dimanche 12 mai 2019

Col d'Aspin

Nous ne sommes pas en avance cette année pour notre premier col, si on excepte le col de la Croix Blanche de février.
Le temps s'y prête aujourd'hui, température agréable, grand soleil, et troupe motivée. D'autant qu'il faut se préparer sérieusement aux dénivelés sérieux qui nous attendent dans une quinzaine sur les routes des Maures et de l'Esterel.

L'approche jusqu'à Arreau nous est grandement facilitée par un vent soutenu dans le dos. Nous abordons les premiers kilomètres du col avec confiance, une petite pause pour se débarrasser des couches superflues, et nous voilà au premier pourcentage de 8%.
Les bas-côtés sont fleuris, beaucoup d'orchidées, des narcisses et quelques jonquilles. Les asphodèles sont en bouton.

Nous sommes perturbés dans notre ascension par des hordes de motards : certains sont prudents mais la plupart se croient manifestement sur un circuit. On nous double à plus de 100km/h, le bruit est infernal et ce n'est pas rassurant. La cohabitation va devenir compliquée...

Enfin c'est le col, la foule des grands jours : beaucoup de voitures, de motos, et des cyclos. Il est vrai que nous sommes dimanche, c'est plus tranquille en semaine.
Nous réussissons quand même à nous isoler et à faire abstraction du bruit des moteurs, pour passer une demi-heure sympathique.

tout le monde se repose, les cyclos au sud,

les limousines au nord.

La descente est prudente, on craint de croiser une moto dans un virage.
Nous retrouvons la vallée d'Aure et le vent de face, André et J-Pierre se chargent de le combattre pour nous faciliter le retour.
Nous avons grimpé 860m sur une distance aller-retour de 38km.

jeudi 2 mai 2019

La randonnée de Serres-Castet

Très belle journée à Serres-Castet, 8°C à 8h00 sous le soleil, pour une balade de 75km dans les coteaux Béarnais.
Ça commence par une longue portion d'échauffement dans les magnifiques plaines du Luy de Béarn puis du gave de Pau, pas encore enserrées dans des couloir de maïs. Première côte sérieuse à Labastide-Monrejeau, 3kms pour se dérouiller les jambes. On replonge dans la plaine avant d'aborder la deuxième difficulté, la rude côte (15%) qui grimpe à Serres-Ste Marie. Avec un nom pareil, on pouvait s'attendre au pire !

 Serres-Ste Marie

sous l'oeil bienveillant de Lou Jean-Pierre

Nous rejoignons la plaine du Luy par une longue traversée de 3 coteaux, orientés NO-SE, tous pourvus de belles rampes à 13% qui nous laissent quelques traces dans les jambes. La large plaine du Luy de Béarn est un répit appréciable, nous admirons au passage le joli village fleuri de Géus d'Arzacq.

Géus

La remontée à Bouillon est assassine ! Elle est interrompue par un ravitaillement bienvenu : nous sommes quasiment les derniers, comme d'habitude...
Encore une côte pour arriver à Louvigny, puis la longue remontée de la vallée de la Rance, très sympathique, qui nous amène à Fichous-Riumayou.
Le retour est plus facile, tout juste interrompu par la remontée au village de Sauvagnon, très joli, balcon sur les Pyrénées.

Nous avons traversé de beaux paysages, la difficulté nous a parfois empêché d'en apprécier la variété. C'est très différent de chez nous. Nous comptabilisons 76km et 930m de dénivelé.
La randonnée, bien balisée (fléchage fluo au sol) a attiré 200 cyclos. Club UFOLEP, donc moins de cyclotouristes : nous avons été fréquemment dépassés par des groupes "sportifs". Nous avons un peu regretté nos 5€, les ravitaillements étant dévastés avant notre arrivée, surtout à la fin de la randonnée. 


mardi 23 avril 2019

La "Loire à vélo" et la "Vélo Francette"

Restons modeste, l'itinéraire "La loire à Vélo" fait quelques centaines de kilomètres, je n'en ai parcouru qu'une cinquantaine.
A l'occasion d'un séjour dans ma famille, du côté de Cholet et d'Angers, mon VTT (on peut aussi utiliser le vélo de route) m'a permis d'arpenter quelques longueurs de cette véloroute mythique, qui fait partie de l'Eurovélo n°6 reliant l'Atlantique à la mer Noire.

Tronçon Chalonnes-Angers
Belle après-midi ventée, comme de coutume dans la région, nous partons de Chalonnes, face au vent vers Angers. Le parcours emprunte d'abord la levée de la Loire (une digue avec une petite route qui limite la divagation du fleuve). Le vent ne nous aide pas beaucoup ! Puis une belle piste roulante nous emmène jusqu'au port de la Possonnière.


Nous nous écartons un peu du cours d'eau pour rejoindre et traverser Savennières, jolies maisons typiques de l'Anjou.
L'itinéraire est coincé maintenant entre le fleuve et la voie ferrée, un peu trop fréquentée à mon goût.
Voici la Pierre Becherelle, curieux monolithe dressé sur la rive, puis l'embouchure de la Maine à Bouchemaine. Nous suivrons la Maine jusqu'au lac éponyme à 20 km de notre point de départ.

Bords de Maine

Le retour, facilité par l'aide du vent, sera plus rapide. Ce tronçon est de très bonne qualité et praticable en vélo de route.

Tronçon Oudon-Nantes
Direction plein ouest, pour rejoindre Nantes par la rive droite de la Loire. La piste est rapidement coupée par des travaux au niveau des Folies Siffrait (que nous ne verrons donc pas), qui nous imposent de remonter sur les coteaux, belle côte, et de nous rallonger de quelques kilomètres (déviation bien fléchée).
La suite de la voie verte longe la voie ferrée jusqu'à Mauves sur Loire, partie peu intéressante.
Nous longeons ensuite les maraîchages typiques de la région, grandes étendues sableuses exploitées pour divers légumes, et aussi du muguet.
A Bellevue nous rentrons dans le village de Ste Luce pour y casser la croûte dans une brasserie.
Le retour s'effectuera rive gauche, beaucoup plus varié et esthétique. Nous roulons à flanc de levée sur un excellent revêtement, les vues sur la Loire sont sublimes. Nous longeons ou traversons des petits villages ou hameaux typiques. 

 du côté de Mauves

Chapelle de la Bridonnière

Nous terminons notre boucle au pied de Champtoceaux, après 56km de vélo.

Un petit bout de la Vélo Francette
Quelques jours de pause à Montreuil-Juigné, où j'ai pu apprécier la quantité de voies cyclables qui gravitent autour de la ville d'Angers.
A l'occasion d'une de mes balades, j'ai pu emprunter la jolie piste qui longe le cours de la Mayenne, depuis Angers jusqu'au pont de Béné, soit cinq petits kilomètres. Elle appartient à la "Vélo Francette" voie verte qui relie Ouistreham (Normandie) à La Rochelle (Charente) sur 630km. Le vélo de route n'est pas toujours adapté.

écluse de Montreuil-Juigné

dimanche 7 avril 2019

Beach Rando à Lespignan

Le nom fait envie, n'est-ce pas ! Non, ce n'est pas une randonnée de Fat Bike*, ni de Gravel**, mais une randonnée d'attelages équestres.
L'attelage est ma deuxième passion, après le vélo. Je ne mène pas l'attelage mais je le groome (je fais tout ce que le meneur, vissé sur son siège de conduite ne peut pas faire).
Cette fin de semaine, nous sommes invités par J-Louis et sa bande de Cheval Nature Lespignan, pour une rando originale qui devrait passer par les plages sur la Meditérannée. Programme alléchant, d'autant que la région est superbe. Et l'accueil toujours au rendez-vous.
Nous sommes hébergés au centre de vacances des Sablières à Valras-plage. Et nous retrouvons quand nous y arrivons, vendredi soir, une centaine de chevaux répartis entre cavaliers et attelages.
C'est devant l'apéro que commence le séjour, où nous retrouvons les copains de Lespignan, pas vus depuis au moins un an, la bande de la Montagne Noire, Jacquouille en tête, avec femmes et enfants. Une belle bande d'amis que nous avons plaisir à revoir.

Samedi, après une nuit pluvieuse, le temps s'est éclairci et nous partons vers 9h. Notre équipage de 4 poneys (plus un apprenti attaché à l'arrière de la calèche) est tonique et nous avançons à un trot soutenu.
L'itinéraire nous fait longer l'étang de Vendres (prononcez Vindres) , réserve ornitologique classée Natura 2000. Peu d'oiseaux sont visibles, la saison est sans doute passée. J’aperçois quand même des courlis, aigrettes, canards divers. La piste est parsemée de flaques d'eau, résultant de la pluie nocturne, nous devons louvoyer...
Nous abordons ensuite les premières pentes qui serpentent au milieu des élevages de vaches, genre landaises, la piste est rocailleuse, pas très confortable, mais la vue somptueuse vers l'étang. Nous atteignons au bout de 10km le moulin de la croix du Coulet, bien restauré, où nous attends  un méga casse-croûte : les clubs cyclo pourraient en prendre de la graine... boudin, paté, hure, saucisson, fromage, fruits et boissons d'hommes. On se restaure pendant une bonne demi-heure, avant de poursuivre la randonnée.

cliquez sur l'image pour l'agrandir

Après une longue traversée des vignes, omniprésentes, certaines irriguées en goutte à gouttes, d'autres inondées d'eau douce pour diminuer la salinité du sol, après le franchissement du fleuve Aude sur le pont de Fleury, nous arrivons au pied de la montagne de la Clape que nous devons grimper. Pas un gros dénivelé, environ 60m, mais un sol rocailleux peu roulant. Les poneys s'y emploient vaillamment, au pas, ce qui nous laisse le loisir d'admirer la flore, dense et variée. De magnifiques fleurs de ciste pelucheux parsèment la garrigue, taches roses piquetées de jaune. La rocaille est couverte de chênes nains buissonnants que je pense être du chêne kermes. Des bouquets jaune doré de genets nains égaillent le paysage. Peu d'arbres.


Au sommet de la montagne, la vue est superbe. L'étang de Vendres s'étale à nos pieds, la mer au fond.
La piste plonge vers les vignobles situés en bordure du marais, deux belles propriétes, La Negly et le Domaine de Moyau.
Une dernière boucle, très sauvage, nous remonte sur les hauteurs, avant de plonger vers le pique-nique, au lieu-dit l'Oustalet. Nous avons parcouru 29km, les chevaux vont apprécier la pause, nos estomacs aussi.
Deux options pour le retour : le bord de l'étang ou le bord de mer. La plage étant trop peu roulante pour les attelages (sable mou) nous sommes contraint de choisir l'option étang. Option très roulante que les petites pattes vont apprécier : il reste plus de 10km à faire, que les poneys vont avaler au trot, bien entendu.

Avant de renter au bercail, nous décidons d'une petite incursion sur la plage. Nous contournons le portail qui barre la route aux voitures et nous dirigeons vers la mer. C'est vrai que le sable est mou, nous aurions eu du mal à faire les 6km de prévus sur la plage. Bon, on fait  un petit tour, les poneys s'enfoncent un peu, la calèche aussi.



Une dernière boucle dans les dunes, vers le port de Chichoulet, et c'est le retour vers la base, après 42km de randonnée et 270m de dénivelé. Y en a qui vont bien dormir.

* Fat Bike : VTT avec des pneus surdimensionnés pour rouler sur la neige ou sur le sable
** Gravel : Vélo de course équipé pour le tous chemins.


lundi 4 mars 2019

La randonnée des amandiers

La longue période de beau temps qui a sévi en février, nous a incité à suivre de près la floraison des amandiers en Aragon, chez nos voisins espagnols.
L'information est tombée vendredi, les amandiers sont en pleine fleur depuis plusieurs jours. Aussitôt l'équipe se met en branle pour finaliser ce voyage traditionnel, du côté d'Arcusa et d'Alquezar.

Samedi 2 mars
Il pleut à Miélan quand nous partons plein sud, vers le tunnel de Bielsa. Mais à peine entrés dans la vallée d'Aure, nous apercevons au loin les sommets enneigés se découpant sur le ciel bleu.
Nous sommes à Arcusa vers midi et nous faisons une petite pause pour immortaliser dans nos objectifs, le splendide panorama des Tres Sorores et des Tres Marias, avec un premier plan d'amandiers en fleurs.


Nous décidons de déjeuner avant de partir de là pour notre randonnée dans les environs.
Un vent soutenu nous accompagne dès le départ, mais nous l'aurons rapidement dans le dos, pour descendre la longue côte de Mondot et la remontée vers Olson. Le paysage, encore peu fleuri, est sauvage et somptueux, et nous nous remplissons les yeux. Pas de plat sur notre route, mais une succession de bosses et de creux.
Nous continuons jusqu'à rencontrer des champs d'amandiers, qui, cette année sont parfaitement épanouis et couverts de fleurs blanches ou roses. Une très belle lumière dans les paysages encore un peu ternes. La route ne présentant plus trop d'intérêt, nous faisons demi-tour pour rejoindre le secteur de Las Bellotas qui promet d'être splendide.
Mais il faut remonter la rude côte de Mondot, 4km et 7% de moyenne, avec un dernier kilomètre à 10% de moyenne. Bon, tout à gauche et ça monte !

Nous retrouvons le vent, dans le nez cette fois. Il contribue à user un peu plus la troupe qui commence à regimber...
Direction plein ouest maintenant, en direction de Las Bellotas. La traversée du plateau de Paules de Sarsa est un régal pour les yeux : des petites plantations d'amandiers parsèment le paysage et y laissent de petites touches blanches du plus bel effet.

la plaine de Sta Maria de la Nuez

Nous poursuivons la randonnée vers la vallée du Rio Vero, très esthétique, rencontrons quelques vieux ponts romains toujours jeunes. Puis le relief s'accentue brutalement pour rejoindre le petit col de Las Bellotas. La troupe serre les dents pour grimper vaillamment, mais quelques-uns sont un peu justes, et non décidons de faire demi-tour, d'autant que le soleil baisse rapidement.
Le vent nous ramène rapidement à Arcusa, nous avons roulé 47 petits kilomètres, mais avec un dénivelé conséquent de 910m.



Dimanche 3 mars

Après une nuit passée à Colungo, près d'Alquezar, et parce que tout le monde ne se sent pas en grande forme, nous décidons de raccourcir la randonnée du jour en approchant un peu avec les voitures.
Nous roulons donc jusqu'à Bierge afin de cycler en touristes en direction de Rodellar, où je rêve de me rendre depuis longtemps.


Une très belle petite route nous hisse sur la crête de la Sierra de Rufas, une longue montée de 8km jusqu'au Puerto de Sierra de Rufas. La pente reste modérée et nous élève de 300m. Une longue descente de 5km nous dépose dans la jolie plaine de Las Alumnias, puis la route serpente dans les derniers contreforts de la sierra avant d'atteindre le magnifique village de Rodellar.

Rodellar

Nous prenons le temps de visiter la petite bourgade qui doit attirer beaucoup de monde à la belle saison. Même aujourd'hui nous sommes loin d'être seuls. Les sports de nature sont ici omniprésents, le village étant le point de départ de randonnées et de canyonning dans les gorges du Mascun.

Le retour est rapide, mais il faut remonter ce qu'on a descendu !!!
La balade se clôture par l'indispensable pique-nique sous les amandiers en fleur. Nous avons roulé 36 superbes kilomètres et grimpé 590m de dénivelé.

lundi 25 février 2019

Col des Palomières

J'ai pas pu résister ! Un soleil généreux et sans tache, une température printanière et une montagne attirante avec son beau manteau blanc, il n'en fallait pas plus pour me faire craquer.

Je pars de Goudon, pour limiter la distance. Direction plein sud vers Bordes. J'ai 6 kms à peu près plats pour m'échauffer, avant d'affronter la rugueuse côte vieille qui grimpe jusqu'à Oléac-Dessus. Je profite d'un virage bien orienté pour admirer la vue sur la plaine en contrebas, et le lac de l'Arrêt-Darré.


La pente s'adoucit aux abords de Luc et vers Orignac. Mais elle reprend d'une manière assez continue et usante, jusqu'au "Haut de la côte" de Bagnères de Bigorre.
Il reste 5km d'ascension, où se succèdent faux plats, rampaillous bien relevés, et enfin un terminal plus facile sur le dernier kilomètre.


Je profite de cet instant magique pour goûter la beauté de cet endroit, superbe balcon perché 500m au dessus de la plaine de la Bigorre.

Je décide de rentrer par les Baronnies, mais en évitant les côtes! Je plonge vers Banios mais bifurque au bout de quelques kilomètres vers Marsas. C'est plus découvert et donc plus ensoleillé.
Arrivé dans la profonde gorge de l'Esqueda, je m'attendais à ressentir la fraîcheur, mais il n'en fut rien : au contraire, une douce lumière venait éclairer le réveil de la nature.
La descente vers Bourg de Bigorre est peu pentue, très agréable : pas besoin de s’agripper aux freins !

La vallée de l'Arros est bucolique, plutôt descendante, mais avec quelques coups de cul qui font mal aux jambes : c'est pas encore la super forme...
A Tournay, je ne suis pas loin du but. J'emprunte la petite route très plaisante au pied de la colline pour rejoindre Goudon.

Superbe journée, qui m'a vu parcourir 60km avec un dénivelé de 850m. Température 21°C


samedi 16 février 2019

C'est le printemps à la Croix Blanche

Grand soleil, température printanière, 18°C, une belle journée pour commencer à flirter avec la montagne.
C'est mon anniversaire, et j'ai invité quelques copains pour m'accompagner à une randonnée piémontaise que je j'aime bien, la boucle vers le col de la Croix Blanche.

Nous nous retrouvons, trois Bleuets Mirandais, Henri, Michel et moi, à Bénac, point de départ de notre balade. Direction plein sud, nous remontons la bucolique vallée de l'Echez jusqu'à Orincles, typique village bigourdan, serré autour de la route principale, avant d'obliquer vers l'ouest dans une vallée sauvage qui nous conduit à Parréac. Une première côte sévère nous amène au magnifique belvédère de Bourréac.

Nous rejoignons Lourdes, que nous traversons sur la tranquille coulée verte jusqu'à l'ancienne gare de Lugagnan, point de départ de nombres de nos randonnées montagnardes.
Voici la vallée de Castelloubon, parcouru par le Neez, que nous allons remonter sur quelques kilomètres jusqu'à Juncalas. La pente est douce, agréable, le torrent est omniprésent, c'est le seul bruit que l'on entend.

La pente s'accentue pour accéder à l'auberge de Castelloubon et non arrivons rapidement au col de Lingous par une large et verte vallée suspendue.


C'est reparti pour la longue et superbe montée vers Arrodets-Ez-Angles, peu pentue, très ensoleillée et réchauffée par ses flancs rocheux. Le paysage est somptueux.
A Arrodets nous nous arrêtons pour admirer le panorama sur la plaine de la Bigorre : seule une légère brume au lointain limite la vue. A partir de là, la pente change, il nous reste 2 kilomètres à parcourir, il sont émaillés de raidillons à 12-15%. Mais le paysage est tellement beau, que ça distrait de la difficulté.


Le Montaigu, dans les fumées de l'écobuage

Voici le col de la Croix Blanche, 830m. Col de début de saison par excellence, c'est le rendez-vous préféré des cyclos Tarbais. Nous en rencontrerons beaucoup aujourd'hui, mais ils n'auront pas le courage de montée jusqu'au col.

les 3 bleuets au balcon

La descente vers Neuilh est rapide, la vue sur la plaine est tout du long exceptionnelle. Nous rejoignons la civilisation à Trébons et nous lâchons (un peu) les chevaux sur la route plate jusqu'à Hiis.
Une dernière côte nous attend pour remonter à Visker, superbe balcon entre Piémont et Tarbes. Il ne reste plus qu'à se laisser filer dans la descente pour rejoindre notre point de départ.

Notre rando se termine par le pot de l'amitié, et nous avons tout le loisir d'échanger nos impressions sur cette belle après-midi. Grand merci à mes compagnons.
Nous avons parcouru 51km et grimpé 700m de dénivelé: pas plus que chez nous en fait...