jeudi 22 mars 2018

Averan et la crête du Hourc

J'ai profité d'une course à Tarbes et d'une après-midi ensoleillée pour faire un saut sur les hauteurs d'Averan, où je n'avais pas posé les roues depuis exactement 16 ans, jour pour jour.
J'en avais gardé un souvenir vivace et mourrais d'envie d'y retourner : c'est fait.
Je pars de Décathlon en direction de Juillan, Louey puis Bénac. C'est plat, de plus en plus urbain. Heureusement, la vue sur la chaîne enneigée me distrait de cette triste évolution...
A Barry, c'est le pied de la côte. Il me semble me souvenir d'une rude grimpette, je n'ai pas été déçu.
Une moyenne de 7% sur 4km, mais avec des passages fréquents et assez longs à 13-14%. Bon, tout à gauche, ça passe, et puis rien ne presse. J'en profite pour regarder le paysage, un peu terne à cette saison.


Un petite pause photo me permet de saisir la petite église d'Averan au fronton original. Ça ne se voit pas, mais la traversée du village est relevée.
Reste un kilomètre pour atteindre la Croix de chez Hourquet, terme de la montée. Le point de vue étant un peu juste, je rejoins la première antenne qui domine la crête (il y en a 3) : la piste est un peu rugueuse mais ça passe. La vue est magnifique, vers les Pyrénées comme vers la plaine.


Au loin, la ville de Tarbes et à gauche l’aéroport TOL

La descente vers Les Granges puis Adé est raide. Je retrouve la circulation et m'engage dans un petit chemin pour éviter les voitures : pas une bonne idée, le chemin est pourri et pas toujours revêtu.
Je rentre par Ossun, Azereix et Ibos, à un train soutenu malgré un vent de face.
Pour être honnête, seule la montée vers Averan et la balade sur la crête présentent de l'intérêt. Le reste manque un peu de relief, dans tous les sens du mot.

Les chiffres : 37km, 366m de dénivelé, 10°C
Le circuit : https://www.strava.com/activities/1465925039
La vidéo : https://www.relive.cc/view/1465925039

jeudi 15 février 2018

Mon anniversaire à la Croix Blanche

C'est aujourd'hui mon anniversaire. La météo, froide et humide jusqu'à hier, nous a gratifié à cette occasion d'une température printanière et d'un soleil éblouissant.
Il n'en fallait pas plus pour rameuter la troupe un peu endormie depuis le début de l'année. Au programme, le col de la Croix Blanche, le balcon de la Bigorre. J'y ai concocté un petit itinéraire que j'adore et que j'ai envie de partager avec les copains.

Rendez-vous à Benac à 11h30, le sourire est sur tous les visages tant sont grands la surprise et le plaisir de ce temps inespéré.
Direction plein sud, la montagne enneigée à portée de main, nous suivons la vallée ouverte de l'Echez, bien gonflé par les pluies récentes. Nous obliquons rapidement vers Bourréac, village Bigourdan haut perché et particulièrement typique. La rude côte pour y parvenir nous donne un prétexte pour une première pause admirative : la vue sur la montagne est superbe.


Nous rejoignons Lézignan, puis Lourdes, que nous traversons en empruntant la "coulée verte" jusqu'à la gare de Lugagnan.
La vallée de Castelloubon commence ici. J'aime particulièrement cette vallée, animée par le torrent Neez qui descend du Hautacam. Elle est confidentielle mais vivante, travaillée par ses habitants. Nous la suivons jusqu'à Juncalas , sur une route éventrée par des travaux d'assainissement. Puis c'est le col de Lingous, 575m.


Nous nous engageons à droite pour la longue et tranquille montée qui nous conduit au village d'Arrodets-ez-Angles. Cette petite route en balcon serpente au gré du relief et c'est un réel plaisir de la parcourir. La vue sur la plaine de la Bigorre est souvent intéressante.
A Arrodets, changement de pente. Les deux derniers kilomètres sont redoutables, alignant trois murs successifs qui titrent à au moins 13%. Mais nous y sommes, au col de la Croix Blanche, réputé chez tous les cyclos du coin. 820m d'altitude.





Nous profitons longuement de l'instant qui nous est offert, avant de replonger vers Neuilh puis Astugues. Les paysages sont somptueux et nous nous arrêtons ici où là pour en profiter.
A Loucrup, encore une belle mais courte côte pour rejoindre Layrisse par une magnifique route serpentant sur la crête, et une longue descente nous ramène à Benac.

Claire nous a fait des crêpes que nous dégustons auprès des voitures avec un bon verre de cidre : elle est pas belle la vie ! (de retraité ...)

Encore une superbe journée avec les copains, le vélo, la montagne, le soleil, et la convivialité. Un grand merci à mes compagnons, Solange, J-Pierre, Jacky et Patrick. Ne manquait qu'Eliane et André, on les a regrettés.

Les chiffres : 72, l'âge du capitaine, 20°c, 5 cyclos, 45km, 695m de dénivelé positif.

samedi 23 décembre 2017

L'Aspin de Noël

Un bref créneau de 3 jours de beau temps est annoncé, il faut en profiter pour notre gâterie de Noël, la montée du col d'Aspin. Je rameute les copains et nous nous retrouvons à midi au départ de Sarrancolin.
Solange et J-Pierre n'ont pas roulé depuis un mois mais on peut compter sur eux. Eliane a roulé un peu plus mais ce n'est pas la grande forme. André, en convalescence, nous accompagne en voiture.

Il fait 9°C et grand soleil quand nous prenons la route. Un petit courant d'air nous pousse vers Arreau, ce qui donne une relative impression de douceur...
Au fur et à mesure de notre approche, nous observons de vilains nuages bas qui colonise la montagne : aie!!

Le soleil nous accompagne jusqu'aux premiers lacets de la montée de l'Aspin, puis il se voile. Heureusement la chaleur dégagée par le moteur nous maintient à une température agréable.


L'aspin dans les nuages

Les deux derniers kilomètres seront gravis dans les nuages, peu denses, et la température chute à 6°C.
Et là, miracle, à 100m du col le brouillard s'évapore et nous gratifie d'un soleil généreux. Quel timing !



Nous profitons de cet instant qui nous fait oublier notre effort : voilà pourquoi nous sommes là.

La descente est fraîche, surtout pour les mains. Heureusement le soleil est de retour et nous réchauffe de ses rayons généreux.

en descendant vers Arreau

Comme d'habitude on retrouve le courant d'air dans la vallée des Nestes, et encore une fois nous l'avons dans le nez. On ne traîne pas en route pour rejoindre nos voitures. Un bon chocolat chaud au bar du coin finit de nous réchauffer.
Les chiffres : 38km dont 11 de montée, dénivelé 860m, température 9°C

mercredi 22 novembre 2017

Escapade dans les Baronnies (2)

C'est une véritable tempête de beau temps qui s'est abattue sur la région en cette fin du mois de novembre. Les couleurs d'automne ont pris du retard et c'est le moment d'en profiter.
Je rameute les amateurs et c'est un joli groupe de 8 "épicuriens" qui se presse au départ de Bourg de Bigorre. Nous sommes 4 bleuets mirandais, ainsi que mes copains de Ste Dode et Miélan.
Nous entrons dans le vif du sujet sans tarder, en empruntant la célèbre côte d'Escots, bien connue des amateurs es Baronnies. 4 km de grimpette, modérée à pentue, nous conduisent jusqu'à la tournée de Batsère. La vue porte loin et nous assure que nous allons passer une superbe après-midi.

 Pascal, J-Pierre et J-Claude dans la côte

La longue descente vers Batsère nous offre un panorama somptueux sur les vallonnements nord des Baronnies. Nous traversons des bosquets chatoyants de teintes dorées, nous longeons des prairies verdoyantes. Nous collectons au passage le petit col de Batserole avant de plonger vers le village et de poursuivre vers l'Arros. Coup de frais surprenant en traversant la rivière.

Un long faux plat monte vers Espèche, agrémenté de quelques passages plus relevés. J'adore cette route qui serpente à flanc de coteau, le long des prés où les animaux profitent des derniers pacages de la saison. Nous voici à Lomné et nous poursuivons jusqu'à Esparros.
La route que nous empruntons, attire notre regard vers le haut et son long cheminement vers le col de Coupe. Ce ne sera pas pour cette fois. Nous plongeons vers la vallée de l'Ayguette pour remonter vers le joli village de Laborde. Où nous replongeons vers la vallée de l'Arros.

J'aime particulièrement ce hameau d'Arrodets et je ne manque jamais ce petit détour qui nous permet d'y faire une pause.

Arrodets, au pied du col du Couret d'Asque

3km de montée nous attendent pour gravir le Couret d'Asque. Très esthétique, ce col est peu pentu, sauf dans la traversée de Bulan. Très ensoleillé, ce qui ajoute à son charme.
La descente assez raide vers le village d'Asque est superbe, la vallée du Cilh est chaudement colorée.

un bleuet perdu dans la verdure de la vallée d'Asque

Rapide descente vers le moulin d'Esqueda, suivie d'un faux plat montant de 2km vers Banios, et nous voilà au pied de Marsas et de la longue escalade vers le col de la Pède.
La côte est rude dans son premier kilomètre, pour s'atténuer un peu par la suite. Nous montons parallèlement à la route du col des Palomières, mais alors qu'elle est à l'ombre, nous grimpons en pleine lumière. Superbe ! Nous atteignons le col après presque 5km d'effort, pour plonger une nouvelle fois dans une descente interminable vers le ruisseau du Luz, au pied d'Uzer.
La route qui nous conduit à Castillon est ma préférée. Elle serpente sur 3km sous les frondaisons des hêtres aux couleurs chaudes et dorées. Malheureusement nous avons pris du retard et le soleil commence à manquer par endroits.

  
Encore une sévère petite côte pour traverser Castillon, puis nous dévalons vers Bonnemazon, les pattes cassées par de petits raidillons sournois qui parsèment la descente. Nous admirons tout au long le flamboiement des rayons rasants du soleil couchant sur le relief si particulier des Baronnies.

Les voitures ne sont pas loin et nous terminons cette balade, émerveillés de tant de beauté et contents d'en avoir fini avec cet épouvantable, mais si beau, relief.
Nous avons parcouru 48 petits kilomètres, avec un dénivelé de 1120m. Température idéale d'environ 20°C.


mercredi 8 novembre 2017

Les Baronnies

Une courte fenêtre météo dans cette semaine agitée nous autorise à pratiquer notre activité préférée en cette fin de saison : une boucle plaisir dans les Baronnies.
Il ne fait pas très chaud, 9°C au départ, mais le soleil est là pour nous réchauffer, première condition indispensable pour cette balade.
Nous sommes peu nombreux : la troupe est décimée par des problèmes de santé et de disponibilité. Tant pis, on prendra du plaisir sans eux, Jacky, Michel et Jeff, tout en regrettant leur absence.

 Direction plein sud vers Avezac-Prat, vers ce paysage engageant qui nous attire irrésistiblement. La descente vers l'Avezaguet est frigorifiante, nous nous laissons glisser tranquillement pour limiter l'impression de froid.
Dès la longue mais plaisante remontée du village, les choses s'améliorent et le plaisir est déjà là, dans la traversée du joli bourg typique posé dans son écrin et son environnement coloré. J'aime particulièrement ce morceau de petite route qui nous conduit jusqu'à Prat.
Nous obliquons vers l'ouest, direction Lahitte. La traversée forestière qui y conduit est généralement flamboyante : aujourd'hui elle est un peu terne, les feuilles sont soit déjà tombées, soit pas encore colorées. Ce ne sera pas une grande année.

Le superbe balcon de Lahitte



Toujours autant de plaisir à traverser ce village, puis la longue descente serpentant jusqu'à Laserre.
Elle se termine par la sombre et froide plongée vers l'Arros.

 Nous remontons vers Batsère, et poursuivons sur la belle petite route tracée au milieu des prairies qui nous conduit à Bulan.
C'est le pied du Couret d'Asque, dont nous gravissons les 2 kms ensoleillés en admirant le panorama qui nous entoure.

La pause est incontournable à l'aire de pique-nique proche du sommet, pour nous repaître de la vue sur la vallée et le village d'Asque.









La plongée vers le bas-fond de l'Esqueda est interminable mais plaisante et colorée. Nous remontons par la D26 sur les hauteurs d'Espieilh, la vue sur le nord du massif des Baronnies est illimitée. Le château de Mauvezin dresse sa silhouette imposante au loin.



La route de crête nous conduit à Bettes, extrémité ouest du papillon de notre itinéraire. La descente vers Bourg de Bigorre est longue, esthétique : nous l'abordons avec sérénité, peu pressés de quitter ces lieux enchanteurs.


Une dernière remontée sérieuse nous attend pour rejoindre les voitures : 200m de dénivelé à se taper pour retrouver le plateau de Lannemezan. Heureusement elle est belle, variée, et ensoleillée. Les rayons rasants du soleil éclairent le paysage d'une chaude lumière.

Nous avons parcouru 46kms avec un dénivelé de 1040m. Température 6°C à l'arrivée.



jeudi 12 octobre 2017

Retour au pays

Ça fait plaisir de retrouver notre campagne et nos vallonnements verdoyants, parcourus à une allure de cyclotouristes avec les amis.
André nous a donné rendez-vous à Tournous-Devant pour une randonnée de son cru, que j'ai déjà faite avec lui il y a quelques années. Avec André, on est jamais déçus : on sait que ce sera beau et difficile !

Nous grimpons sur le plateau de Recurt par la longue côte de Vieuzos et de Sabarros. J-Pierre nous invite à visiter le point de vue récemment installé près de cette commune, très beau balcon sur la vallée de la Baïse-
Devant et le piémont Pyrénéen.












Nous entrons dans la Haute-Garonne près de Réjeaumont et abordons une 1ere bonne côte après avoir franchi notre rivière Gers.
Le plateau de Villeneuve-Lécussan nous réserve une vue somptueuse sur la montagne. Une interminable et rapide descente nous dépose dans la belle vallée de la Save, que nous suivrons jusqu'à St Plancard, joli village endormi qui me rappelle Ponsan-Soubiran.


Le retour s'annonce physique : nous coupons successivement les coteaux de Cazarils, Boudrac, Garaison, Lasalles et Vieuzos. On prend 400m de dénivelé en quelques kilomètres, les jambes commencent à tirer. Mais quels beau paysages traversés ! petites routes forestières dans les châtaigniers, belles vallées encaissées.
Dernière côte à Vieuzos, plongée vers la plaine de la Baïse, nous sommes de retour, après avoir parcouru 60km et un dénivelé de 840m.
Merci André pour cette belle après-midi.


dimanche 1 octobre 2017

Séjour Espagnol à Peniscola

Je n'ai pas fait de vélo pendant 2 mois, le temps de rectifier mes cervicales fatiguées. Après quelques balades fin septembre pour me remettre en jambes, me voici avec les Bleuets Mirandais pour un séjour d'une semaine à Peniscola, pas loin de Valencia.

Samedi 30 septembre
Après un voyage long mais sans histoire, nous nous retrouvons tous à l'hôtel Papa Luna (le pape Luna). Nous prenons possession des lieux, les voitures au garage, les vélos au local réservé (et parfait), les gens de leurs chambres.
19h30 Briefing général des organisateurs, pour nous informer du mode de fonctionnement du centre : nous sommes environ 160 cyclos ! Apéro de bienvenue.
20h30 Diner . On doit être 300 personnes dans la salle à manger, c'est bruyant...
Chacun se sert au buffet à volonté : beaucoup de choix et pour tous les goûts.

Dimanche 1er Octobre
Après un petit dej copieux, tout les cyclos se regroupent sur une place en bord de mer et se rassemblent en fonction des circuits et des groupes de niveau décidés la veille.
3 circuits : 100km et 1100m de dénivelé avec deux petits cols
        78km et 900m de dénivelé avec deux petits cols
        65km et 600m de dénivelé

Gilbert est costaud, il opte pour le 100, les autres bleuets feront le 78, dans 3 groupes de niveau. On laisse le 1er pour plus tard et on choisit le deuxième qui semble nous convenir (on le saura au retour !)


Notre capitaine de route est une femme, Denise, fine et affûtée. Et ça démarre sur les chapeaux de roue pour 22km de faux plat peu montant, sur une grand route très roulante mais peu agréable, en file indienne sur la bande cyclable. C'est un rythme qui semble convenir à tous sauf à moi : j'apprécie un échauffement plus progressif.
Nous traversons une région très agricole, maraîchage et vergers. Nous longeons des étendues d'artichauts et de choux, et de nombreuses parcelles d'agrumes, d'oliviers et d'amandiers.
A Alcala de Chivert, nous arrivons au pied du premier col, pas très long ni très pentu mais très roulant, que tout le monde monte au train, sauf moi qui traîne un peu en arrière. Je préfère attendre le dernier groupe qui sera sans doute plus à ma portée...


Après une descente rapide au milieu de la garrigue méditerranéenne nous atteignons le village de Cuevas de Vinroma. Et le début d'une longue grand route parsemée de bosses usantes : encore une douzaine de kms en file indienne, peu intéressante.
A La Salsadella, nous obliquons vers l'est pour retourner vers la mer, en franchissant un col sérieux, pas très long mais pentu, environ 9% de moyenne avec 500m à 12%. Nous circulons sur la crête pendant un moment, au milieu d'un paysage de garrigues, et d'oliviers plantés en terrasse. Assez casse-pattes...
Nous descendons vers Sta Magdalena de Pulpis où nous retrouvons la N340 qui nous ramène au train à notre point de départ.

Belle balade, si l'on fait abstraction des 45 kms de voies rapides sur les 78 du parcours. Dénivelé 860m. Nous étions 8 dans mon groupe, dont un cyclo de 83 ans pas feignant, et deux dames qui n'ont pas chômé.

Lundi 2 octobre
Temps couvert mais lumineux. Au menu 3 circuits de 95, 80 et 65kms. La plupart des bleuets partent sur le 95, je suis le seul à opter pour le 65. Pas pour des raisons de distance mais je pense que le rythme sera plus en accord avec mes goûts (et aussi ma forme..)
En attendant les troupes, je me fais environ 5kms sur la belle corniche qui borde la méditerranée, au sud de Péniscola. La vue y est somptueuse, le relief assez tourmenté.
Je retrouve mon petit groupe sur la place en bord de mer, et nous partons à une allure propice à l'échauffement, en direction des premières collines qui bordent la plaine côtière.
Puis la route s'élève tranquillement mais régulièrement vers les hauteurs qui surplombent la ville de  Calig. Nous longeons les champs d'olivier, ratissés et damés pour faciliter la cueillette qui semble proche. Beaucoup d'amandiers également, mais les fruits ont disparu. Des orangers à foison, couvert de fruits vert mais dont certains commencent à se colorer. C'est bientôt la saison des Navels, hhhum...


Notre guide nous oriente maintenant vers un village perché au loin, Cervera del Maestre. La vue est superbe depuis le col où nous nous sommes arrêtés. Nous plongeons dans une longue descente très roulante, jusqu'à traverser le Rio de la Rambla de Cervera, rio secco. Une belle montée de 2 km, en lacet, nous conduit au village perché.


Nous montons un peu plus, dans des ruelles à 12%, pour visiter le village, très esthétique, jusqu'au pied du château.
Nous redescendons ce que nous avons grimpé pour obliquer vers San Jordi, sur une belle petite route roulante, au milieu des oliviers qui croulent sous le poids des fruits.
La descente suivante emprunte un 'cami rural', petite route étroite mais superbement revêtue : on est loin du Gers.
Nous sommes au plus loin de notre base et revenons par Calig, gros village dominé par sa belle église. La suite est composée d'une succession de chemins de campagne, serpentant au milieu des cultures. J'adore...
Ils nous amènerons jusqu'aux abords de Peniscola, que nous voyons donc sous un jour très différent.

Les moins vaillants s'arrêtent en passant à l’hôtel et je continue, tout seul avec mon guide Gérard, pour une dizaine de kilomètres supplémentaires,  sur la corniche qui se termine à la Font Nova, quartier huppé de Peniscola superbement aménagé.

Peniscola

Très beau parcours, le groupe qu m'accompagnait, panaché des régions de France, a été très sympa, et l'ambiance cyclotouriste que j'y ai trouvée m'a parfaitement convenu.
J'ai parcouru 69km avec un dénivelé de 670m.

Mardi 3 octobre
J'ai trouvé mon groupe, c'est le dernier, celui des touristes. Avantage : allure raisonnable, on a le temps de prendre des photos, on visite. Inconvénient : les circuits sont courts, 55 à 65km. Je règle le problème en rajoutant un circuit de mon cru que je fais au retour du groupe.
Aujourd'hui, visite de l'ermitage de Nostra Señora de la Misericordia, sur les hauteurs de Vinaros.


Le groupe s'est étoffé depuis hier, certains commencent à être fatigués du rythme imposé aux costauds, nous sommes une quinzaine.
Superbe parcours, au milieu des orangers dont certains distillent une senteur discrète, et où certains fruits  commencent à changer de couleur. Beaucoup de petits chemins ruraux, qui finissent par nous conduire au pied de la butte où trônent de grandes antennes et l'ermitage. La côte est rude, on passe par du 12-13%, mais relativement brève, environ 1km.
Très beau belvédère que nous prenons le temps de déguster, très beau bâtiment que nous avons le loisir de visiter.
Michel a profité de cette balade tranquille pour peaufiner son entrainement à la moulinette, ça progresse ...

Au retour Françoise m'accompagne sur la route de la corniche pour prendre des photos de la citadelle. Nous terminons avec 73km et un petit dénivelé de moins de 500m.


Mercredi 4 octobre
Journée repos, l'organisation nous propose une visite de Valencia, 3eme ville d'Espagne, située à 150km de notre base.
Départ en bus vers 8h30, la plupart des bleuets m'accompagnent. Le voyage passe vite dans un bus confortable, notre guide Caterina nous occupe tout du long avec ses commentaires et explications enrichissantes. Nous traversons la région de la côte del Azahar (côte de la fleur d'oranger), qui mérite bien son nom puisque nous sommes entourés de plantations d'agrumes à perte de vue.

La visite de Valencia est somptueuse : nous passons d'abord en revue (et dans notre pullman) les principaux monuments de la ville ancienne, avant d'atteindre la moderne cité des arts et des sciences que nous traverserons à pied.


Une architecture magnifique, un régal pour les yeux.

Nous visitons ensuite la vieille ville, enfantée successivement par les Romains, les Arabes et enfin les Chrétiens. Un mélange extraordinaire qui donne une architecture générale magnifique


 Nous visiterons ainsi successivement la Poste et sa superbe coupole d'accueil,
 Nous admirerons la Mairie, superbe bâtiment de style baroque,
 Le palais du marquis des deux eaux et ses moulures en albâtre de style un peu rococo
 L'immense ensemble de la cathédrale, construite sur l'ancienne mosquée arabe. IIl lui reste le minaret, les portes romaines et la porte gothique.
 Caterina nous fait découvrir un joyau qu'elle compare à la chapelle sixtine de Rome, la chapelle St Nicholas : somptueux !
 La visite se termine par la place de la basilique où siège le juge des eaux, qui régnait sur la distribution des eaux dans les différents quartiers de la ville.










Après un dernier tour en bus dans la ville, nous prenons le chemin du retour, au milieu d'une mer verte d'orangers.
Une superbe visite dont je me souviendrai...

Jeudi 5 octobre
J'intègre une fois de plus le groupe des touristes, accompagné de Françoise et de Michel. Après un petit échauffement solitaire et une reconnaissance pour l'option de fin de balade, je rejoins le groupe et nous partons sur des petites routes, en mode cool, ce qui ne nous empêche pas de nous confronter un peu dans de longues côtes...
Nous traversons le joli village de Sant Jordi avant d'obliquer vers Cervera puis de remonter vers Calig : que des bonnes routes entourées d'oliviers et d'agrumes.


Une fois rentrés à Peniscola, notre capitaine de route nous propose un petit supplément vers l'ermitage de St Antoni. Nous montons au-dessus de la ville, circulant dans les lotissements huppés : la vue s'étale sous nos pieds, la mer turquoise et la basse ville.
Je propose à Gérard, notre guide, de pousser jusqu'au sommet de la montagne occupé par les richissimes villas .
Nous escaladons des pentes de l'ordre de 15% mais la vue nous récompense de nos efforts.


Nous pouvons voir toute la côte, jusqu'à Benicarlo et Vinaros. Le sommet est atteint après un dernier coup de rein. Le panorama est malheureusement confisqué par les promoteurs qui ont couvert le sommet de villa luxueuses et inapprochables.
Nous pourrons seulement saisir un aperçu fugace entre deux murs : salauds de riches !!!


La descente est rapide et nous ramène à l'hôtel après avoir parcouru 71km avec un dénivelé de 770m

Vendredi 6 octobre
Dernier jour de vélo du séjour : les organisateurs ont programmé 3 parcours "cools", 95, 75 et 55km. La constitution des groupes m'incite à rester sagement avec celui des touristes.
La balade débute par le bord de plage : nous longeons la côte sur une vingtaine de kms, par la route et en empruntant les nombreuses pistes cyclables. Le paysage qui défile sous nos yeux est varié, typique des stations balnéaires. Seuls les quelques kms qui séparent Bénicarlo de Vinaros sont pitoyables : pour une fois la côte n'est pas bétonnée, mais elle est abandonnée à elle-même. Mauvaise route, des déchets partout, l'Espagne 20 ans en arrière. Heureusement la traversée du bord de mer de Vinaros nous enchante.


Direction nord, nous réintégrons la Catalogne à Alcala, gros village serré autour de son église. Nous abordons une longue côte et nous faisons une pause à un point de vue remarquable sur la plaine côtière : l'agriculture est variée, au loin nous apercevons les prémices du delta de l'Ebre.
Un peu plus haut, c'est la pause touristique habituelle, à l'ermitage del Remei : élégant bâtiment blanchi à la chaux entouré de pins et d'oliviers millénaires.

 L'ermitage de Remei
et les oliviers 'millénaires'















Les nouvelles recrues du groupe, les "fatiguées" du 130km de la veille, impriment au retour un rythme soutenu que je suis volontiers. Nous avons parcouru 66 kms avec un dénivelé de 270m.

vendredi AM
L'ermitage de Sant Antoni nous tente, perché tout la-haut, au-dessus de Péniscola. Nous ne pouvons pas y grimper en vélo de route, nous décidons donc de l'aborder à pied. Françoise et Pascal m’accompagnent et vont imprimer à la balade un rythme que j'ai du mal à suivre...bon, je suis quand même pas loin derrière.
Nous nous élevons d'abord sur la corniche, puis à travers les riches lotissements de la ville. Ce sont ensuite d'autres lotissement, abandonnés au milieu de la garrigue, restes des années fastes : chantiers arrêtés, les trottoirs sont pavés mais les routes bordées de lampadaires attendent le revêtement. Triste spectacle de la folie des promoteur, énorme blessure sur le flan de la montagne.
Nous nous élevons rapidement sur une piste, bétonnée par endroits pour éviter l'érosion dans une pente sévère.
L'ermitage est au-dessus de nous, nous l'atteignons après 1h30 de grimpette, 6km et 350m de dénivelé.


 Après l'inévitable pause photo et la dégustation du paysage somptueux sur la côte del Azahar,













nous redescendons rapidement, trop rapidement pour mes vieilles jambes, et une heure après nous sommes sur la plage.












Notre séjour se termine ici, et me laisse des impressions mitigées: j'ai beaucoup apprécié le pays plein de contrastes, l'ambiance conviviale du groupe de 160 cyclos et plus précisément de notre petit groupe de 15 touristes, ainsi que notre sympathique groupe de Mirandais que j'ai appris à connaitre et à apprécier. L'hôtel vraiment excellent, la nourriture abondante, variée et de qualité : on a dû prendre quelques kilos, malgré les efforts fournis...
La région est pauvre en routes praticables à vélo de route, surtout l'arrière pays. Il y a énormément de pistes à pratiquer en VTT.
Beau bilan donc, mais tout a une fin et il faut reprendre la route, en voiture cette fois.

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