samedi 25 octobre 2014

Baronnies, saison 1

Ça commençait à nous démanger depuis quelques jours, on regardait d'un œil gourmand vers le piémont des Pyrénées pour  essayer de les apercevoir. Il a suffit d'un bel et tenace anticyclone  sur la région pour nous convaincre que le moment était arrivé : le soleil nous convie dans les Baronnies.
André, soucieux de ménager les troupes, nous a concocté un itinéraire à la portée de tous. Et c'est un joli groupe de 10 cyclos qui converge vers le lieu de rendez-vous, l'église de Bourg de Bigorre.
Le temps est idéal, le soleil vaillant, la température très douce, 23°C au départ. Ça nous change de l'an passé où il faisait 0°C.
Pas de grandes côtes difficiles au menu, nous nous dirigeons par un long faux plat dans la vallée de l'Esqueda vers le moulin du même nom. Le parcours est ombragé, bucolique et plaisant.
Direction Asque, ça monte un peu plus mais pas longtemps, et nous débouchons sur le beau plateau de l'Aygues. Le seul col de la journée est le Couret d'Asque, long mais peu pentu, excellent pour les jambes.
Nous l'escaladons chacun à son rythme, en prenant le temps de bavarder et d'admirer les jolis sous bois enflammés par le soleil.



La pause est traditionnelle au col, nous y sacrifions volontiers. La vue est dégagée vers le col de Coupe que nous apercevons à l'est, et vers le Signal de Bassia, bien visible au sud.

La plongée vers Bulan est un régal, nous admirons tout au long de la descente la superbe vallée et les montagnes environnantes : les couleurs d'automne ne sont pas encore là, mais ça commence à changer.
On oblique vers Batsère, puis empruntons la magnifique route de Lomné puis Esparros : comme promis ça monte peu, et le groupe reste relativement homogène.

en cheminant vers Esparros

Notre itinéraire nous conduit à Laborde, puis retour à Lomné , village de gaulois, résistant au dictat administratif qui veut les marier à la communauté de Sarlabous. Nous rencontrons d'ailleurs Asterix qui nous explique les tenants de l'affaire.

la rencontre d'Asterix de Lomné

On rejoint Arrodets, adorable petit village au pied du Couret d'Asque, où nous prendrons le temps d'admirer le paysage.



Il est temps de revenir vers notre base, André nous propose un petit extra qui nous fera remonter sur Sarlabous par une courte côte suivie d'une superbe route à flanc de coteau.
La descente vers le moulin des Baronnies est tortueuse, elle nous ramène sur les rives de l'Arros que nous suivrons pour rejoindre les voitures.
André a bien senti que certains étaient un peu frustrés de tant de facilité (730m de dénivelé quand même), il propose aux plus motivés de grimper (c'est bien le mot!) jusqu'à Capvern, par la superbe route de Benqué et Molères. 270m de dénivelé en plus et 10km. Nous sommes 4 à nous lancer pour ce bonus qui nous conduit à Capvern et nous fait redescendre par le château de Mauvezin.

Nous aurons parcouru 52km et grimpé 1000m de dénivelé.
A quand la saison 2 ?

JFR

mercredi 3 septembre 2014

Le col de Spandelles

Une semaine de beau temps prévue par la météo ! C'est trop rare cet été pour ne pas en profiter...
J'envoie un mail à tout le club pour rameuter les montagnards, j'ai envie de faire le col de Spandelles.

Peu de réponse, on se retrouve à 3 cyclos à la gare de Lugagnan : il fait grand beau, un peu frais à 8h45, on meurt d'envie de démarrer.
Les 10km de la voie verte vont nous permettre un échauffement tranquille, on le met à profit pour nous gaver du somptueux paysage qui s'offre à nous dans cette vallée d'Argelès. Magique !

Argelès : le pied du col. Il commence à faire chaud, on se débarrasse de toute les couches inutiles. Et c'est parti pour une grimpette de 15km. On connait assez bien le profil de ce col : un dénivelé de 1000m constitué de portions raides séparées par des zones peu pentues. Un véritable escalier qui peut s'avérer destructeur si on ne le prend pas bien.
La montée vers le village de Gez est celle que je préfère : la pente est sévère mais la vue est très dégagée et toujours plaisante. On zig-zag entre les prés fraîchement fanés et encore odorants. La traversée du bourg est superbe.
Encore un kilomètre à découvert, on en profite pour admirer les crêtes du Bergons qui nous accompagnent à notre droite. Puis c'est la forêt : on ne voit plus rien mais on est bien au frais.
Ça monte assez raide, des passages à 10%, mais on discute entre nous et les kilomètres défilent. On atteint le plateau du Sarrat, avec les 3 sapins, point de départ des itinéraires VTT du Bergons, puis après un ressaut sévère, la longue portion presque plane qui nous conduit à la boucle des Artigues.

 Les Artigues

Nous nous accordons une courte pause pour admirer le paysage, avant de repartir sur une portion assez pentue, qui ne s'atténue qu'aux abord du refuge du Haugarou.
Les 3 derniers kilomètres sont raides, ça tourne autour des 10%. Eliane et moi marquons un peu le pas, André en profite pour sortir les dernières munitions.
Nous atteignons vite le col, lieu magique, avec une vue grandiose vers le col d'Aubisque et les Pyrénées atlantiques et vers le pic du midi de Bigorre et le Néouvielle.



Rien de tel qu'un bon casse-croûte au sommet pour apprécier pleinement notre bonheur. Il fait doux, à peine un léger courant d'air pour nous rafraîchir.
Nous y restons une bonne heure, avant de redescendre vers le Haugarou pour déguster un bon dessert (fromage blanc aux myrtilles) et un café moyen.

Le reste de la descente est négocié calmement : la route, qui s'est sérieusement améliorée depuis notre dernier passage, ne permet pas des exploits.
Nous retrouvons le traditionnel vent de face sur les hauteurs d'Argelès, il nous accompagnera dans la plaine jusqu'aux voitures.
Une fois de plus, le "bar des nazes" était ouvert à l'arrivée, ce qui fut apprécié de tous. Merci Eliane...
On a fait 50 petits kilomètres, avec un dénivelé respectable de 1035m, et on a beaucoup aimé cela : les absents ont vraiment eu tort !

JFR

vendredi 20 juin 2014

4 jours au cœur du pays vert

C'était le but de notre voyage annuel sur d'autres terres: ce circuit, proposé comme randonnée permanente par le Codep15 sous le nom de "6 jours au coeur du pays vert", 697km et 9850m de dénivelé, a été remanié pour s'adapter à nos exigences en terme de durée et de difficulté.
Si tout le groupe de montagnards était partant pour ce périple Cantalien, il y avait bien quelques inquiétudes sur la haute tenue du circuit : ce qui nous a conduit à opter pour un accompagnement de deux véhicules, tant pour soulager d'éventuelles défaillances que pour porter nos bagages, il s'agit ici d'un voyage itinérant.

Nous voici donc au départ de notre voyage, à St Mamet la Salvetat, dans le Cantal, au sud-ouest d'Aurillac.
Pique-nique traditionnel avant d'attaquer la première étape de 83km et 1300m de dénivelé, sur les hauteurs de St Mamet, sous un soleil radieux qui nous permet d'admirer, au loin les Monts du Cantal et toute la région.


1ere étape : St Mamet - St Cirgues sur Jordanne

Départ vers 13h sous une chaleur écrasante qui risque de nous handicaper. Nous partons plein d'entrain, sur de petites routes bucoliques et tranquilles : c'est tout vert, les bordures et les prés sont fleuris et odorants. Le relief s'annonce pour l'instant assez doux.
Petit problème du côté de Glénat, au passage sur une route fraîche goudronnée et gravillonnée, nos roues s'encrassent très rapidement de goudron et les gravillons sautent sur nos maillots. Résultat, arrêt général pour nettoyer sommairement les roues et repartir dans de bonnes conditions.
On retrouve nos porteurs d'eau à Laroquebrou, joli village médiéval dominé par son château de la même époque. Le site est superbe, les plus courageux attaquent la rude montée à 20% pour aller voir le château de plus près.


La rivière Cère traverse le village, nous la longeons jusqu'au barrage de St Etienne-Cantalès, qui délimite un gigantesque plan d'eau que nous suivrons péniblement du fait du relief en montagnes russes, et du revêtement de la route qui colle à nos roues.


Nous approchons d'Aurillac que nous décidons d'éviter, au prix d'une sérieuse grimpette à 13%. Elle nous permet de rejoindre la roue de crête en direction du col du croix de Cheules (907m), que nous atteindrons un peu émoussés après une longue mais superbe ascension : Pas sûr que tout le monde aie apprécié le paysage somptueux.
Une dernière descente assez raide nous dépose au pied de notre auberge : on la voit, là-haut, très haut, perchée sur son balcon ! 600m à parcourir, avec des rampes à 17-18%, et nous y voilà.


Après le nettoyage au white-spirit des vélos, une bonne douche, un dîner royal nous attends, par très orienté sportif mais tellement bon : chou farci, pounti, viande et délicieuse truffade, plateau de fromages et dessert.
22h00 dodo.

2eme étape : le Pas de Peyrol - Salers - Mauriac

Etape montagne aujourd'hui : le col du pas de Peyrol, au pied du Puy Mary, souvent franchi par le tour de France.
Départ vers 8h30 après un petit déjeuner copieux (encore une belle assiette de fromage). Çà démarre par une belle côte, il faut remonter au col de la croix de Cheules : les moins affûtés préfèrent s'avancer avec les véhicules accompagnants.
On retrouve notre route des crêtes, superbe sous le soleil rasant. Il fait déjà chaud, on est habillés au minimum. A Mandailles-St Julien, on est à pied d'oeuvre. Le col s'annonce peu difficile, 12 km et 6% de moyenne. Nous l'attaquons avec entrain.


La route est en excellent état, le paysage superbe : des fleurs à perte de vue, des odeurs enivrantes, et une escalade régulière. 1h30 plus tard, on est au sommet, fatigués mais heureux: un de plus dans la musette!




La descente vers Salers est  très pentue au début, 14% sur 2 km, puis s'atténue avant de s'inverser pour le passage du col de Neronne.
Une belle et longue descente, sur une route en balcon au dessus de la Maronne, nous approche de Salers, joli village aux vieilles pierres, ses vaches marron sombre superbes avec des cornes en guidon de moto, son fromage réputé (attention, pas du cantal!). Nous y pique-niquons en essayant d'éviter la maréchaussée qui surveille le territoire pour faire cracher le touriste de passage.
Après une petite sieste réparatrice, visite du village, très beau quoique de couleur un peu triste...


La tendance descendante du parcours se poursuit jusqu'au pied de Pleaux, qui nous réserve une rude remontée. Nos accompagnateurs nous attendent à Ally, pour une pause menthe à l'eau bienvenue.
Un coup d'oeil sur le profil GPS des 10km restant nous coupe les jambes : 5km de descente, soit 200m de D-, et autant de montée ! Aie!
Un panneau dans la descente indique 10%, on craint pour la remontée... heureusement, elle plafonne à 8%.
Regroupement général au sommet, où les premiers arrivés discutent avec un ancien cyclo octogénaire : échange sympathique.
Nous arrivons à Mauriac, et nous séjournerons au camping du Val St Jean, joli cadre, accueil sympa, hébergement top, et dîner au soleil au bord du lac.

 notre chalet

en route vers le dîner

Nous avons parcouru 90km avec un dénivelé positif de 1600m : c'est pas plat le Cantal !

3eme étape : Mauriac - Murat

La plus longue étape du circuit : 125km et 2000m de dénivelé. Ça commence à renâcler dans le peloton ! 
Après un bon petit déjeuner convivial, préparé par nos fées cyclotes, tout le monde sur le vélo, départ vers 8h.
On traverse Mauriac, histoire de voir à quoi ça ressemble, et on tombe en plein milieu du marché, heureusement peu fréquenté à cette heure. Au bout d'une dizaine de km, route barrée : comme d'habitude, on se dit que les vélos passeront bien, et on descend longuement avant de tomber sur des travaux infranchissables. Il faut remonter, ça n'enchante personne de rajouter cela au menu du jour... On met nos véhicules à contribution pour remonter les presque 200m que nous venons de descendre.
La petite route bucolique parcours une succession de coteaux, tous aussi beaux les uns que les autres : un petit vent de face contribue à l'usure des jambes qui commence à se faire sentir. 
Nous approchons de Bort les Orgues, et nous apercevons ceux-ci de très loin, perchés sur le sommet de la crête. Une petite pause sur le barrage de Bort, impressionnant, sur la Dordogne, nous permet de récupérer de la longue côte qui y conduit.
C'est au prix d'une descente assez raide que nous accédons au pied du château de Val, superbe monument que nous choisirons comme toile de fond à notre pique-nique.



                            

Pas de sieste aujourd'hui, il nous reste la moitié du chemin à rouler. On repart sur des routes tranquilles, remplies de senteurs diverses que tout le monde n'apprécie pas, à cause de la fatigue. Arrivés à Condat, les plus usés abandonnent, les autres décident de rejoindre Murat par une route de vallée que l'on pense plus facile... En fait, au lieu d'avoir les bosses sur un plateau d'altitude, nous les aurons en fond de vallée, avec un col en prime.
La vallée de la Santoire est superbe, évasée, doucement arrondie, reposante pour le regard. Nous la suivrons jusqu'au pied du col d'Entremont (1200m) qui se monte très facilement sur un revêtement roulant et peu pentu. Mais bon, on a plus de 100 bornes dans les jambes...
La route plonge vers Murat que nous atteignons en même temps qu'un orage menaçant. Pas facile de trouver le gîte au milieu des rues minuscules et très pentues de la ville : le téléphone de JP fait merveille avec l'appli GPS.
L'orage est là mais nous sommes à l'abri. Nous dînerons ce soir, affamés,  au restaurant des volcans, tout à fait correctement.
Nous avons parcouru 112km avec un dénivelé positif de 1910m.

4eme étape : retour aux voitures, Murat - St Mamet

Dernière étape, et non des moindres : nous devons rallier notre point de départ, St Mamet, situé à 94km de Murat. Et comme nous devons rentrer à Miélan en suivant, pas question de lambiner. Le départ est fixé à 7h30.
Anne et J-René se sont levés aux aurores pour nous préparer discrètement un petit déjeuner de gala : pains au chocolat, tartines etc.. Rien de tel pour se réveiller.
A l'heure dite, nous sommes sur les vélos. Il fait frais pour la première fois, une douzaine de degrés. On va vite se réchauffer, la première pente du col de Prat de Bouc est à 2km. Petit col facile, 1392m, 9km, pourcentage moyen 5,4% avec des passages de 8 à 10%. Il fait 8°C au sommet, et un vent glacial nous y accueille. On va pas s'y éterniser. 
Après une courte et rapide descente, ça remonte pour le deuxième col de la journée, le col de la Griffoul, 1368m et 3 petits km, pente moyenne 7%. Le site est superbe, sauvage, balayé par un vent soutenu qui fait ployer les grandes gentianes (celles de la suze). Quelques troupeaux de Salers piquettent le plateau de leurs taches marron. Près de nous, le Plomb du Cantal est masqué par les nuages.


La descente vers Le Bourguet est longue et très esthétique. Elle se poursuit sur une vingtaine de kilomètres, jusqu'à Brezons, où nous attaquons notre premier coteau : nous ne ferons que cela pendant tout le trajet, monter, descendre, monter, descendre. Heureusement Eole est avec nous et nous autorise un train inhabituel.
A 20 km de l'arrivée, les estomacs réclament leur dû et nous installons le pique-nique. Tout le monde a l'air assez en forme pour finir l'étape.

Château de Vigouroux

On repart sans trop traîner, pas de sieste au menu. Les derniers kilomètres de notre périple se terminent dans un cadre très différent de ce que nous venons de traverser : nous sommes dans le bocage.
Dernière surprise à l'arrivée, deux belles côtes, raides, viennent couronner un parcours qui n'en manquait pas.
Nous avons parcouru aujourd'hui 94km avec un dénivelé de 1700m.

Bilan du voyage
Un séjour très sympathique, une ambiance conviviale, des compagnes et compagnons supers.
Un grand merci à Louis, notre accompagnateur motorisé, sans qui ce voyage n'aurait pu se faire.
On retiendra la grande exigence du relief Cantalien, mais aussi les paysages somptueux de ce département. On se souviendra aussi de la qualité de la cuisine régionale.

Les chiffres 

9 participants : Solange, Eliane, Anne, J-Pierre, J-René, André, Jacky, Louis, Jeff
6 cols : La + de Cheules, le Pas de Peyrol, Néronne, Entremont, Prat de Bouc, la Griffoul
380km et 6300m de D+

+++ Allez voir toutes les photos dans notre album et dans celui d'Anne


samedi 7 juin 2014

Le "vrai" Tourmalet de Campan

C'est aujourd'hui la traditionnelle "Montée du Géant". Nous sommes conviés par le conseil général, pour accompagner la sculpture monumentale qui symbolise le 1er passage du Tour de France, le 21 juillet 1910.
L'occasion d'un grand rassemblement festif, très prisé des cyclistes de toutes obédiences, une opportunité de monter le fameux col entre copains.

 Le Géant s'apprête à grimper sur son camion...

On se retrouve à Bagnères de Bigorre, devant l'ex-centre d'entrainement Laurent Fignon. Toute petite délégation Miélanaise, Eliane, André et Jeff, les autres ne se sentaient pas en condition et la météo était incertaine : ils ont eu tort, un grand soleil nous a accompagnés tout au long de l'escalade.

Nous partons avant la grande cohue, comme beaucoup nous préférons prendre un peu d'avance pour arriver à une heure raisonnable. Les 10 premiers kilomètres, peu pentus, sont un excellent échauffement. Ils nous permettent d'atteindre le pied de la vraie côte, à Gripp, où les choses sérieuses commencent : il nous reste 13km à gravir, des pentes oscillant entre 8,5 et 10%.

 Les vaches aussi sont de sortie...

A partir de maintenant, c'est chacun pour soi : heureusement, il y a plein de soi sur la route, et l'on est tirés, soit par celui qui nous précède et va moins vite, soit par celui qui nous double (et y'en a beaucoup plus !)
En ce qui me concerne, une petite pause de 3 minutes à La Mongie me permet de décontracter un peu les jambes : on vient de se payer 2km à 10% qui laissent des traces.
Il reste environ 4km pour rejoindre le col, je mets le pignon de 32 et j'attends que ça ce passe. Le Géant, entouré de la fanfare, me dépasse sans trop se fatiguer...


Un vent violent, que nous subissons de face depuis les paravalanches de La Mongie, nous prend maintenant suivant son humeur, tantôt de dos, tantôt de face, et souvent de côté. Il devient alors dangereux car il nous déséquilibre. J'ai vu des cyclos poser le pied à terre pour ne pas tomber, j'en ai vu un tomber devant moi.
Heureusement il est moins présent vers le col, et le dernier kilomètre, quoique difficile (9,5%), est avalé sans trop de soucis.


Une foule immense encombre le col : les bandas, les cyclos, les accompagnateurs. On ne passe qu'à pied.


Il fait bon, 21°C, peu de vent et qui nous sèche rapidement. Un casse-croûte géant nous est proposé, avec des produits locaux : jambon, fromage, gâteau, et des fruits énergétiques d'un peu plus loin.
J'ai rarement vu autant de monde à cette occasion, je pense que les derniers arrivés devront se passer de ces bonnes choses.

Nous redescendons rapidement vers la vallée, face au vent, qu'André mate d'un coup de pédale énergique : increvable ce gars là !

Nous avons parcouru 55 petits kilomètres, avec un dénivelé de 1560m. Bonne préparation pour le Cantal que nous retrouvons dans 5 jours...

JFR

dimanche 1 juin 2014

Le p'tit Tourmalet de Barran

Le temps est agréable, ce samedi, nuageux mais lumineux. René nous propose un circuit peu courant vers Barran et nous sommes une dizaine à nous élancer, direction la route de César.
Les premiers kilomètres sont, comme d'habitude, l'occasion d'échanger bavardages et plaisanteries, sans trop se poser de questions sur "où on va" et "par où on passe".
René hésite sur l'itinéraire, révise sa géographie locale, et finit par nous faire descendre à Marseillan pour rejoindre Montesquiou : une longue portion de plaine nous attend, idéale pour l'échauffement.
Première côte sérieuse à Montesquiou, que tout le monde avale sans trop de difficulté. La deuxième, sur la route de l'Isle de Noé, est plus longue et plus lassante, sans doute à cause de son aspect rectiligne.
Regroupement général au sommet, à Cadiran d'en Haut, où le spectacle est au rendez-vous : un superbe panorama sur la vallée de la Baïse et ses bassins versants.
La descente vers l'Isle de Noé est longue, pas trop rapide, ce qui nous permet d'admirer le paysage. La Baïse, en bas, est marron, l'orage de ces derniers jours est passé par là.
René nous propose de rejoindre Barran par la célèbre côte dite "petit Tourmalet" : un nom bien présomptueux pour une côte ni longue ni difficile, mais très agréable de par son tracé serpentant sur les différentes faces du coteau.
Les plus jeunes, ou ceux qui s'y croient encore, s'y éclatent jusqu'au sommet, où la hiérarchie est respectée.

L'arrivée sur Barran est l'occasion d'admirer son magnifique clocher Tors. Anne nous dit que c'est J-René qui l'a construit un jour où il était un peu pompette !!


Doudou nous propose d'aller faire une visite au cimetière, où un carré militaire regroupe les tombes de soldats morts pour la France en 14-18. La période de commémoration actuelle s'y prête parfaitement.
Nous trouvons le magnifique cimetière, jouxtant l'église, et son carré réservé.


à gauche, 3 des 4 tombes d'africains du nord

La traversée du village de Barran se termine par l'antique porte fortifiée, après laquelle nous obliquons vers l'ouest pour rejoindre Mazères, son château, son moulin et son pont Romain. Doudou, notre historien du jour, nous apprend que le château de Mazères a servi pendant la guerre de 14, d’hôpital pour les soldats. D'où le cimetière militaire de Barran...

Nous poursuivons plein ouest, traversons la Baïse au moulin où le pont antique dégueule littéralement son eau chargée d'argile, et arrivons au pied du coteau derrière lequel se niche St Arrailles. Belle montée, régulière, peu pentue, très agréable.

Orchis pyramidal

La descente dans la vallée de l'Osse est sauvage, la route parsemée de trous et les bas-côtés  envahis d'orchidées sauvages.

Nous retrouvons la route bien connue qui nous ramèneras vers Miélan, via Pouylebon et la route de César, après avoir parcouru 71 km avec un dénivelé de 770m.

JFR

samedi 17 mai 2014

Hourquette d'Ancizan et Col d'Aspin

Ça le démangeait autant que son genou, André voulait aller en montagne aujourd'hui. Dès jeudi on lance le message, mais peu d'amateurs se sont précipités, malgré un soleil superbe.
On retrouve donc les montagnards habituels, au rendez-vous fixé à Arreau : Eliane et André, Solange et J-Pierre qui ont déjà grimpé Hautacam jeudi, et Jeff.
A 13h15 la petite troupe s'ébranle vers Guchen, via la rive droite de la Neste, plus tranquille. Peu d'échauffement avant d'aborder la montée qui commence à 6km.
Ça grimpe d'entrée, sur la route d'Aulon d'abord puis vers la hourquette ensuite : les 5 premiers kilomètres sont durs, 8 à 9% . Un replat à 5% nous permet de souffler et d'admirer le paysage en contrebas. Petite pause photo.
La pente redevient plus abordable dans les 4 derniers kilomètres, 7-8%, et le rythme de montée s'améliore.
Soudain, on sort de la forêt, et c'est le col, là, à 500m. Délivrance...


On trouvait que Eliane avait grimpé avec plus d'aisance que d'habitude, avec un cuissard comme le sien, ça explique tout, + des pédales neuves !


Il fait bon au sommet, mais un méchant vent nous incite à ne pas traîner : on plonge donc vers le plateau des 4 Veziaux, parsemé de vaches et de chevaux. La brève remontée de l'Artigau nous casse les jambes, comme toujours, avant la jolie descente vers Payolle.
Une petite pause pour se changer, il fait frais à Payolle. Et c'est tout de suite la rude remontée vers le col d'Aspin : le 1er kilomètre à 9% nous met tout de suite dans le bain. Heureusement un méchant vent du nord, froid, nous pousse dans le dos. Et tout le monde gravit les 5kms sans trop de difficulté (surtout les 2 gaillards de Ste Dode).



Il fait carrément froid au sommet, 11°C. Et ce vent ! On profite quand même du lieu en s'abritant sur le versant sud.

La descente est rapide, sur un enrobé de bonne qualité, et nous nous retrouvons aux voitures où Eliane a eu la bonne idée de nous préparer des beignets d’acacia : long moment de dégustation et de bavardage bien sympathique.
On a eu une pensée pour les copains du club, qui ont dû eu aussi profiter d'une si belle après-midi.

Nous avons parcouru un modeste tour de 45km, avec un dénivelé de 1350m.

JFR

lundi 5 mai 2014

Col de Ris - Col de Peyresourde

Grand beau temps ce lundi, soleil généreux et chaleur au rendez-vous. Le club du troisième âge en profite pour planifier une sortie montagne du côté du Louron.
Au menu , le col de Peyresourde, et comme c'est un peu léger, André nous propose de passer par le joli col de Ris.
Départ à 13h de Sarrancolin, les filles nous ont précédé de quelques minutes pour rouler à leur main: il est vrai que nos champions René et J-Yves sont de la partie, et qu'elles ont peur que le peloton soit un peu trop actif...
Une chance, le vent nous pousse vers Arreau : toujours bon à prendre. On suppose qu'à la descente, nous l'aurons de face.
A partir d'Arreau, on emprunte la petite route confidentielle qui monte à Bareilles. Pas trop pentue mais quelques passages relevés. La route serpente entre prés et ruisseau dans la vallée de Lastie , longe de magnifiques villages anciens, très bucolique.
A proximité du hameau de Pouy nous atteignons la route de Ris qui rejoint le col du même nom en 2 kilomètres. Très jolie petite route au milieu des bois, parsemée de trouées qui ménagent une vue somptueuse sur la vallée des Nestes et sur l'Arbizon.


La vue panoramique, au col, est superbe : au bout de la vallée de la Neste du Louron, une couronne de 3000m , dont le Pic Shrader et celui des Gourgs Blancs. A droite, l'Arbizon et ses acolytes.

Nous profitons du lieu enchanteur pour nous restaurer, avant de plonger par une petite route, vers Ris puis Bordères-Louron.
Nous retrouvons là la "grand route", la civilisation et ce qui va avec. Heureusement le parcours est roulant et la vue agréable.


Il nous reste une douzaine de kilomètres pour atteindre le col de Peyresourde. Le groupe des jeunes retraités encore fringants, part devant à bonne allure pour rejoindre les filles. Les autres s'accrochent comme ils peuvent...
La montée est difficile, des pourcentages qui oscillent entre 8 et 9% la plupart du temps, un petit répit à 3km du sommet à 6%. Il semble que tout le monde l'ait trouvé un peu dur : la chaleur peut-être (21°C) ou le col de Ris que nous avons encore dans les jambes...

Bon tout le monde finit par arriver en haut, avec des écarts conséquents. Solange et Eliane sont arrivées, dépassées lâchement par le groupe des costauds. On se regroupe, casse-croûte, photo et échange d'impressions.


On décide de redescendre par la station de Peyragudes : mais il faut gravir encore une centaine de mètres de dénivelé pour y parvenir. Tout le monde a retrouvé ses jambes et peut profiter du paysage qui se présente à nous sans arrière pensée. Nous traversons la station, côté Peyresourde, assez jolie ma foi.


Il faut penser à redescendre : la route, très roulante (elle est utilisée pour des compétitions de planche à roulettes) serpente au milieu des prairies. La vue sur la station de Val Louron et le col d'Azet est magnifique et omniprésente.

La descente est rapide et nous retrouvons rapidement la vallée. Le vent de face, comme prévu, ralentit notre progression. Heureusement les "jeunes" en ont encore sous la pédale, et nous tirent vers Arreau puis Sarrancolin. Merci à eux.

Une bonne boisson fraîche nous attend à l'arrivée : sa dégustation est l'occasion d'un moment convivial que nous aimons tous.

Les montagnards habituels m'ont accompagné dans cette plaisante randonnée : Solange, Eliane, André, J-Pierre, J-Yves, René, Jacky. Nous avons parcouru 61km et monté 1300m.

JFR