames ne savent plus où donner de la tête : j'essaie en vain de contenir la fièvre acheteuse de Christiane...
La soirée de clôture à l’hôtel est l'occasion de prestations improvisées, les magnifiques imitations de notre plus discret et timide compagnon, suivies d'un sketch tonitruant de Raymond, le toy de la troupe.
Les Pyrénéens ne pouvaient pas terminer la soirée sans entonner le chant des montagnards qui laissa les Alpins et les Jurassiens sans voix...
Samedi 15/11, le retour
8h00 : Nos valises sont chargées, direction l'aéroport. On ne devrait pas être en retard...
Pékin commence à afficher un aspect plus conforme à ce qu'on connait : la brume descend doucement sur la mégapole. Après la pause de l'APEC, la pollution revient à la charge.
Les différentes étapes de la sortie du territoire chinois nous occupent un bon moment, nous nous retrouvons finalement dans l'avion pour 10h de vol.
Arrivée à Genève sous la pluie, on avait oublié. Encore 10h de bus pour rallier Toulouse, avec une pause bienvenue en cours de route pour avaler, qui un sandwich, qui une assiette de frites. Ah, c'est bon le retour au pays...
Mes impressions
Un séjour inoubliable, fait de rencontres avec de vrais cyclotouristes, de dépaysement et de découverte d'un pays surprenant par bien des aspects.
Un peu de frustration aussi, d'avoir manqué beaucoup de choses : on n'a vu qu'une toute petite partie d'une partie de la Chine, on n'a vu que le vernis. J'aurais bien aimé aller voir derrière la façade. Difficile sans doute de faire mieux avec un tel groupe à gérer.
J'ai aimé les gens, j'ai aimé les paysages somptueux quoique un peu ternes (peu de verdure), j'ai aimé Pékin, j'ai aimé la cuisine Chinoise.
Et j'ai aimé être avec vous tous, mes compagnons de voyage.
A quand la prochaine virée en Chine !
JFR
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Pinggu-Huangyaguan
Huangyaguan-Xinglong
Xinglong-Mijun
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