mercredi 21 juillet 2021

Luz Ardiden (sans voitures)

 A l'invitation de Pyrénées Cycl'ntrip, nous nous retrouvons à Sassis pour escalader le col de Luz Ardiden, la route étant réservée aux cyclotouristes. Si j'en crois mes archives, je n'y suis pas monté depuis 2015.

La journée est belle et s'annonce chaude, ça va n'être que du plaisir. Nous nous élançons vers 8h40, un petit tour par Luz histoire de s'échauffer, et nous sommes à pied d'œuvre.

La route est magnifique, un revêtement tout neuf. On voit que le Tour de France vient de l'emprunter...

J'aime bien la route jusqu'à la traversée des villages de Sazos et de Grust. L'exposition plein ouest de la pente est lumineuse, la vue est dégagée : très beau. Après on est souvent dans les bois. La pente est souvent très raide, on est fréquemment entre 9 et 11%. La moyenne de la pente avoisinne les 8% sur 13km.

On sort enfin des bois : il reste 5 km, la vue est somptueuse, pas tellement vers le bas mais sur ce qui nous reste à escalader.


 La pente est encore élevée mais la montée me semble plus facile, j'accélère légèrement. Enfin c'est le sommet. L'association Be Hapy nous offre gracieusement un petit casse-croûte, madeleine, abricots secs et banane. On a même droit à un petit cadeau, en échange de nos coordonnées bien sûr.

Nous nous regroupons pour la photo souvenir et restons un bon moment à bavarder et admirer le paysage.




Je décide de redescendre par Viscos, petite route que j'avais monté jadis. Ce sera sans doute moins roulant mais aussi plus plaisant.

Je rejoins la troupe aux voitures où nous attend un somptueux pique-nique. Nous passons ainsi un long moment avant de retourner dans notre Gers. Excellent souvenir, merci à mes compagnons.


 Nous avons gravi 1125m de dénivelé sur 35km.

lundi 19 juillet 2021

Spandelles

 Une belle journée s'annonce, une forte envie de montagne me titille. Je décide de monter à Lugagnan pour une virée vers le col de Spandelles.

Je suis sur le vélo à 10h et m'élance sur la voie verte des gaves, avec le vent de face comme toujours le matin. A Argelès, c'est le début de la côte, plus que 15.5km à gravir.

J'aime bien ce début de montée, raide mais le paysage fait oublier la difficulté. J'arrive à Gez où je fait le plein du bidon. J'en profite pour bavarder avec un jeune couple de touristes à vélo.  

J'appréhende un  peu l'état de la route à partir de là, j'en garde des souvenirs pas très agréables. Mais on voit que la chaussée a été remaniée, et ça sera comme cela jusqu'au sommet. Cette ascension est caractérisée par une suite de marches d'escalier : des temps de répit donc mais aussi des pentes très raides. J'ai relevé jusqu'à 13%. Bon avec le VAE, ça va quand même mieux...

Je repère près de l'auberge de Haugarou la départementale (non revêtue!) qui rejoint le col de Couraduque: j'y passerai peut-être en descendant.

Les 2 derniers kilomètres du col sont très relevés, ça dépasse souvent 10%. Je ne suis pas seul en haut, quelques touristes pique-niquent ou ramassent les premières myrtilles. Je casse la croûte moi aussi et je profite du paysage.

grandes digitales près du sommet



J'hésite à descendre par Ferrieres, mais un panneau annonce du gravier sur toute la longueur. Je revient donc sur mes pas jusqu'à la tournée de Haugarou. A noter que le dernier kilomètre avant le col est gravillonné.

Je décide de rejoindre Couraduque par la piste qui remonte depuis Haugarou. La piste n'est pas trop mauvaise, de bons pneus en viennent à bout. Au col je poursuis vers le col de Couret et décide de redescendre par la piste de Gaillagos que j'avais montée en VTT il y a quelques année. Pas terrible mais ça passe.

Col de Couret


en descendant vers Gaillagos

Je rejoins la route du Soulor et retourne vers la vallée. Comme d'habitude, le vent est de face au retour, plus violent que ce matin.

Très belle journée qui m'a permis de monter prsque 1200m de dénivelé sur une distance de 53km



 

jeudi 1 juillet 2021

Les Plaines d'Esquiou et le col du Couret

 Retour sur le passé... Il y a bien 30 ans que je n'ai pas emprunté ces routes, et elles ne m'ont laissé que de bons souvenirs.

Départ d'Odos, village que j'ai habité pendant une dizaine d'année. Le temps est maussade, le plafond est bas, mais il ne devrait pas pleuvoir : ça devrait même se dégager. Direction plein sud vers la belle côte d'Hibarette. Belle mise en jambes...

La côte de Layrisse qui lui succède est plus rude, elle me dépose sur la jolie crête vers Loucrup d'où je me réjouissait d'admirer la vue sur la montagne. Pour l'instant c'est vue sur les nuages bas. Ca continue de monter après Loucrup, et sérieusement jusqu'à Astugue. Heureusement que je dispose de l'assistance...

Je redescend par le préventorium dans la vallée de l'Oussouet, étroite vallée encaissée que je suis sur 5 kilomètres jusqu'à Soulagnets. Je l'ai toujours trouvée un peu sinistre, mais dans la grisaille, c'est encore pire. L'escalade vers la plaine d'Esquiou commence ici, et c'est très raide jusqu'en haut : je relève du 14 et du 16%, quelques replats ici ou là. La route ne mérite plus ce nom, le revêtement a souvent disparu, et les trous sont légion.

J'arrive au sommet, dans le brouillard, ce qui n'empêche pas les troupeaux de pâturer paisiblement.



Petite pause au rond point d'Esquiou où je bavarde avec un paysan du coin.

Je repart pour le col du Couret, situé 2.5km plus haut, une montée assez facile, à part quelques coups de cul.


La descente est vertigineuse et dans un état lamentable. Heureusement que j'ai mes pneus de 42...

Elle me dépose en un peu plus de 5km à La Vialette, dans la jolie vallée de Lesponne (qui mène à Chiroulet). Il ne reste plus qu'à me laisser glisser tranquillement jusqu'à Bagnères où j'emprunte le CD8 plus conforme à ma balade. Le temps s'est légèrement éclairci, il fait un peu plus doux : j'ai relevé 10°C en descendant le Couret.

Petite pause casse-croûte à Mongaillard, avant de rentrer à Odos.





jeudi 10 juin 2021

Le Tourmalet et la Croix Blanche

 Dernière séance d'entrainement pour nos vaillants cyclos en vue de la Grande Traversée des Alpes (GTA).

Au départ, 11 cyclos motivés pour attaquer le monument des Pyrénées, et deux accompagnateurs motorisés, Luc pour assurer la logistique avec la voiture, et moi avec mon VAE, tout simplement pour le plaisir.

Départ à 9h de Bagnères de Bigorre sur la petite route d'Asté jusqu'à Campan, pour éviter la circulation déjà conséquente. Magnifique petite route, tranquille et bucolique.

A partir de Campan, ça roule bien mais on n'est pas tout seuls... et on a du mal à tenir la file indienne. On se regroupe à Ste Marie de Campan, prêts à en découdre avec le col mythique. Le panneau l'annonce, Tourmalet 17km, altitude 2115m.

Chacun adopte son rythme. C'est assez facile sur les 5 premiers kilomètres, jusqu'à Gripp : 4,5% environ.

Après, ça se corse, 8, 9, 10% on en a pour 12 kilomètres. Des petits groupes se forment, par affinité.

A Artigues, une première barre disparait de mon afficheur de consommation électrique. 20%

 Regroupement général à la Mongie pour un léger casse-croûte. Il reste un peu plus de 4 kilomètres et certains ont l'air bien fatigués. Mais tous s'accrochent et l'on se retrouve vers midi au sommet du Tourmalet. Grand plaisir, un peu gâché par le vent frais et quelques méchants bancs de brumes qui trainent ici ou là. Beaucoup de cyclos au col, on évite donc la photo, d'autant que le géant Octave Lapize n'est pas encore installé à sa place...La deuxième barre a disparu de mon afficheur, j'ai consommé 40%. 

La descente est rapide sur un excellent revêtement. On se retrouve à Barèges pour un pique-nique bien mérité.

On poursuit la descente jusqu'à Luz St Sauveur où un méchant vent de face nous attends. Il nous contrariera pendant toute la descente vers Pierrefitte. Nous rattrapons alors la coulée verte jusqu'à la gare de Lugagnan où, nous décidons de bifurquer vers la vallée de Castelloubon pour gravir le col de la Croix Blanche : la cerise sur le gâteau! Ma batterie a perdu encore 20%, il me reste encore 40% : ça devrait le faire...

La vallée est peu pentue mais les jambes commencent à fatiguer. 10km par Lugagnan et le petit col de Lingous pour atteindre à Arrodets-ez-Angles le pied de la dernière difficulté : 2km à plus de 10-12%. Je perds la quatrième barre, il me reste 20% d'énergie.

Dernière pause à la Croix Blanche, en admiration devant le spectacle qui s'étale à nos pieds : la Bigorre dans toute sa splendeur.




Retour à Bagnères par le chemin des écoliers, très sympa. Nous avons parcouru 101km avec un dénivelé positif de 2235m. Merci à tous pour cette magnifique journée. Et merci à Vendredi qui vient de battre son record de distance et de dénivelé : je l'ai un peu aidé quand même.

JFR




vendredi 28 mai 2021

Vendredi est poussé dans ses limites...

 J'accompagne les Bleuets pour un nouveau raid d'entrainement pour leur GTA. Au programme, 100km et 2500m de dénivelé. Je ne pense pas faire le tour entier, la batterie (500w) n'y sera pas suffisante. On avisera sur place.

Départ vers 9h de Sarrancolin, un violent vent de face (comme d'habitude) nous accueille dans la vallée de la Neste et jusqu'à Arreau : on laisse travailler les costauds.

A Arreau, petite route confidentielle vers Bareilles, relativement pentue. Elle nous amène au pied du col de Ris que nous rejoignons en traversant une belle forêt de hêtres. L'horizon s'éclaire au col et nous propose une somptueuse vue sur les Pyrénées.


La descente est courte, raide, mais magnifique. Elle nous dépose à Bordères-Louron où nous entamons l'ascension du col de Lançon. Belle montée, très pentue, très ombragée, qui s'ouvre sur le dernier kilomètre sur une vue magnifique des environs.


La longue descente nous ramène au bord de la Neste que nous traversons à Grezian. Nous voici à Ancizan, au pied de la Hourquette éponyme. La traversée du village est un mur impressionnant, j'ai relevé du 14 et 16%. 10km d'ascension nous attendent, difficiles pour les 5 premiers, puis plus abordables sur la fin. La vue sur la vallée est somptueuse quand on passe au pied des barres qui surplombent Ancizan.
L'arrivée au col est bienvenue; soucieux d'économiser l'énergie de la batterie, nous avons dû donner de notre personne pour grimper.


Nous nous retrouvons pour le pique-nique à Payolle. Michel C et moi quittons le groupe pour nous raccourcir un peu, nos batteries étant sérieusement entamées. Il nous reste à peine 30% pour rentrer.
J'envisageais de rentrer par le col de Beyrède, mais peu sûr de notre autonomie et de la qualité du chemin, j'opte pour le col d'Aspin, plus roulant.
A deux kilomètres du sommet, la traversée vers Beyrède se présente à nous : il nous reste assez d'autonomie pour rejoindre le col par cette piste que je connais, peu pentue et assez praticable.
Nous arrivons au col de Beyrède, bucolique à souhait, à bout de notre autonomie. Mon compteur affiche 1 barre et 3km d'autonomie restante...


Nous profitons un moment de la vue superbe et de la tranquillité du lieu. Et nous entamons la descente assez raide qui nous conduira à Sarrancolin.

Ce fut une très belle journée, grand beau temps, douceur de l'air, 23°C, et paysages somptueux.
Nous avons parcouru 71km et 2030m de dénivelé positif. Les VAE sont arrivés à leur limite en montagne.






jeudi 20 mai 2021

Baptême de Vendredi avec 7 cols

 J'accompagne les Bleuets Mirandais pour une escapade en montagne, préparatoire à leur Grande Traversée des Alpes prévue le mois prochain. 

Le compte-rendu de cette partie est LA

Je quitte le groupe au col du Soulor car je n'ai pas la forme pour entamer ce troisième col. Et plutôt que de rentrer par la route, je décide de faire la traversée vers le col de Couraduque par les crêtes, sur la piste de ski de fond du val d'Azun. 

Mais je vous dois quelques explications ... Vendredi, c'est mon nouveau vélo, et aujourd'hui, c'est son baptême en montagne. C'est un VAE bien sûr comme il fallait s'y attendre, j'ai sauté le pas et je ne regrette rien. Comme il est chaussé en 42, je peux me permettre de sortir de l'enrobé, et je ne vais pas m'en priver. Il me reste 60% d'autonomie après les cols de Bordères et du Soulor, je vais donc pouvoir musarder. La faible consommation du moteur s'explique par le fait qu'il n'est pas seul à travailler, j'utilise un minimum d'assistance pour me permettre de monter à l'aise (9-10km/h dans le Soulor) et sauvegarder de l'autonomie.

Donc me voilà parti sur la piste, plus ou moins roulante, il faut viser entre les cailloux. Ca monte, ça descend, le paysage est superbe.

Je passe successivement les cols de Soum, de Cantau, et une longue montée pas très sévère m'amène au col de Bazes.

col de Bazes                                   col de Cantau
et le pic éponyme 
A partir de là ça descend jusqu'au col de Couraduque. Je franchis au passage le col de Serre.
J'avais envisagé de rejoindre les copains en gagnant le Spandelles par le refuge de Haugarou, malheureusement la piste était barrée par des travaux d'exploitation forestière.

Vue sur le val d'Azun du col de Couraduque

Il me reste à descendre la très bonne route vers Aucun, puis la route du Soulor vers Argeles.

Un vent violent m'accompagne de face pendant toute la descente, ce qui n'est pas trop gênant. Je le retrouve sur la voie verte le long du gave de Gavarnie, et là sur le plat, il est franchement gênant. Les copains vont s'amuser au retour...

Je retrouve le parking de la gare au bout de 71km, avec 1750m de dénivelé. La journée fut excellente, température idéale de 23°C. Le vélo s'est bien comporté, le bonhomme aussi. Je suis ravi de pouvoir continuer à faire ce que j'aime  avec cette assistance électrique.

Le vélo à consommé 60% de la batterie.









 












lundi 19 avril 2021

Balade gravel avec Mr Moustache, en toute légalité

 "Dura lex, sed lex". Pas plus de 10km qu'il a dit le chef !

Je me suis donc concocté un petit circuit bien dans les clous, sans jamais dépasser la limite prescrite autour de Villecomtal. J'ai aperçu le coronavirus qui me guettais à la frontière de mon espace autorisé.

Et comme mes jambes réclament de plus en plus pitié, au retour de mes balades, j'ai loué un VAE à la Comcom pour me les soulager. Je retrouve mon ami "Vendredi" de chez Moustache, vélo que j'avais déjà utilisé à Noel pour grimper le col d'Azet (archives décembre 2020). Je lui réserve cette fois un parcours moins montagneux mais tout aussi physique, nos coteaux ne se donnent pas à n'importe qui.

Départ vers Haget, pour un échauffement sur le plat de 15km. C'est un plaisir de rouler avec le mode "Eco", 1er mode d'assistance proposé. Les jambes travaillent, mais le moteur nous fournit le petit plus qui fait oublier le poids du vélo. Je profite du profil pour couper l'assistance, ça roule parfaitement, surtout en début de balade...

La côte de St Justin est raisonnable, 1km à 7%, j'éprouve le besoin d'augmenter légèrement l'assistance; le 2eme mode, le mode "tour" se fait sentir immédiatement et me donne un sérieux coup de main. La crête qui suit est un régal pour les yeux, les Pyrénées en toile de fond : je la quitte pour plonger vers Ricourt.

Fini le goudron, mon circuit me propose de remonter sur le prochain coteau par la piste bien pentue (15%) dite de la Sablière. Rude pente, peu roulante, mais agréable. Mes pneus sont trop gonflés et la roue avant dérape sur le sable : je dois poser pied à terre . Je termine les 40 derniers mètres en poussant le vélo : affreux comme il est lourd !

Je poursuis la balade vers Troncens puis j'aborde la côte de Monlezun, 18%. Je l'ai montée une seule fois avec mes jambes, elles s'en souviennent. En mode "tour" il faut appuyer sur les pédales, et bien mouliner pour grimper à l'aise : j'ai mis tout à gauche bien entendu (pas de double plateau).

Le magnifique chemin de crête me conduit à Aux-Aussat (km 31) puis sur la N21 qui me remonte à Miélan. La route de Trie est plate jusqu'à Castex, où je plonge vers les bords du Boues, avant de remonter en pente douce vers Antin et son joli lac. Il me reste deux coteaux à franchir pour rejoindre la vallée de l'Arros : celui de Bouilh-Devant, très pentu, mais superbe, et celui de Jacque (km 60), près de Laméac, plus facile et plus court. Les jambes commencent à se faire sentir...

Bouilh-Devant

La petite route de Mansan, qui me ramène à mon point de départ est bucolique à souhait, je la prend souvent et elle me plait.

Après 71 km et 970m de dénivelé positif , j'ai ma dose. Ceux qui croient qu'un VAE est un solex se trompent. Bien sûr on peut l'utiliser comme cela, mais ce n'est pas ce qui convient à un cyclotouriste. En ce qui me concerne, je roule comme sur mon vélo musculaire, et demande juste le petit plus qui m'aidera dans les situations difficiles.

Les chiffres vont vous le montrer : au départ l'ordinateur m'affiche une charge de 100% et une autonomie de 150km. A l'arrivée, après 71km, il m'affiche une charge de 65% et une autonomie restante de 119km.

Je suis rentré pas trop fatigué, les articulations commençaient à se plaindre... Je crois que je suis mûr pour ce type de vélo !