samedi 26 mars 2016

Reconnaissance 100km Semaine Européenne

Michel nous a invité à parcourir, ce samedi, le moyen circuit de la boucle Swing & Setson de la semaine européenne de Juillet. Rendez-vous donc à Mirande.
La petite troupe de 6 courageux (dont une courageuse) s'élance donc vers 9h, pique-nique sur le dos ou dans la sacoche, pour un périple de 100km. Il fait bon, 10°C, on nous en annonce 21 pour l'après-midi. Le soleil est généreux, la journée sera belle...
La côte vers St Martin et Monclar réchauffe rapidement les plus frileux. Le chateau de Monclar est magnifique sous la lumière rasante de ce début de matinée.
La côte de Laas, longue mais roulante et peu pentue, nous amène au point de convivialité prévu à Tillac. Un petit arrêt s'impose, aussi bien pour se mettre à l'aise -il commence à faire chaud- que pour regarder d'un oeil critique le théatre de notre intervention estivale. La traversée du village est somptueuse, nos visiteurs ne seront pas déçus.


Nous repartons dans la plaine du Boues, avant d'escalader le coteau pour retouver la route de César. Longue montée, très rude au départ, puis plus abordable ensuite.
Nous profitons de cette route de crête pour admirer au loin les Pyrénées, blanches de neige.
Nous nous dirigeons vers Montesquiou, admirant au passage le beau village de Pouylebon et le chateau du Haget.

L'itinéraire est orienté ouest-est, ce qui signifie que nous coupons tous les coteaux par le travers, et du côté le plus escarpé. Nous commencerons par Montesquiou, puis la longue grimpette de Cadiran, avant de redescendre vers L'Isle de Noé. Très joli village que nous découvrons par un chemin inhabituel : magnifique.
Il faut de nouveau escalader un coteau, le petit tourmalet, comme disent pompeusement les locaux. Il nous dépose à Barran, encore un site magnifique que nos invités pourront admirer.

La suite est une succession de bosses et de creux : à propos de creux, les estomacs commencent à se plaindre et nous décidons de casser la croûte sur les hauteurs d'Embats. Nous avons fait 60km, il en restera 40 pour l'après-midi.


Les copains sont pressés, on ne s'attarde pas pour la sieste ; il vaut mieux démarrer la digestion sur le cheval...

Nous plongeons vers Auch, le site que je vois pour la première fois sur un vélo est magnifique. En fait, toutes les arrivées sur la ville par les hauteurs sont somptueuses. Les rues sont calmes, tout le monde est à table.

Direction Pavie, en suivant les rives du Gers, Christiane nous traîne à la recherche d'un café, qu'elle déniche finalement dans un resto chinois : très aimable acueil.
Il nous fallait ça pour aborder les dernières difficultés, particulièrement la route de la Fenière.

A St Jean le Comtal nous retrouvons la plaine du Sousson, quelques kms de plat bienvenus, avant d'aborder les deux dernières côtes sérieuses, Labejan et Idrac.
Ouf!! On est sur les hauteurs de Mirande, il reste à se laisser couler vers la ville où nous attend un bon verre au Glacier.

On a parcouru 98kms avec un dénivelé de 1300m ! Ils vont vraiment découvrir le Gers, les Européens...

Un grand merci à mes compagnons pour cette belle sortie : Christiane, Michel, J-Claude, Charles, Henri.


samedi 12 mars 2016

Serres, toboggans et boubées vers Artiguedieu

Belle après-midi de fin d'hiver, temps couvert d'abord puis s’éclaircissant, température encore fraîche.
André nous réunis à Ste Dode pour un circuit improvisé, on s'attend au meilleur ( et au pire !).

Ça démarre fort, mais peut-il en être autrement dans ce coin, par une succession de bosses, qui nous permettent toutefois d'admirer la chapelle St Jaymes et le château de Sansot.
Nous regagnons la crête à Bazugues et poursuivons vers Ponsempère avant de plonger longuement vers la vallée de la Grande Baïse.
La première serre (le côté ouest de nos coteaux, le plus escarpé) nous attend en direction de Belloc-St Clamens. 1,5km assez raide, le dernier km à 9%. Heureusement un vent d'ouest nous pousse légèrement.
La deuxième est celle de Moncassin, plus courte et un peu moins pentue. Les 3 km de douce descente vers Clermont nous soulagent un moment.
Nous remontons vers le nord, dans la plaine du Sousson, vent dans le nez, avant de bifurquer plein est sur une petite route toute droite sortie des causses: prairies sèches, chênes rabougris, calcaire à fleur de terre.
Elle nous monte sur le coteau d'Artiguedieu, jolie crête, succession de toboggans très usant pour les jambes. Le vent nous donne un coup de main.
Nous traversons le coquet village de Lourties-Monbrun, avant de plonger vers St Arroman et son site particulier.

Lourties-Monbrun

St Arroman

C'est le retour, nous abordons maintenant les boubées, versants est de nos coteaux, plus longs mais moins pentus. La première nous amène, par une petite route confidentielle, au Pelou, grand souvenir de notre jeunesse, sur les hauteurs de St Elix.
La deuxième, un peu moins longue, mais très ventée, nous approche de St Michel, ça sent l'écurie...
La dernière nous ramène à Ste Dode, mais entrecoupée de raidards assassins, elle nous achève les jambes.

Très beau circuit, à refaire, mais exigeant. Nous n'avons parcouru que 59km mais avec un dénivelé de 816m.

Nous avons pensé à Michele et J-Michel qui se languissent de mes compte-rendus, faute de pouvoir nous accompagner

lundi 8 février 2016

ça roule en hiver

Ce début d'hiver particulièrement clément nous a permis d'effectuer quelques randonnées.
On a essayé de privilégier les parcours inhabituels pour varier les plaisirs.

on prépare l'euro du côté de Sadournin

 sur le balcon d'Auriebat

 petite pause à Juillac

300km en janvier, déjà 120 en février, pas encore porté les surchaussures.

jeudi 31 décembre 2015

Fin d'année au balcon : le col d'Azet

Et pourquoi pas l'Azet au jour de l'an ? Cette question, Solange nous la posait il y a quelques jours au sommet de l'Aspin, la douceur de la météo nous incitant à rêver encore un peu.
He bien, ça c'est fait ! Ce n'est pas le jour de l'an, mais il a fallu composer avec le temps et la disponibilité de chacun. Aujourd'hui était sans doute la dernière belle journée de l'année, fallait y aller.

C'est un petit groupe incomplet qui se retrouve au pied de l'Arbizon, à Guchen, pour un départ un peu frisquet vers le Graal... Solange, J-Pierre, Milou et moi. Il fait 8°C mais on compte bien avoir plus chaud au sommet.
Nous gagnons Vielle-Aure par une petite route tranquille avant de traverser St Lary, véritable ruche grouillante de touristes en mal de neige.
La route du col est là, d'abord peu pentue, mais ça se gâte rapidement en approchant d'Estensan, +9%.

 En arrivant à Estensan

La suite oscille en permanence entre 8 et 9%, avec des passages à 12 dans la traversée du village d'Azet. Mais quel spectacle ! Le soleil inonde le paysage de ses rayons obliques et c'est un régal. Où que porte la vue, c'est somptueux, et ça fait oublier la difficulté.
Après Azet, nous traversons un versant sud, on sent la chaleur au fur et à mesure de l'ascension. Le thermomètre affiche rapidement 18°C, et ça continue de monter.


Je me retourne et fais une petite pause pour profiter du paysage : Azet en bas, et au loin, la montée vers le Pla d'Adet, tout au fond, le col de Portet à peine enneigé.

Le col est en vue : je n'ai jamais vu autant de voitures à cet endroit. Et des randonneurs à pied de tous les côtés : ça pique-nique, ça musarde, ça vole en parapente. Tout sauf du ski.


La station de Val Louron est quasi déserte, une petite boucle reste enneigée pour le bonheur des petits débutants.
Au loin, la station de Peyragudes conserve quelques pistes en activité sur les crêtes.


Nous profiterons longuement de ces moments de bonheur, pleins de convivialité et de joie d'être ensemble.

La descente qui nous attend est un véritable plaisir : il fait doux, nous roulons à petite vitesse pour recueillir le maximum de sensations et admirer le paysage qui nous entoure.
A Estensan, nous obliquons vers Camparan pour bénéficier des derniers rayons du soleil. Belle,douce et longue descente qui nous déposera à Bazus, très près de notre point de départ.

Après avoir parcouru 32 petits kilomètres et grimpé 840m de dénivelé positive, nous clôturerons notre superbe journée en dégustant un verre de cidre accompagné de délicieux petits gâteaux maison et des truffes au chocolat.

Bonnes fêtes à tous !

Toutes les photos sont ICI

samedi 19 décembre 2015

Aspin de Noël : un grand cru

La météo douce et ensoleillée qui sévit sur notre région depuis le début du mois, nous a conduit à avancer de quelques jours notre traditionnel pèlerinage au col d'Aspin.

Quelques chiffres pour définir ce cru particulièrement exceptionnel :

7 : le nombre de participants
13°C : la température au départ de Sarrancolin
7km : la distance jusqu'au pied du col, à Arreau
12km : la montée de l'Aspin
6,5% : la pente moyenne des 7 premiers kilomètres
8,2% : la pente des 5 derniers
1h35 : la durée de mon escalade
1489m : l'altitude du col
21°C : la température au col
1h20 : la durée de notre pause photo, pique-nique, sieste


1 : bouteille de bon rosé portée par Milou
10 : le nombre de cycliste rencontrés au col
39km : la longueur de notre balade
860m : le dénivelé positif total

le Pic du Midi

   

40km/h : la vitesse à laquelle Jacky nous a tiré dans la vallée d'Aure

Et ce qui n'est pas quantifiable :
L'exceptionnelle luminosité du paysage,
L'immense plaisir que nous avons eu à partager cette randonnée,
Le superbe gâteau dont Solange nous a régalé à l'arrivée.


Comme le résume si bien Jacky : "que du bonheur!"

jeudi 19 novembre 2015

Randonnée dans le Vic-Bilh

J'avais programmé cette sortie depuis un moment déjà, il fallait trouver un compromis entre beau soleil, indispensable, présence des feuilles de vigne colorées évidemment, et disponibilité de tous les copains.
Trop tard ! Les vignes avaient déjà perdu leurs atours, tout du moins pour la plupart. Nous avons toutefois apprécié les paysages encore très colorés.

Départ de Vic en Bigorre, direction Caixon puis Monsegur (non! pas le château cathare), qu'il faut mériter après la longue et agréable côte, balcon sur la Bigorre.
Nous plongeons vers Vidouze en traversant le Louet. J'appréhende un peu le parcours dans ce secteur, l'omniprésence du maïs a tendance à le rendre fastidieux. He bien non, les maïs ont été ramassés pour la plupart, et la route s'avère très agréable.
On quitte le Louet pour grimper du côté de Moncaup, à Claquet : j'espère qu'on le sera pas, en haut de cette agréable et douce remontée.
Changement de vallée, nous passons le Larcis et musardons sur un excellent revêtement à Corbère-Abères.
Un élégant château du XVIIeme nous arrête le temps de quelques photos. Il est connu pour avoir hébergé la Couturière Coco Channel et le cinéaste Robert Bresson.


Nous poursuivons notre chemin sur la D205, admirant au passage le petit château de Blachon et son curieux pigeonnier, ainsi que l'étonnant clocher de Semeacq.

J'avais en projet de rejoindre la crête vers Mont Disse mais le temps nous est compté et nous resterons à mi-pente en amont du Larcis, sans rien regretter, la route étant très sympa.

Nous sommes à l’extrême nord de notre parcours, nous entamons le retour en remontant sur la route des vignobles. La jolie chapelle de Ste Quitterie, à Aubous, nous permet une petite pause au milieu de la côte.


L'arrivée sur la crête est somptueuse : la vue s'étend sur le vaste vignoble encore coloré, et au fond, mais loin et dans une légère brume, les Pyrénées et Lou Jean-Pierre.

La longue descente vers Aydie est superbe : les vallonnements sont couverts de vignes à perte de vue, malheureusement un peu dénudées. Ça reste beau au voir...

sur les hauteurs d'Aydie

Nous gagnons Madiran que nous contournons par un superbe chemin, le Cami d'Oueil de Bouc. Magnifique passage, derrière les habitations d'abord, puis sur le coteau au milieu des vignes. Nous le suivrons jusqu'à Hagedet, où nous plongeons vers la vallée de l'Adour.
Il nous reste une vingtaine de kms pour rejoindre nos voitures : faut pas traîner, le soleil se couche vite.
Nous avalons la dernière et rude côte de Sombrun, avant de rentrer au train vers Maubourguet puis Vic.

Avec Eliane, André et Jacky, nous avons parcouru 73km avec un dénivelé de 850m. Nous avons pensé à Solange et J-Pierre qui ont "failli" venir avec nous.



mercredi 11 novembre 2015

De Montesquiou à Rozès

Je profite de la belle après-midi de ce mardi pour explorer un futur parcours à proposer à mes amis cyclos.
Départ Montesquiou pour une longue errance vers le nord du département.
La première partie, dans la plaine de l'Osse, est un peu ennuyeuse : je m'y attendais. A revoir si possible. L'avantage c'est qu'elle permet un échauffement sur 16km.
La côte de Caillavet  offre une vue intéressante sur le promontoire où est bâti le village.

 Caillavet

Je ne visite pas le bourg, je l'ai déjà fait plusieurs fois : nous le ferons avec les copains. Je me souviens d'un beau et vieux village, mais peu mis en valeur... Rien à voir avec son homologue d'en face, celui de Roquebrune.

A partir de là, je suis longuement la superbe crête, émaillée de vues plongeantes sur les vallées de Vic Fezensac à l'ouest ou de St Jean Poutge à l'est. Très beau balcon, l'agriculture y est plus variée que dans les bas-fonds. A partir de la RN124, c'est le vignoble qui prend le relais. 
Changement de crête et traversée de la Bèze, pour rejoindre le superbe coteau de Rozès, avec ses vignes, malheureusement dénudées. Je trouve le secteur de Rozès particulièrement esthétique.

Rozès

La route plonge maintenant dans la vallée de la Baïse, près de Beaucaire, avant de remonter sur le coteau d'en face en direction de Castera-Verduzan.
Je quitte la large route pour un chemin oublié de l'équipement mais superbe, qui redescend vers la Baïse au moulin de Bonas, avant de suivre une petite route sauvage le long de l'Arranchelan. Elle se termine aux abords de Lézian, par une rude remontée qui me conduira au surprenant château d'Herrebouc.

 Eglise de Lézian, au loin, Jegun

Herrebouc

Il est le centre du domaine viticole du même nom, réputé pour sa production en bio.
Je poursuis sur la rive de la Baïse, jusqu'à la tour gallo-romaine du Brouilh-Monbert. Là l'itinéraire m'est plus connu : vieille route de l'Isle de Noé, longue remontée vers St Arailles puis chapelle de Bretous.

Une petite variante me ramène dans la vallée de l'Osse et à mon point de départ.

En résumé, un bel itinéraire de 71km, dénivelé 790m.