vendredi 23 juin 2023

Tour de Corse 2023

 mardi 13 juin Départ à Toulon

Nous montons sur le ferry à 18h30 sous un grand soleil !! L'orage que l'on voit sur la photo s'approchait très vite de nous, heureusement le bateau s'est échappé à temps.

Le voyage a été calme, pas de houle, pas de bruit dans les cabines, bonne nuit. Arrivée à Ajaccio à à vélo 7h après un petit dej sommaire.

mercredi 14 juin - Etape1 - AJaccio-Bonifacio

Départ fictif du tour avec le minibus pour éviter la traversée d'Ajaccio à vélo. Départ réel à Porticcio pour un parcours de 130km et 1800m de dénivelé. Le temps est ensoleillé, 28°C, paysages superbes. Magnifique route pour des cyclos, avec de très belles côtes.

Nous déjeunons à midi sous la paillotte à Olmeto, près de Propriano, et repartons sous le cagnard en direction de deux superbes orages qui nous arrosent copieusement du côté de Sartène. Jean-Claude est un malin, il a pris le volant du minibus à temps pour éviter la rincée.

Nous arrivons au gîte de Maora, près de Bonifacio, après 130km et 1900m de dénivelé: circuit exigeant, très casse-pattes. Nous terminons la journée autour d'une belle table conviviale, apéro et charcuterie Corse.

jeudi 15 juin - Etape 2 - Bonifacio-Porto Vechio- Bavella -Olivese

Après une très bonne réception au centre de vacances Maora village nous partons pour une grosse étape de 2900 m de dénivelé sur 133 km.
Par les très jolies routes de l'arrière pays, nous avons respiré le paysage corse.
Aujourd'hui les "Fadas" ont vraiment été fadas. Ils ont glané 4 cols, dont le célèbre col de Bavella et ses superbes aiguilles. Les 3 derniers ont été copieusement arrosés par de violents orages. Nous atterrissons au fin fond de la Corse après avoir erré longuement sur petite route confidentielle uniquement fréquentée par les chèvres et les cochons.


La fin de la balade est émaillée d'un incident : J C nous fait un plongeon digne d'un coureur du tour dans un ravin. Pas trop de bobos, à part des fourbures.

Vendredi 16 juin Etape 3 Olivese-Sto Pietro di Venaco

Petite journée aujourd'hui, seulement deux cols,longs mais pas très durs et 1900 m de dénivelé.
Après une descente infernale d'Olivese , nous attaquons rapidement le col de Verde,30 km d'une montée peu pentue.



Nous retrouvons nos amis Paviens Alain et Jean Charles à Ghizoni pour un pique nique bien sympa. Ils nous accompagnent sur la montée du deuxième col,le col de Sorba ( le Corse ) Après une bonne douche et un peu de repos nous les retrouvons à Piaggio de Venaco autour d'un convivial repas.
Belle journée pleine de soleil, sans pluie enfin.

Samedi 17 juin Etape 4 Sto Pietro de Venaco- Bastia
Le parcours du jour commence sous un soleil radieux par une longue descente vers la ville de Corte. Nous traversons la ville sous la haute surveillance de notre ami et spécialiste du F - - C, Patoche, qui scrute les alentours à la recherche d'une éventuelle cagoule noire. Ca nous permet de prendre tranquillement quelques photos de cette cité magnifique. Nous sortons de Corte par le superbe col de Ominanda, peu pentu, accompagnés du blanc et du rose des cystes et du parfum omniprésent des immortelles. La descente est somptueuse et nous permet d'admirer de nombreux villages perchés, isolés dans la montagne. Elle se prolonge par un long faux plat descendant de 25 km sur une route lisse, où la locomotive Pierre-Yves se met en marche et tire le train des Bleuets à une allure de presque 40 km/h. Heureusement, la ville de Ponte Novu se dresse sur notre chemin et interrompt sa course, au pied du col de Bigorno. Nous admirons au passage la magnifique reconstitution d'un village Corse miniature construite par un amateur du coin. Ce dernier n'apprécie guère les cycliste … qui se soulagent la vessie à côté de son œuvre .


Le col est très long, 15km, pas trop pentu, avec toutefois des petits coup de cul à 13%. Nous prenons le temps d'admirer le paysage qui nous charme tout au long des circonvolutions de la route autour de la montagne.


Le village de Lentu est particulièrement esthétique. Nous ne perturbons pas beaucoup les oisifs en plein boulot attablés au bar sur le trottoir.
Pique-nique bienvenu au sommet, préparé par notre chauffeur du jour, Thierry et ses acolytes. La descente est très longue, agréable car assez douce. Nous profitons d'un soleil généreux, et pour une fois de l'absence d'orages. Le vent de la vitesse est bienvenu pour nous rafraichir dans la chaleur lourde de ce début d'après-midi. Dernière difficulté, le col de Tighine, 6km moyennement pentu, que nous escaladons en profitant du paysage somptueux de cet endroit si particulier de la Corse où nous voyons la mer des deux côté : à gauche le golfe de St Florent et sa plaine agricole magnifique, à droite la lagune de Bastia et la mer côté italien. Notre périple se termine par la traversée pénible de l'agglomération de Bastia, où notre gagnons notre hôtel 4 étoiles à Furiani. La soirée est spéciale : c'est la finale du Top 14, et certains ne veulent pas louper cela. Patoche nous déniche une petite gargote sympa, spécialisée fruits de mer. Il circonvient rapidement le patron à sa façon si amusante et nous dégustons un repas très particulier. Nous sommes sans doute les seuls à regarder le match, les gens du coin semblent ignorer complètement le rugby.
Communiqué des conducteurs du minibus : les manœuvres avec la remorque s'avèrent particulièrement délicates, ils suggèrent au Président de réfléchir à l'adoption d'une camera de recul. Il promet de penser à une solution …. A suivre

dimanche 18 juin, étape 5 Bastia- St Florent par le cap Corse
Le réveil est difficile ce matin : la victoire de Toulouse en finale du Top 14 a été bien arrosée par certains. La traversée de Bastia est assez pénible, heureusement qu'on est dimanche... Nous voyons au passage quelques anciens quartiers caractéristiques. La route du littoral que nous suivons pour remonter vers le cap Corse est trop fréquentée, beaucoup de voitures, impossible de se garer pour le minibus afin de faire les courses. Nous respirons mieux au bout d'un vingtaine de km après avoir quitté la zone périurbaine. La côte laisse admirer par endroits de jolis paysages, des petites criques et leur port minuscule. Nous croisons beaucoup de cyclos, les clubs du coin, les groupes de touristes comme nous. Quelques groupes sont très féminins : Patoche ne sait plus où regarder... Nous quittons la côte pour passer sur l'autre rive de la Corse. Il faut passer le col de la Serra, d'où on peut admirer le bout du doigt de l'île, joli spectacle. Patoche nous verse une petite larmichette au moment de bifurquer vers le sud pour redescendre vers Ajaccio : nous sommes à la moitié de notre périple. Le paysage est plus sauvage maintenant, nous suivons la côte, mais à bonne distance de la mer, et en hauteur la plupart du temps. Le parcours est peu difficile mais exigeant par la succession des côtes. Il fait très chaud, plus de 30 degrés. Patrice est rouge comme une écrevisse mais ça lui va bien. Thierry qui a passé la journée d'hier au volant a bien récupéré ; il pète la forme, il n'y a que Pierre-Yves pour oser le précéder. Jeff suit péniblement derrière, toujours à la traine car distrait par le paysage et freiné par les arrêts photos. Il a même eu le temps de voir des marmottes au bord de la route (a-t'il prétendu ! On attend de voir les photos). Pause boisson bien méritée à Nonza, les gosiers sont à sec. Nous arrivons à St Florent vers 15h30, pressés de filer sous la douche. Ce soir, pizzas, pour compenser le repas d'hier.
Communiqué : il semble que nous ayons résolu le problème de camera de recul. Voici la photo du système :


allo chauffeur ! Un peu à droite.

lundi 19 juin étape 6, St Florent- l'Île Rousse

Nous partons à 8h30 pour une étape de 100km et 1400m de dénivelé. Temps superbe, température 27°C, les deux handicapés nous accompagnent sur le vélo.
Notre circuit commence par une longue et magnifique montée de 20km, peu pentue, idéale pour un échauffement. Nous nous éloignons de St Florent que nous apercevons au loin et tout en bas. Nous atteignons le sommet du col de Vezzu sur un long faux plat qui borde le désert des Agriates, paysage minéral très particulier.


Nous traversons ensuite la Balagne par une petite route confidentielle, superbe et enchanteresse, poursuivis par l'odeur omniprésente du maquis : rien de mieux pour déboucher les voies respiratoires. Cette route nous conduit au col de Novella, magnifique montée. Nous traversons le village éponyme en zigzagant au milieu d'un troupeau de vache : Bébert a été très impressionné par un jeune taurillon qui voulait le suivre...
La gare de Novella est surprenante, perchée à 600m d'altitude : la voie ferrée serpente à flanc de montagne, probablement jusqu'à Calvi. Un deuxième col nous attend, le col de San Colombano : très ouvert, pas trop pentu, nous nous y regroupons pour le pique-nique.
Bernard fait remarquer qu'il a été suivi par un milan royal pendant toute la montée : Jeff a remarqué que le vélo faisait souvent traverser des lézards, peut-être ce qu'attend le rapace ?
Bernard pense beaucoup sur le vélo. Voici sa pensée du jour : Si Jeff devait porter les kilo-octets de toutes les photos qu'il prend, le moteur du vélo ne suffirait pas à le tirer !
Patoche a insisté auprès de Pascal pour étoffer un peu l'itinéraire du jour : il est passé de 76km à 99. On a peur que Patoche nous ait envoyés dans une galère, mais, surprise, la rallonge depuis
Belgodère s'avère être une petite route magnifique, en balcon au dessus de multiples petits villages que nous côtoyons. Grand merci à Patoche.
Nous terminons notre journée par une dernière petite côte avant de plonger sur l'Île Rousse.
Etat des troupes : Les deux handicapés (Bernard dixit) ont très bien roulé, plus de 1000m de
dénivelé pour Bernard, un record ! La santé du groupe des 9 est excellente.

le tableau rend beaucoup mieux que la photo. La vue actuelle de l'île Rousse est un peu décevante, encombrée d'éléments superflus

mardi 20 juin étape 7 L'Ile Rousse-Porto
La météo nous annonce pour aujourd'hui un coup de Sirocco, cadeau de nos voisins Africains. Ca signifie en clair du vent du sud, de la chaleur de 40°C, et un ciel voilé par les particules de sable. On a pas vu le sable du désert se déposer sur nos vélos, mais les autres ingrédients étaient bien présents. Après une longue montée de 15km jusqu'au col de Salvi, nous débouchons sur un plateau d 'altitude sauvage qui domine la baie de Calvi. Superbe coin où nous rencontrons des randonneurs croisés du côté de Bonifacio et un groupe de motards cyclos sympas. Nous attendons Pascal qui conduit le bus, et qui a dû retourner à l'Île Rousse récupérer le sac de linge sale d'un de nos compagnons dont je tairais le nom. Nous contournons longuement la plaine de Calvi pour éviter une route réputée en mauvais état, nous l'abandonnons du côté de Moncale par un col court mais sévère dont je tairais également le nom. Jeff en profite pour crever, deux fois : quand la poisse vous tient... Pause pique-nique à Galeria sous l'unique bosquet du coin, il fait déjà très chaud. Nous répartons pour la longue traversée qui nous fera quitter la Balagne par le col de Palmarella, puis nous faisons une pause au col de la Croix. Nous sommes assoiffés, le thermomètre oscille entre 35 et 40 °C, le bar est bienvenu. La vue sur le golfe de Girolata est superbe.. Nous entamons la longue corniche en direction de Porto, parsemée de points de vue somptueux.


A Porto nous décidons de monter voir les Calanches de Piana : 8km d'un belle côte mais l'effort en vaut la peine. Malheureusement le soleil voilé gâche un peu le magnifique spectacle des miracles de l'érosion.



Le dossier du jour : les ralentisseurs (ou gendarmes couchés) Je n'ai jamais vu autant d'obstacles dérangeant sur la route, la Corse doit battre le record de France ! Le moindre petit village en possède trois, et un excellent revêtement se transforme soudain en un calvaire pour le séant des cyclos. Le problème c'est que 95% d'entre eux ne sont pas aux normes. A chaque passage nous recevons une bonne décharge dans les bras, malgré une vitesse réduite à 10km/h. Et c'est sans compter sur les multiples obstacles qui parsèment les routes : tranchée transversales mal rebouchées, bouches d 'égout, plaques télécom etc.. Le parcours en ambulance doit être douloureux pour les blessés !

mercredi 21 juin Etape 8 Porto-Ajaccio
Dernière étape de notre tour puisque nous retournons à notre point de départ. Encore une journée marquée par une chaleur excessive, souvent au delà de 40°C. A 8h30 il fait déjà 30°C. Direction Evisa puis le col de Sevi. Très longue montée de 28km jusqu'au col, pas trop pentue à part quelques courts passages. Le paysage est superbe, particulièrement quand nous dominons les gorges de Spelunca. La descente du col est rapide, nous l'interrompons au niveau de Vico où nous sommes invités à ......la gendarmerie, Patoche y a ses entrées. Bien sympa les gendarmes, ils nous offrent un verre et nous prêtent une table pour pique-niquer. Il nous reste 12km de descente pour rejoindre Sagone, au bord de la mer où la température chute un peu, seulement 36°C. De belles plages bordent la grande bleue, j'irais bien y tremper les pieds, mais personne n'a l'air partant : il est vrai que le sel ne va pas trop avec la pratique du vélo. La grimpée du col de San Bastiano est éprouvante : 7km et 6% de moyenne, mais plus de 40°C. Heureusement, un bar nous attend au sommet. Bernard perd sa clé de batterie en montant et Jeff a la chance de la reconnaître sous ses roues et de la récupérer. La descente du col est étouffante, la vitesse ne nous rafraîchit pas : le thermomètre affiche 47°C. Ça brûle littéralement. Nous glanons au passage le col de Listincone avant de plonger vers le faubourgs d'Ajaccio. Nous retrouvons le bruit, les embouteillages, et laborieusement le port Tino Rossi où nous attend notre bateau.

Vendredi 23 juin saison 1 épisode 8 suite
Pour réaliser ce compte-rendu, nous profitions à l'étape du partage d'un bon verre de bière ou d'Orezza, pour échanger nos impressions sur la journée. Chacun a donc participé à cette série. Fatigué par le long voyage de retour, j'ai oublié hier de mentionner quelques éléments importants qui avaient émergés de nos échanges. La dernière étape a été l'occasion d'un record de la part de Bernard sur son TAE (tricycle à assistance électrique). Il a parcouru une distance de 100km avec un dénivelé de 1500m : un grand bravo à lui. Il faut relever la formidable volonté qu'il lui a fallu pour réaliser ce périple avec nous, franchissant tous les nombreux écueils qui se présentaient à lui à longueur de journée. Entre autres les nombreux ralentisseurs qui entravaient notre route, et lui, ne pouvait pas lever les fesses pour limiter le choc. Bernard nous signale à ce sujet que le village de Cristinacce, au pied du col de Sevi, ne comporte aucun ralentisseur. Un record à signaler au Guiness !
Le mot du Président : C'est avec tristesse que nous quittons la Corse. (NDLR, et sa bière Pietra) Nous avons tous observé avec quelle application Pascal a géré l'organisation, que ce soit les parcours, la logistique ou les finances. Un grand merci à lui. En tant que scribe j'aurai le dernier mot : un grand bravo à toute l'équipe, tout le monde a eu un comportement irréprochable, l'amitié et l'entraide ont été le principal trait de ce séjour. Un grand merci à tous.

Mon ressenti : j'ai bien aimé ce tour de Corse que j'avais en partie effectué il y a 20 ans. Tout a beaucoup changé: l'état de la plupart des routes est meilleur, la circulation s'est intensifiée, ça se construit partout.
J'ai regretté de ne pas pouvoir visiter certaines villes, on fait trop de kilomètres dans la journée pour faire du cyclotourisme. En contrepartie, on voit beaucoup de paysages. J'ai regretté la faible quantité de fleurs sauvages, il faut venir 3 semaines plus tôt.


JFR

Toutes mes photos sont visible dans cet album

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